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08/05/2019

8 mai 1945 ou la fin d'une guerre du capital sans libération

8mai1945,

La fin d'une guerre n'est que la fin d'une voie du commerce

“ En même temps, et tout à fait en dehors de l’asservissement général qu’implique le régime du salariat, les ouvriers ne doivent pas s’exagérer le résultat final de cette lutte quotidienne. Ils ne doivent pas oublier qu’ils luttent contre les effets et non contre les causes de ces effets, qu’ils ne peuvent que retenir le mouvement descendant, mais non en changer la direction, qu’ils n’appliquent que des palliatifs, mais sans guérir le mal. Ils ne doivent donc pas se laisser absorber exclusivement par les escarmouches inévitables que font naître sans cesse les empiétements ininterrompus du capital ou les variations du marché. Il faut qu’ils comprennent que le régime actuel, avec toutes les misères dont il les accable, engendre en même temps les conditions matérielles et les formes sociales nécessaires pour la transformation économique de la société. Au lieu du mot d’ordre conservateur: «Un salaire équitable pour une journée de travail équitable», ils doivent inscrire sur leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire: «Abolition du salariat».”
Karl Marx – Salaire, prix et profit – 1865

“… le passage de la propriété foncière au travail salarié constitue un véritable mouvement dialectique en tant que processus historique accompli puisque le dernier produit de la propriété foncière moderne est bien l’instauration généralisée du travail salarié qui, ensuite, apparaît comme la base de toute la merde contemporaine.”
Karl Marx – Lettre à Engels du 2 avril 1858

“ Mais la lutte reprendra sans cesse, avec une ampleur toujours croissante, et il ne peut y avoir de doute quant au vainqueur final – le petit nombre des accapareurs, ou l’immense majorité travailleuse. Et la classe ouvrière française n’est que l’avant-garde du prolétariat moderne.”
Karl Marx, La guerre civile en France – 1871

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Actuellement en cette crise gigantesque et fantastique des Gilets Jaunes, nous voyons circuler des revendications arbitraires concernant le salariat : certains réclament plus d’argent, une meilleure retraite, de meilleures conditions de travail ! Autant le dire de suite, ces revendications n’obtiendront pas satisfaction et c’est tant mieux !

Le salariat n’a pas toujours existé, cependant il contient en lui tous les modes d’exploitation antérieurs (Antique, féodal, etc..) en réalisant la synthèse supérieure qui est la pire de toutes !

Pour imposer le salariat, le Capital a du passer par une période d’accumulation primitive qui, arrachant les paysans féodaux à leurs terres, consista à les déporter vers les villes au sein des corporations sous le joug du travail libre, n’hésitant pas à massacrer les plus récalcitrants. Cette réalité sociale historique constitue ainsi la base de notre société actuelle. Citons Marx à cette occasion.

8mai1945,albright,clinton,obama,capitalisme,spectacle“Le début des manufactures fut marqué en même temps par une période de vagabondage, causé par la disparition des troupes armées féodales et par le renvoi des armées que l’on avait rassemblées et que les rois avaient utilisées contre leurs vassaux, et causé également par l’amélioration de l’agriculture et la transformation en pâturage de larges zones de terres de culture. Il découle déjà de ces faits que ce vagabondage est exactement lié à la décomposition de la féodalité. Dès le XIII° siècle, on trouve quelques périodes de ce genre, mais le vagabondage ne s’établit de façon permanente et généralisée qu’à la fin du XV° siècle et au début du XVI° siècle. Les vagabonds étaient en tel nombre que le roi Henri VIII d’Angleterre, entre autres, en fit pendre 72 000 et il fallut une misère extrême pour arriver à les mettre au travail, et cela au prix de difficultés énormes et après une longue résistance. La prospérité rapide des manufactures, surtout en Angleterre, les absorba progressivement. La création du prolétariat sans feu ni lieu – licenciés des grands seigneurs féodaux et cultivateurs victimes d’expropriations violentes et répétées – allait nécessairement plus vite que son absorption par les manufactures naissantes. D’autre part, ces hommes brusquement arrachés à leurs conditions de vie habituelles ne pouvaient se faire aussi subitement à la discipline du nouvel ordre social. Il en sortit donc une masse de mendiants, de voleurs, de vagabonds. De là, vers la fin du XV° siècle et pendant tout le XVI°, dans l’ouest de l’Europe, une législation sanguinaire contre le vagabondage. Les pères de la classe ouvrière actuelle furent châtiés d’avoir été réduits à l’état de vagabonds et de pauvres. La législation les traita en criminels volontaires; elle supposa qu’il dépendait de leur libre arbitre de continuer à travailler comme par le passé et comme s’il n’était survenu aucun changement dans leur condition.”
Karl Marx – L’idéologie Allemande – 1845

8mai1945,albright,clinton,obama,capitalisme,spectacle“C’est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu’exige le système du salariat par des lois d’un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l’esclavage. […] Voilà de quel prix nous avons payé nos conquêtes; voilà ce qu’il en a coûté pour dégager les « lois éternelles et naturelles » de la production capitaliste, pour consommer le divorce du travailleur d’avec les conditions du travail, pour transformer celles-ci en capital, et la masse du peuple en salariés, en pauvres industrieux (labouring poor), chef-d’œuvre de l’art, création sublime de l’histoire moderne . Si, d’après Augier, c’est « avec des taches naturelles de sang, sur une de ses faces » que « l’argent est venu au monde », le capital y arrive suant le sang et la boue par tous les pores”
Karl Marx – Le Capital – livre 1 – Section 8 – l’accumulation primitive – 1867

Soyons clairs : le salariat c’est pire que l’esclavage ! c’est l’exploitation humaine la plus insidieuse, c’est la réalité la plus inhumaine et la plus dégradante qui soit ! Elle fait de chaque humain une marchandise qui chaque jour doit à nouveau se vendre si il ne veut pas crever de faim… Nous vivons actuellement la consécration absolue du Capitalisme dans sa domination planétaire enfin réalisée, et cette réalité que nous vivons est celle de sa crise terminale qui rend impossible tout réformisme dans une revalorisation marchande des conditions d’existence…

Nous devons comprendre cela et le saisir comme une chance inouïe ! Ce qu’il y aurait de pire pour nous Gaulois réfractaires, c’est de pouvoir à nouveau rénover les conditions d’exploitation et ainsi retourner dans une dynamique de soumission et de revalorisation capitaliste… Notre vie n’est pas une marchandise ! Il existe aujourd’hui dans ce rapport social malade un amour de la servitude jamais atteint… Et comme nous le rappelait Paul Lafargue dans «Le droit à la paresse» : “Honte au prolétariat Français! Des esclaves seuls eussent été capables d’une telle bassesse. Il faudrait vingt ans de civilisation capitaliste à un Grec des temps héroïques pour concevoir un tel avilissement.”

En un mot, nous n’avons jamais été autant domestiqués et aussi inconscients sur notre propre réalité de vie asservie… Le prolétariat, c’est à dire la classe laborieuse que nous sommes reproduit le rapport social capitaliste qui programme notre mort… Débarrassons-nous en une fois pour toutes ! A bas toutes les restructurations économiques et politiques ! Battons-nous sur une frontière de classe clairement établie et libérons-nous de notre enfermement ! Nous n’avons rien à perdre d’autre que nos chaînes, et nous avons un monde à gagner !

8mai1945

«Le prix en valait la peine», c’est ainsi que Marie Jana Korbelová connue sous le nom de Madeleine Albright, alors représentante permanente des USA auprès de l’Onu, a répondu en 1996 à la question de savoir si la mort de plus de 500.000 enfants en Irak suite à l’intervention US était défendable. Après la fin du mandat de Bill Clinton en , elle fut approchée par le président tchèque Václav Havel pour prendre sa succession à la présidence de la République tchèque, proposition qu'elle déclina. En 2001, Albright créa l'Albright Group, un cabinet de conseil en stratégie internationale basé à Washington, D.C. Elle compta Coca-Cola, Merck, Dubai Ports World et Marsh & McLennan parmi ses clients. En 2003, elle accepta une place au Conseil des Directeurs du New York Stock Exchange. En 2005, elle décida de ne pas solliciter un second mandat, à la suite des conséquences du scandale Grasso, dans lequel le président du Conseil des directeurs de la NYSE, Dick Grasso, perçut pour son départ une indemnité de 187,5 millions de dollars, avec une gouvernance faible du Conseil dans lequel Albright siégeait. Elle préside le NDI (la branche du National Endowment for Democracy gérée par le Parti démocrate) ainsi que la fondation Truman qui accorde des bourses. Elle a, lors de l'élection présidentielle américaine de 2008, soutenu Hillary Clinton. Durant la période de transition, le président élu Barack Obama l'a chargée de le représenter à l'étranger. Madeleine Albright copréside le groupe de travail chargé d'élaborer le nouveau concept stratégique de l'Alliance atlantique.

Nous devons saisir RADICALEMENT que si nous voulons une vie humaine nous devons détruire ce rapport social de soumission qui reproduit le capital… Ce qui reproduit le Capital est le rapport prolétarien salarié qui créé la valeur nécessaire à la réalité capitaliste. Il ne faut donc pas se battre sur une base de revalorisation horaire de notre condition d’esclaves ou quémander misérablement un peu plus d’argent… Il convient bien d’abolir une fois pour toutes le salariat ! Demander un peu plus d’argent est une revendication illusoire quant à notre vie humaine ! L’Argent est un asservisseur et un rapport social de domination ! Il apporte la mort et la division, tout comme il apporte l’inversion des qualités et perceptions naturelles et humaines en toutes circonstances.

L’Argent, c’est notre dépossession, et l’Etat n’est en réalité que le chef d’orchestre ostentatoire de cette dépossession. Nous n’avons pas à négocier la longueur de nos chaînes ! Si nous conservons le salariat nous conserverons obligatoirement et nécessairement toute la merde qui en découle. Cette crise sociale qui intervient, c’est aussi la fin de ces illusions stupides…

Il est temps de commencer à comprendre que ce qui nous arrive est aussi ce qui nous ressemble. Pour cesser de ressembler à la pourriture capitaliste il conviendra d’abolir la condition prolétarienne.
Si l’énergie vitale de la lutte du prolétariat qui advient comprend cela, alors tout est possible…

Si nous persistons dans l’erreur alors c’est pour l’éternité que nous serons brisés, et les générations futures hériteront naturellement de toute la dégradation liée à cette aberration mentale de conscience fausse.Le capitalisme est l’anti-naturalisme achevé !

8mai1945,albright,clinton,obama,capitalisme,spectacleToutes les guerres, les famines, les horreurs sont le produit de cette merde gigantesque qu’est l’accumulation du capital… Retrouvons le chemin humain de la communauté universelle pour une vie enfin humaine !Toutes les cliques capitalistes de l’extrême gauche à l’extrême droite du capital comptent nous enfermer dans cette logique de l’économie politique pour l’éternité ! Nous le disons clairement : nous n’aurons jamais de vie humaine si nous conservons l’Argent le salariat et l’Etat…

Notre vie nous est volée en permanence, et nous ne voulons assurément plus d’une sur-vie augmentée… Nous voulons la véritable vie humaine débarrassée de la marchandisation du monde et de l’Être, dans une absolue récusation de la chosification d’accumulation d’avoirs…
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«Le combat ou la mort la lutte sanguinaire ou le néant. C’est ainsi que la question est invinciblement posée.»
George Sand

08:01 Publié dans Actualité | Tags : 8mai1945, albright, clinton, obama, capitalisme, spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

20/11/2017

La démocratie marchande dans sa nudité

 

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Si la surprise n'existe plus depuis longtemps à la télévision ou au cinéma sauf parfois par les limites du mensonge, de la vulgarité encore repoussées, le Net, lui, malgré la censure croissante et l'espionnage (les fameuses boîtes noires chez les FAI surveillant la population sous le prétexte facile de l'anti-terrorisme sont actives depuis un mois de l'aveu même de Francis Delon, Président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement)  des utilisateurs reste l'espace ou l'information, le réel, la vérité peuvent parfois éclater comme une pastèque trop mûre. 

 Avec la production de Lubomir Arsov, artiste graphique bulgare, voici l'exemple parfait de ce que déteste le Système de domination aux manettes. Analyse, synthèse le tout concentré en 13 petites minutes et horreur suprême, gratuit donc accessible aux victimes. Car il faut bien employer ce terme, en 2017, pour parler des citoyens subissant la démocratie marchande de l'Occident capitaliste. Encore que la notion d'Occident est désormais dépassée à l'heure de la mondialisation malheureuse ayant répandue ses valeurs inhumaines sur toute la planète même dans l'Arabie wahhabite ou une Chine... toujours communiste. C'est sans doute la seule restriction que l'on peut faire à ce court-métrage qui dit tout à celui qui sait entendre.

La société faustienne en marche est étalée devant nos yeux, notre actualité se dévoile, de l'ère maudite du livre de comptes aux vaccins obligatoires, à la guerre ethnique des banlieues fabriquée pour occuper les pauvres, du mensonge permanent de la communication à la consommation généralisée des drogues, pardon des médicaments, de la société de consommation au terrorisme, de la baisse de l'âge du consentement sexuel au commerce des enfants au nom, bien sur, de l'amour.

Le lecteur de Marx, de Debord ne sera pas dépaysé dans la facture du morcellement multi-plans de l'être dans la société mortifère de l'avoir. Alors, regardez ce film, regardez le bien et plusieurs fois, en confrontant la réalité et notre quotidien présenté lui médiatiquement comme une marche glorieuse du progrès et constatez l'escroquerie, la trahison, le crime de la collaboration à l'ordre de l'argent, de la marchandise puis diffusez ce petit chef d’œuvre qui ne passera jamais le dimanche soir sur TF1 ou France Télévision et n'aura jamais de prix à Cannes ou d'Oscar car la vérité décrétée controversée, complotiste car contraire à la rentabilité et au pouvoir ne s'effiloche plus depuis longtemps et c'est à vous de la diffuser. Il est encore temps.


IN-SHADOW: A Modern Odysse de Lubomir Arsov. Un concentré d'intelligence à conserver auprès de 1984. Il est possible de soutenir cette démarche par des donations.

 

10:11 Publié dans Actualité | Tags : démocratie, vérité, capitalisme, société, animation, bilan | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

23/10/2017

Le Capitalisme perd la boule, autopsie de l'information

 

le capitalisme perd la boule.jpg

Contre la chasse aux sorcières, informez vous et diffusez l'information.

L'histoire ne ressert pas les plats, c'est une évidence mais la nostalgie marchande du passé conduit les agents d'un Système en phase terminale à utiliser, chaque jour un peu plus, les recettes d'hier dans une course folle à la survie.

Lorsque la corruption, le militantisme, l'incompétence répétés et démontrés ne permettent plus de se faire passer pour le Bien sans rires et injures alors il faut se résoudre à salir et faire de l'ennemi le Mal absolu, la menace, le monstre.

Voici le temps des listes d'hérétiques, ces personnes malfaisantes refusant le diktat d'une pensée unique soumise au monothéisme du marché. Hélas, le sous-citoyen consommateur du Village aime de plus en plus le son des médias dissidents et résistants. Pour un Américain ou un Britannique, le média russe RT possède ce parfum de différence tant recherché. Les Présidentielles ayant porté un Trump contre l'ensemble des grands médias ont pu démontrer de manière éclatante la rupture avec le peuple et Hollywood paye aussi le prix de ses engagements. La note qui se chiffre en milliards de dollars passe mal.

Ces listes absurdes, comiques par leur outrance, le témoignage de panique qu'elles avouent par cette nouvelle étape qui frappent non plus les médias mais aussi les invités et les journalistes ne sont pas nouvelles.

Les Français les connaissent bien, ils se souviennent de l'Occupation mais aussi, surtout, des années 80 quand pour faire gagner la gauche à nouveau, on a instrumentalisé une extrême droite fantasmée (ce fameux danger fasciste, héritié obligatoire, à l'insu de son plein gré, d'une idéologie purement italienne et dérivée du socialisme) et dressé des listes de personnes, d'entreprises à boycotter pour combattre un FN (alors poujadiste et reaganien !)tout surpris de sa progression électorale.

Depuis, afin d'éviter que la bête immonde ou les pro-Palestiniens ne s'inspirent trop de l'idée, les listes ont changé, elles sont devenus les black listes, avouées parfois par des animateurs bavards (coucou Patrick) ou affichées avec promesses de représailles par des réseaux d'extrême gauche (la fausse, celle impubère et masquée au service du grand patronat et des faucons).


Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ? Documentaire réalisé par Armel Joubert des Ouches pour Réinformation.TV

Ces listes servant une épuration professionnelle active, renforcée depuis 2001, tous les connaissent dans le milieu. Personne n'ose hélas le dire car si hier après une insoumission ou une parole de trop (coucou Thierry) on se retrouvait en province, sur le câble (et on dit merci !) ou à RMC pour les vedettes, aujourd'hui, on termine plutôt, sauf joker, à Pôle emploi sans toucher 20 000.

Le bon coté des choses est que le public, le téléspectateur, le lecteur ne suivent pas, ne sont plus en marche. Et là, ce ne sont pas les Présidentielles américaines qu'il faut comprendre mais les nôtres.

Comme prévu, le Système capitaliste va se tuer tout seul et cette hystérie idéologique actuelle en pleine croissante et contagieuse (l'affaire purement financière Weinstein est éloquente) produisant un discours totalement incohérent, naturellement menteur, contre productif indique bien que toute violence de rue de gauche ou de droite destinée à la libération n'a absolument aucun sens sauf celui de l'incompréhension du réel, du temps présent, en servant le renforcement des régimes policiers occidentaux. La propagande n'est jamais loin de la matraque.

Il ne faut pas se faire d'illusions, l'information libre et pluraliste, si elle a jamais existé, ne reviendra pas demain ni jamais.

Le Capitalisme dans son délire absolutiste contrôle la vie dans son intégralité mais la résurrection n'est pas de son ordre.

 

A lire :

Une ONG liste 2 327 invités de RT, les qualifiant d'«idiots utiles qui sapent la démocratie»

Financée par divers acteurs gouvernementaux mais aussi par des donateurs privés tels que la fondation Open society de George Soros, l'ONG tchèque «European Values Think-Tank» estime que les 2 000 intervenants de RT servent... la «propagande russe».

C'est un étrange et fastidieux travail qu'a décidé de publier une ONG tchèque fondée en 2005 et ayant pour but affiché de «défendre la démocratie libérale» (mais qui en réalité semble particulièrement obsédée par la prétendue «désinformation pro-Kremlin»). Accompagnant un rapport d'une certaine Monika Richter censé prouver l'impact néfaste de RT sur l'opinion occidentale, une longue liste de personnalités publiques, principalement américaines et européennes, s'étant exprimées d'une façon ou d'une autre sur la version en anglais de RT est fournie.

Qualifiées d'«idiots utiles», accusées d'agir malgré elles (ou volontairement) dans le but de «saper la démocratie» en Occident mais aussi d'agir pour le compte d'une «puissance étrangère hostile», ces personnalités diverses ont été réunies dans une liste, qui comporte 2 327 noms. Celle-ci a été mise à disposition du public dans un tableau téléchargeable, contenant par ailleurs des liens vers des publications de RT. Selon l'ONG, le fait d'exprimer une quelconque opinion sur RT revient donc... à de la «complicité avec la machine de propagande russe».

On retrouve pèle-mêle dans ce référencement (qui ne prend en compte que le contenu en anglais produit par RT), des personnalités politiques de premier plan tels l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, l'ancien présidente de la République du Brésil Dilma Rousseff ou encore Jean-Claude Trichet, qui fut président de la Banque centrale européenne de 2003 à 2011.

En plus de très nombreux hommes et femmes politiques, la liste comporte des centaines de noms d'intellectuels, universitaires, journalistes ou célébrités ayant pour seul point commun... d'avoir accordé une ou plusieurs fois un entretien à RT dans leur vie. (...)

Lire la suite sur RT en français

12:19 Publié dans Actualité | Tags : information, ong, censure, propagande, capitalisme, faillite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

16/10/2017

Contre la dictature des lobbies du genre

non à la théorie du genre.jpg

Version condensée et limitée à la question du genre publiée aux éditions Mordicus. On peut aussi se procurer un essai plus large, Les démons du bien (Pierre-Guillaume de Roux, 2013), Les démons du bien ? C'est d'abord le nouvel ordre moral qui, sous prétexte de créer une "société plus juste", a entrepris de normer les conduites des citoyens, désormais soumis à l'hygiénisme dispensé par un Etat "maternel" qui cherche à mettre en place une société de surveillance totale. C'est aussi la "bêtification contemporaine" qui rabat le politique sur la sphère privée, promeut l'inculture patronnée par la raison marchande, et aboutit à instaurer le degré zéro de la vie sociale. C'est enfin l'idéologie du genre qui, fondée sur un fantasme d'auto-engendrement, prétend que la différence des sexes n'est qu'une illusion. Que devient alors la "différence des différences" (Michel Schneider), cette dualité des sexes sans laquelle il ne saurait y avoir de construction de soi ? Elle s'efface dans un vaste mouvement de mélangisme généralisé abolissant d'un même mouvement le masculin et le féminin. L'idéologie du genre, c'est le grand retour du cache-sexe. Le rêve d'une postmodernité post-sexuelle où, faute d'avoir créé une société sans classes, on aurait une société sans sexes. Une société où la "libération du désir" signifierait, non plus qu'il faut libérer le désir, mais qu'il faut s'en libérer. Un rêve d'indistinction, un rêve de mort.  

Les réformes "sociétales" mises en œuvre par le gouvernement de François Hollande, à commencer par le "mariage pour tous", font une large part à la théorie du genre. Celle-ci se retrouve ainsi propulsée au centre du débat. Mais de quoi s'agit-il exactement ?
La théorie du genre trouve son origine dans le féminisme égalitaire, qui soutient que l'égalité ne sera vraiment acquise entre les hommes et les femmes que lorsque rien ne les distinguera plus vraiment. Son credo de base est que le sexe biologique ne détermine en aucune façon l'identité sexuelle. L'identité sexuelle serait une pure " construction sociale " qui ne serait absolument pas conditionnée par l'appartenance sexuée. L'individu étant sexuellement " neutre " à la naissance, les différences de comportement que l'on observe entre les garçons et les filles, puis entre les hommes et les femmes, s'expliqueraient uniquement par l'intériorisation de " stéréotypes " qu'il conviendrait donc de " déconstruire " dès le plus jeune âge, en particulier à l'école.
Relevant du fantasme d'auto-engendrement et de la mystique de l'indistinction, la théorie du genre repose en fait sur un certain nombre d'erreurs fondamentales. Alain de Benoist en fait ici une critique de fond, solidement argumentée, qui n'a pas de mal à faire apparaître son caractère proprement délirant. Et sa nocivité.


Pour tenter de rire d'une dérive idéologique servant de camouflage sociétal à un désastre économique et social et la volonté politique de ne pas lutter contre, J'SUIS PAS CONTENT ! #96 : Manspreading, Photo pourrie & Cannibalisme en marche ! [feat. JR Lombard]. Pour apporter votre soutien sur T I P E E E : https://www.tipeee.com/j-suis-pas-con...

11:26 Publié dans Actualité, Humour geek | Tags : genre, humour, manipulation, féminisme, capitalisme, spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!