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15/02/2019

République, démocratie ou autre chose

 

GiletsJaunes, RIC, République, Démocratie

Jacques Sapir, né le 24 mars 1954 à Puteaux, est un économiste français. Il a enseigné à l'université Paris-Nanterre, puis il est devenu directeur d'études à l'EHESS en 1996, après y être entré comme maître de conférences en 1990. Il discute ici avec Étienne Chouard, né le 21 décembre 1956 à Paris, un blogueur et militant politique français. Professeur dans l'enseignement technique et en BTS, Chouard s'est fait connaître en 2005 grâce à un billet viral publié sur son blog et repris dans les médias, en faveur du non au référendum sur la Constitution européenne

Si le débat proposé par la dynamique chaîne Sputnik est intéressant, ce n'est pas directement pour la question du RIC. En effet, on découvre vite que les deux invités acceptent de négocier et sont largement d'accord sur le fond, malgré les surprises, les insistances de Chouard soulignant les restrictions curieuses de son interlocuteur.

En effet, le RIC malgré l'enthousiasme du bloger n'est pas la libération ni la solution aux problèmes des Gilets Jaunes, à cette partie éveillée de la population. Le RIC est en effet soutenu aussi bien à gauche qu'à droite (Zemmour) par des acteurs du système de domination en rien suicidaires.

Le RIC ne menace que l'apparence du pouvoir et en rien l'état profond, un état bien plus discret, bien plus puissant, largement ancré dans la finance qui se contente de placer ses hommes ou ses femmes (quand un secteur est en déclin irréversible). Avec le RIC la puissance des médias et surtout de la main cachée de l'argent n'est pas menacée, elle serait même plus forte, le Français est si naïvement et si facilement Charlie.

Ce qu'on retiendra ici est que Sapir, souvent fort pertinent, montre ses limites quant à la perte de contrôle par l'état profond des clés essentielles du pouvoir politique. Comme Emmanuel Todd et pour les mêmes raisons, l'identité prend le pas sur l'analyse au moment de franchir le Rubicon de la libération par le peuple et pour le peuple, peut-être qu'il ne s'agit pas, à ce moment, de servir le même...


Purement fiscale au départ, la contestation des Gilets jaunes s’est vite élargie à une critique plus profonde de la répartition des richesses, puis de la répartition du pouvoir. Devenu l’une de ses revendications phares, le référendum d’initiative citoyenne est-il la solution pour sauver la démocratie représentative, voire la démocratie tout court ? Russeurope Express Jacques Sapir avec Étienne Chouard, figure du militantisme pour la démocratie participative, qui publie Notre cause commune (éd. Max Milo, 2019). Une émission co-animée par Clément Ollivier et préparée avec Jean-Baptiste Mendès. Retrouvez tous les épisodes de Russeurope Express sur le site de Sputnik : https://fr.sputniknews.com/radio_sapir Suivez Sputnik sur Facebook : https://www.facebook.com/sputnik.france Twitter : https://twitter.com/sputnik_fr Instagram : https://www.instagram.com/sputnik_france

13:35 Publié dans Actualité | Tags : giletsjaunes, ric, république, démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

01/02/2019

Tell me why : Le Conseil d'Etat refuse de suspendre l'usage du LBD

Entrée_du_Conseil_d'Etat,_Paris_2010.jpg

Le Conseil d'État est une institution publique française née en 1799 sur décision de Napoléon Bonaparte, dans le cadre de la constitution de l'an VIII (Consulat) et sur l'héritage d'anciennes institutions ayant porté ce nom sous la monarchie. Il siège au Palais-Royal à Paris depuis 1875.

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi 1 février les demandes de suspension de l'usage du LBD, le lanceur de balles de "défense" dans les prochaines manifestations Gilets jaunes. Il considère que le risque de violences rend "nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes".

Des syndicats et la Ligue des droits de l'homme (LDH) ont pourtant tenté mercredi lors d'une audience tenue en urgence de convaincre les juges administratifs d'interdire cette arme très dangereuse source de blessures graves dont témoignent les réseaux sociaux, la presse internationale, une arme pourtant utilisée plus de 9.200 fois depuis le début du mouvement de révolte démocratique, économique et social donc de manière commune.

Contre un risque dont on attend toujours la preuve, la poursuite de l'horreur chaque samedi va donc continuer.

A propos de ce Conseil,que faut-il savoir ? La rémunération brute de l'échelonnement indiciaire de la grille indiciaire du grade Conseiller d'Etat (elle exclut les bonifications indiciaires, les primes et les indemnités à savoir :
 
GIPA - Garantie individuelle du pouvoir d'achat IFTP - Indemnité pour frais de transport des personnes
CIR - COMPLEMENT INDEMNITAIRE RESTRUCTURATION
GIPA - GARANTIE INDIVIDUELLE DU POUVOIR D'ACHAT
ICPE - INDEMNITE D’HABILLEMENT, CHAUSSURES ET PETIT EQUIPEMENT
IR - INDEMNITE DE RESIDENCE
ISG - INDEMNITE DE SUJETION GEOGRAPHIQUE (DOM)
ITM - INDEMNITE TEMPORAIRE DE MOBILITE
IULE - INDEMNITE POUR L'UTILISATION D'UNE LANGUE ETRANGERE
RIFSEEP - REGIME INDEMNITAIRE TENANT COMPTE DES FONCTIONS, DES SUJETIONS, DE L'EXPERTISE ET DE L'ENGAGEMENT PROFESSIONNEL
IFTP - INDEMNITE TRANSPORT DES PERSONNES)
 
La rémunération s'échelonne de 5 473,28 € échelon 1 à plus de 6200 € échelon 2 en 2017.
Ce petit monde en cas de succès du mouvement Gilets Jaunes va se retrouver à la rue mais imaginer un lien avec la décision serait sans doute du complotisme inspiré par la Russie, le Venezuela ou la Turquie, non, sans doute l'Iran, enfin quelque chose comme ça.
 
Vive le fromage!

12:35 Publié dans Actualité | Tags : giletsjaunes, manifestion, acte, lbd, violence, fromage, république | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

30/01/2019

Un communiqué du Collectif Autonome des Policiers Île de France - CAP IDF

 

giletsjaunes,communiqué,information

L’État est la machine qui préserve la domination d’une classe (Engels).

 

Si les grands médias permettent de connaître parfaitement la position du régime sur les Gilets Jaunes et en prime celle des mêmes médias qui est identique, si les réseaux sociaux, les contacts, les amis, les parents, donnent une idée des souhaits des Gilets Jaunes, il était temps d'entendre le sentiment des forces de l'ordre de terrain.

Nous avons retenu comme exemple un communiqué du Collectif Autonome des Policiers d'Ile de France.

Il a la bonne idée d'être assez représentatif et il est de plus en français ce qui changera car dans la rues les témoignages évoquant des hommes en uniforme échangeant en allemand se multiplient mais c'est probablement une hallucination populiste.

Collectif Autonome des Policiers Île de France - CAP IDF
28 janvier, 21:34 ·

Peu après le début de ce Mouvement des Gilets Jaunes, nous n'avons pas manqué de mettre en garde non seulement nos collègues, mais aussi nos "dirigeants" qui n'apportent vraisemblablement pas la réponse aux sollicitations des manifestants parisiens et provinciaux.
Nous avions prédit la tactique politicienne du "Diviser pour mieux régner", thème récurrent qui oppose systématiquement lesdits manifestants aux forces de l'ordre qui ont laissé le costume du "gardien de la Paix" par la force des choses, par la force inavouée des actions de plus en plus violentes de la rue.
Le visage de la Police s'est trouvé changé, le masque du bourreau violent et répressif aidant.
Nous ne sommes plus les Sauveurs des attentats, nous ne mériterions plus les louanges d'une foule en pleurs et reconnaissante. La Police est critiquée, vouée aux gémonies, vilipendée, salie par une frange grandissante de la population. Les gilets jaunes pacifiques se sont raidis, redressés, nous ont fait face dans une rage exponentielle avec les semaines. Les heurts se sont succédé, comme prévu, plus ou moins médiatisés par une presse docile. Les vidéos et fakenews ont surenchéri et ont contribué à une défiance profonde.
Nos troupes sur le tas, qu'ils soient flicards, officiers ou encore commissaires, n'ont jamais connu ce déferlement de violences depuis le début de leur carrière. Nous avons été en état de guerre dans de nombreuses régions de France, ne le nions pas !
Ces esprits échauffés, brûlants, offensifs et va-en-guerre ont contribué à ces violences d'un côté et à une répression sans précédent de l'autre.
Nos Etats-Major nous ont donné carte blanche pour nettoyer les rues, les directives ont été jusqu'à aujourd'hui des plus claires : Force doit rester à la loi, dégagez-nous tout ça !!... Nous en voyons les résultats. Plus de 1000 blessés dans nos rangs tandis que les gilets jaunes en comptabilisent plus de 1600.
Un médiatiquement connu comme pacifique a été lourdement touché ce week-end. Tollé général et la spirale se met en route. Notre ministre de l'Intérieur se félicite rapidement de la saisie de l'#IGPN en vue d'une enquête qui nous donnera vraisemblablement les circonstances dans lesquelles ce leader a été blessé à l'oeil. Monsieur #Castaner, qui a toujours nié les violences des forces de l'ordre, se montre soudainement fébrile et donne les instructions à la Préfecture de Police de Paris afin que l'enquête fasse la lumière sur cette tragédie.
Dès cet après-midi, des collègues départementaux de la banlieue parisienne se trouvaient dans le pressoir des "#BoeufsCarotte". Les limiers de l'Inspection Générale sont à pied d'oeuvre et leurs investigations vont s'enchaîner tout au long de cette semaine. Car la réponse à apporter est urgente. Il s'agit là d'une victime connue et représentative, cette fois-ci. Et non d'un citoyen lambda.
Chers collègues, rappelez-vous que nous avions prévu ces cas de figure qui vont se généraliser au vu des heurts commis et ceux à venir. La Police veille sur les manifestants, la Police des Polices veille sur nous, constamment, et nous devons le garder à l'esprit.
Cette guerre permanente va laisser des traces au sein des troupes. Outre la fatigue qui va se faire sentir davantage encore, la machine à broyer qu'est notre administration fera son travail de sape et se chargera d'en attraper quelques-uns qui serviront pour exemples, tels des lampistes...
Salis, nous sommes envoyés au charbon. Et voilà où nous en sommes ! Discrédités, jetés trop souvent au bûcher dans l'indifférence des syndicats de police majoritaires qui ne pipent mot, et encore moins sur les directs de plateau TV du samedi après-midi.
Les grenades sont dangereuses, nos lanceurs de patate (LBD) sont dangereux. Quand nombre de policiers sont considérés tout aussi dangereux, il serait opportun de réfléchir sur la suite à donner quant à la gestion opérationnelle et politique de ce Mouvement.
Puisque le couperet s'approche encore un peu plus de nos têtes, chers collègues, ne serait-il pas mieux d'éviter toute utilisation de ces armes et de refuser d'aller au contact dans ces conditions dantesques et de défiance d'une hiérarchie lâche ?
Nous sommes fatigués, nos familles sont inquiètes, nos conjoint(e) et nos enfants n'en peuvent plus, et nous risquons non seulement notre carrière mais aussi notre avenir...
Le président de la République a beau jeu de congratuler ses forces de l'ordre de l'étranger, nous connaissons beaucoup trop le sérail politique et ses collaborateurs de la haute administration et du milieu syndical pour confirmer que l'avenir des troupes s'annonce encore plus sombre que ce que nous avons imaginé dès le mois de novembre dernier.
Quand la bataille des mots politico-médiatiques fait rage dans l'outrance et l'outrage habituel, constatons une fois de plus que nous #fdo sommes les cibles privilégiées d'un jeu fomenté par ce petit monde déconnecté des réalités, jeu qui nous abat et duquel nous aurons vraisemblablement beaucoup de mal à nous relever...

CAP IDF

30, rue du Chemin Vert
94100 Saint-Maur-des-Fossés

13:49 Publié dans Actualité | Tags : giletsjaunes, communiqué, information | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

24/01/2019

Macron légitime les Gilets Jaunes dans leurs actions

la libération.jpg

La lutte était bien juste hier comme aujourd'hui

Ce jeudi 24 janvier Emmanuel Macron a salué le "courage" des Vénézuéliens qui "marchent pour leur liberté".

Cette déclaration faite au moyen d'un message bref et clair sur Twitter légitime, si besoin était, toute action des Gilets Jaunes.

On notera au passage la farce de l'élection illégitime de Maduro mais on sait depuis longtemps et les récentes déclarations schiappesques au sujet de Galilée ont confirmé la chose que le système et la vérité historique ça fait deux voire sûrement trois, commission oblige.

On remarquera aussi le permanent problème de perception du réel tout comme celui avec les chiffres car ce qu'on constate dans la rue au Venezuela, ce sont surtout des centaines de milliers de citoyens soutenant le régime légal et pas une mobilisation en faveur d'un coup d'état mené et soutenu par l'étranger rappelant le coup d'état en Ukraine mené par l'alliance de néo-nazis, de la mafia et de mercenaires étrangers.

 venezuela,giletsjaunes,macron,libération

Pendant ce temps Hervé Féron, maire très républicain de Tomblaine dresse le bilan effrayant du pouvoir.


 

12:08 Publié dans Actualité | Tags : venezuela, giletsjaunes, macron, libération | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |