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01/05/2017

Bon 1er mai à la nouvelle résistance

Macron contre les salariés.jpg

Le 1er mai est la journée de la fête du travail mais c'est aussi le premier jour de la fête celte de Beltaine, celle du passage à la saison lumineuse. Il prend donc un sens tout particulier cette année, alors que l'ensemble des partis, syndicats se disant de gauche trahissent au niveau de leur direction les intérêts fondamentaux des salariés, se vendent au candidat de la banque et au parti de la guerre.
Quel sens a donc pour le citoyen, le salarié, le prolétaire, de cracher sur le souvenir de Jaurès ?

Comment fêter un travail qui n'existe plus dans un pays où 12 millions de personnes cherchent un emploi car seul un menteur peut confondre les chômeurs et les seuls inscrits de catégorie A à Pôle emploi et en métropole.

Sont-ils oubliés les mois de manifestation contre la loi el Khomri ?

A t-on oublié ces écoliers envoyés devant la gendarmerie car ils n'étaient pas Charlie ?

A t-on déjà vu une CGT oser soutier un banquier associé sortant de la banque Rothschild ?

Alors, aujourd'hui, n'allez pas grossir les rangs du conformisme, de la lâcheté d'une collaboration avec l'échec, car le simple manifestant lui ne touche pas une enveloppe de billets verts pour organiser cette mascarade, pour vendre son âme.

Profitez du jour pour convaincre parents et amis de dire non à Macron dimanche.

La France n'a pas vocation à devenir un bidonville pour esclaves et une dictature où la liberté d'expression, la liberté de rire, les libertés numériques sont bannies. Prouvons notre résistance à l'hystérie, à l'affairisme, aux lobbies par nos votes.

13:45 Publié dans Actualité | Tags : 1ermai, défilé, résistance, vote, macron | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

16/09/2016

Snowden, le devoir de résistance

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Snowden est un film germano-américain réalisé par Oliver Stone évoquant l'aventure en 2013 du lanceur d'alerte Edward Snowden, ancien employé à la CIA et de la NSA contraint à divulguer des informations classifiées concernant les systèmes d'écoute de cette dernière agence qui violent les lois américaines et menacent la population. Ce civisme et ce patriotisme entrainent depuis menaces, persécutions illustrant l'image fausse que se donnent l'Occident et surtout les États-Unis comme exemple de la démocratie et de respects des libertés et surtout du droit. Sortie le 2 novembre en France.

Les arrestations se multiplient dans l'ensemble de l'Occident. Fonctionnaires, journalistes, historiens, écrivains, artistes, il n'y a jamais eu autant d'arrestations, d'amendes, de peines de prison fermes depuis l'Occupation. Aucun pays n'y échappe et les victimes vont du lycéen au nonagénaire. Leur crime ? Dénoncer des fables coûteuses pour le contribuable, des crimes, des délits financiers, documents à l'appui, des violations des lois ou de la constitution.

Il semble malheureusement que sous des prétextes fallacieux jamais définis, à partir de certaines sommes ou au nom de raisons d'ordre religieux ou assimilé (le tabou), il existe une immunité des coupables et même qu'ils bénéficient d'un droit de persécuter les lanceurs d'alerte et les citoyens, les intellectuels, les chercheurs faisant œuvre comme Snowden de patriotisme.

Par civisme et dans l'espoir demain d'une vraie libération, signalez à vos amis les arrestations injustes, les rackets judiciaires, ces chasses à l'homme qui démasquent les fausses démocraties mais les vraies dictatures, ce statut colonial de la majorité des pays soumis et rassemblé sous l'hypocrite qualificatif de communauté internationale, celle qui prétend juger le monde alors qu'elle ne parle qu'au nom d'un seul.

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 A lire :

Edward Snowden, lanceur d’alerte ou criminel ? Les législateurs américains veulent son exil à vie

Le comité permanent de la Chambre des représentants sur le renseignement a envoyé une lettre au président sortant des Etats-Unis, lui demandant de faire tout son possible pour qu’Edward Snowden passe toute sa vie en exil.

«Edward Snowden a causé plus de dommages à la sécurité nationale qu'aucun autre individu dans notre histoire», lit-on dans une lettre envoyée à Barack Obama par la comité permanent de la Chambre des représentants sur le renseignement. Ce document rappelle bien sûr la révélation de plus de 1,5 million de documents de la NSA en 2013, dans le cadre d’une fuite qui avait démontré l’existence d’un système américain de surveillance mondiale des communications et d'internet.

Selon les auteurs de la lettre, Edward Snowden n’est «pas un patriote»,  «pas un lanceur d’alerte», mais un «criminel» car «il n’y a aucune preuve qu’il ait fait le moindre effort pour officiellement [dans le cadre de son travail] exprimer ses préoccupations quant aux activités de la NSA».

«Ca n'est pas un héros, c'est un traître qui a sciemment trahi ses collègues et son pays et qui a mis en danger les Américains», concluent-ils dans ce document.

Cette lettre voit le jour après la rédaction, par le Congrès, des conclusions d’une enquête longue de deux ans. Désormais, selon la Constitution américaine, le président des Etats-Unis pourrait théoriquement le gracier mais il y a ici une faille juridique : le droit de grâce ne s'applique en effet qu'aux condamnations rendues par la justice fédérale. Dans le cas d’Edward Snowden, il n’y a pas de sentence à effacer car il n'a pas été condamné aux Etats-Unis. Pour l’heure, il est poursuivi pour espionnage et encourt 30 ans de prison.

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10:29 Publié dans Actualité | Tags : snowden, dissident, lanceur, alerte, résistance, dictature, cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

17/12/2015

L'article 330

les 5sous de lavarede.jpg

Mais si, la France libre a existé, souvenez vous !

L’ARTICLE 330
de
Georges Courteline
Une salle d'audience au Palais de Justice. —Au lever du rideau, mouvement de scène, brouhaha
de conversations et, presque aussitôt, coup de sonnette. Le calme se fait à l'instant même. Un
garçon de bureau se précipite et va ouvrir à deux battants la porte de la chambre de conseil.
L'HUISSIER. —Le tribunal! Découvrez-vous, messieurs !
Les trois juges viennent prendre leurs places. Tout le monde s'assied.
LE PRESIDENT.—L'audience est reprise!... Appelez, huissier.
L'HUISSIER. —Le Ministère Public contre La Brige. Outrage public à la pudeur. — La Brige !
La Brige s'avance à la barre.
LE PRESIDENT.—Vos nom, prénoms et domicile.
LA BRIGE.—La Brige, Jean-Philippe, trente-six ans, 5 bis, avenue de La Motte-Picquet.
LE PRESIDENT.—Votre profession.
LA BRIGE.—Philosophe défensif.
LE PRESIDENT.—Comment ?
LA BRIGE.—Philosophe défensif.
LE PRESIDENT.—Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
LA BRIGE.—Je veux dire que, déterminé à vivre en parfait honnête homme, je m'applique à
tourner la loi, partant à éviter ses griffes. Car j'ai aussi peur de la loi qui menace les gens de bien
dans leur droit au grand air que des institutions en usage qui les lèsent dans leurs patrimoines,
dans leur dû et dans leur repos.
LE PRESIDENT.—Voilà de singulières doctrines.
LA BRIGE.—Les doctrines, inspirées par la sagesse même, d'un homme qui, n'ayant de sa vie bu
outre mesure, frappé ni injurié personne, fait tort d'un sou à qui que ce soit, ne s'est jamais levé le
matin sans se demander avec inquiétude s'il coucherait le soir dans son lit.
LE PRESIDENT.—Vous êtes anarchiste ?
LA BRIGE, haussant les épaules. — Ah! là! là!... La République serait bien ce qu'il y a de plus
bête au monde, si l'anarchie n'était plus bête qu'elle encore. Non, je suis pour Philippe Auguste,
ou pour Louis X dit le Hutin.
LE PRESIDENT.—Vous n'avez jamais eu de condamnations ?
LA BRIGE.—Jamais.
LE PRESIDENT.—Ça m'étonne.
LA BRIGE.—Je vous crois sans peine; mais je suis un gaillard habile.
LE PRESIDENT, ironique. —Soit dit sans vous flatter.
LA BRIGE.—Sans me flatter, en effet, puisque j'ai résolu le difficile problème de pouvoir, à
trente-six ans, justifier à la fois et d'un passé sans tache, et d'un casier judiciaire sans souillure.
LE SUBSTITUT.— Voilà de bien grands mots : mettons les choses au point. Vous n'avez jamais eu
de condamnations, c'est vrai, mais les renseignements recueillis sur votre compte ne sont guère en
votre faveur. Ils vous représentent comme un personnage de commerce presque impossible,
comme une façon de Chicaneau, processif, astucieux, retors, éternellement en bisbille avec le
compte courant de la vie. Les juges ne sont occupés qu'à trancher vos petits différends avec le
commun des mortels, et les archives des commissariats regorgent de procès-verbaux dont votre
nom fait les frais.
LA BRIGE.—Monsieur, chacun, en ce bas monde, étant maître de sa vie, en dispose comme il
l'entend. Pour moi, j'ai commencé par mettre la mienne au service de celle des autres, dans
l'espérance que les autres s'en apercevraient un jour et me sauraient gré de mes bonnes intentions.
Malheureusement, il est, pour l'homme, deux difficultés insolubles : savoir au juste l'heure qu'il
est, et obliger son prochain. Dans ces conditions, écoeuré d'avoir tout fait au monde pour être un
bon garçon et d'avoir réussi à n'être qu'une poire, dupé, trompé, estampé, acculé, finalement, à
cette conviction que le raisonnement de l'humanité tient tout entier dans cette bassesse : « Si je ne
te crains pas, je me fous de toi », j'ai résolu de réfugier désormais mon égoïsme bien acquis sous
l'abri du toit à cochons qui s'appelle la Légalité.

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21:39 Publié dans Actualité, Humour geek | Tags : humour, résistance, france, liberté | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |