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19/10/2020

Quotidien de la Terreur du Capital en crise

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Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique (Du terrorisme, Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, Éditions Gérard Lebovici, 1988).

“Le terrorisme spectaculaire n’est pas un ensemble d’attentats isolés, chaotiques, séparés ou insensés, mais le rapport social de signification unitaire par lequel la crise approfondie de l’économie marchande produit sa mondialisation laquelle ne peut mondialiser sa production, qu’indistinctement médiatisée par des attentats justement indistincts.
La terreur ne peut être comprise comme une horreur extérieure à ce monde. Elle est bien plutôt l’effectivité matérielle de son intériorité pleinement objectivée. Le spectacle terroriste de l’indistinction saisi dans sa totalité, est à la fois la résultante dernière et le seul projet d’un mode historique de production qui ne parvient plus à produire sa propre histoire.
Le terrorisme n’est pas un cauchemar irrationnel d’horreur spectaculaire sur-ajouté à la réalité démocratique, il constitue le centre réel de la rationalité du spectacle démocratique lui-même.”

Critique de la société de l’Indistinction


Dans le cadre de la mystification étatique du Coronavirus sans fin, la crise historique de la baisse du taux de profit et l’effondrement de l’économie mondiale de la domestication n’ont qu’un seul véritable ennemi de radicalité profonde ; le prolétariat universel qui s’unit et qui s’insurge en tant que classe qui abolit justement toutes les classes…

Pour essayer de repousser l’échéance cauchemardesque de la guerre sociale qui s’annonce, le spectacle de la marchandise de la servitude durable entend nous jeter dans les grandes diversions contre-révolutionnaires de la guerre des sexes, de la guerre des races et de la guerre des religions…

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Nièvre 2015 : Une femme d'une cinquantaine d'années se dénonce auprès des gendarmes après avoir tué son mari à coups de hache à Guérigny. Elle n’a pas supporté qu’il se moque de sa foi catholique.  Quelqu'un en a entendu parler? Macron va-t-il se déplacer sur place? A t-on eu une hyper médiatisation nationale et jusque dans la presse américaine ? A t-on une manifestation montrant que la menace terroriste ou sanitaire disparaît selon les intérêts politiques du moment ? A t-on exploité le tragique, l'émotion pour réduire encore la liberté d'expression de la population ?

Le vaste remplacement prévu par Marx dans la Septième section du Livre premier du Capital et qui s’est généralisé après la grande grève sauvage de 1968 a permis à la classe capitaliste d’importer massivement une armée de réserve dont les perceptions historiques sont à mille lieux de la pratique sociale insoumise qui a rendu possible le surgissement communard des conseils ouvriers révolutionnaires de Barcelone ou de Budapest…
Des millions d’hommes déracinés et issus d’un monde où la répétition sans fin des normes de soumission sociale est la règle implacable sont ainsi arrivés pour permettre de diviser et de morceler les territoires de la conscience de classe du prolétariat d’Europe qui depuis des siècles n’avait cessé, lui et lui seul, de faire trembler l’ordre mondial des mystifications du fétichisme de la marchandise…
Cette collision délibérément voulue par le patronat et l’État a ainsi construit partout des enclaves sociales et culturelles totalement incapables d’accéder à la perspective subversive de la lutte de classe réfractaire contre l’argent et l’État puisque les populations qui y résident en claustration choisie sont ancestralement arraisonnées par la logique inéluctable de la résignation au travail ou par celle de l’habitude du trafic…
Dès lors, à côté des grandes opérations terroristes de masse planifiées centralement par le haut des services occultes, de l’OTAN, de la CIA et de leurs diverses ramifications, ne cesse de prospérer – sous contrôle déconcentré – un terrorisme de la frustration des désemparés du bas qui sont inaptes à toute intégration à la pensée pensante du doute subversif tel qu’il exprime précisément l’essence spécifique du Logos …

Il y a Notre-Dame de Paris et là c'est un mégot, circulez, il n'y a rien à voir et surtout pas ou va l'argent. Par contre, cette fois, on est invité à manifester, serrés comme des sardines en pleine pandémie, cette menace mortelle imposant un couvre-feu comme pendant la guerre, aller acheter une boîte de petits pois à 21h05, c'est l'amende et la récidive peut mener en prison. Si on ne comprend pas à quoi nous sommes confronté, ce qui autorise même l'exploitation médiatique des enfants comme au temps de la RDA, c'est à désespérer de l'intelligence.

Dans ce cadre, il faut toujours se souvenir que l’Europe des luttes de classe radicales paysannes qui allait ensuite voir naître le prolétariat communiste moderne est le prolongement d’insurrections communeuses permanentes qui produisirent des siècles de reconquête contre le despotisme islamique tant en Espagne que dans les Balkans… Ainsi, et comme le montre bien Engels dans son texte fameux sur le christianisme primitif, la lutte de classe toujours dés-obéissante des vieilles paysanneries christiques qui fut l’invariance européenne de l’insoumission constante aux Églises officielles, à la noblesse, au fisc et à la bourgeoisie constitue bien une antithèse absolue à la Oumma de soumission qui n’est d’ailleurs qu’une Torah de servitude simplement revisitée et simplifiée…
Aujourd’hui, la société multiculturelle qui mélange aliénatoirement en juxtapositions séparées le temps ouvert et révolutionnaire du monde communard européen et le temps fermé et contre-révolutionnaire de l’idolâtrie monothéiste orientale est nécessairement et violemment multi-conflictuelle et c’est pourquoi d’ailleurs le Capital pour se soustraire à sa crise mortelle en voie d’advenir – a massivement investi dans le projet distractif du chaos ethnique et religieux généralisé afin de s’efforcer d’immobiliser le temps dans le seul présent de la dictature interminable du marché…
La décapitation du professeur de Conflans-Sainte-Honorine, c’est d’abord et désormais l’expression possible à chaque coin de rue du spectacle sanglant de la crise mondiale de la valeur d’échange qui se présente comme organisation sociale de l’abomination aliénatoire omni-présente… C’est la misérable schizophrénie mégapolitaine de la vérité partout inversée… C’est le capitalisme drogué et sénile qui n’a plus pour seul horizon que la paralysie de l’histoire et donc l’impossibilité pathologique de toute intelligence critique… Ainsi, doit s’ériger sur la base du temps universellement falsifié, la conscience fictive d’une vie infiniment captive où le désir, le plaisir et l’insoumission doivent définitivement s’effacer devant l’impératif catégorique d’oublier à jamais le passé glorieux des prolétaires barricadiers de tous les temps d’intelligence et de fracture.

Non ! Nous ne céderons pas !

Nous n’oublierons point notre histoire et notre destination !

Guerre à la guerre des sexes !

Guerre à la guerre des races !

Guerre à la guerre des religions !

07:44 Publié dans Actualité | Tags : crise, capital, terreur, guerre, manipulation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

11/11/2019

Réorganisation démocratique des marchés par l'écologie et la terreur

10:45 Publié dans Actualité | Tags : bolivie, iran, écologie, capitalisme, démocratie, désinformation, terreur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

11/10/2019

Des mystères capitalistes à la Préfecture de police…

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Avec 1984 Orwell ne dénonce pas l'URSS mais la démocratie capitaliste.

Face à la crise accélérée de la tromperie capitaliste, la manœuvre terroriste, ici, là ou ailleurs… est toujours une diversion nécessaire au risque d’explosion sociale…

Le terrorisme est toujours l’instrument de manipulation du spectacle étatique de la marchandise universelle…

 Les bombes-fusées qui tombaient chaque jour sur Londres étaient probablement lancées par le gouvernement de l’Océania lui-même, « juste pour maintenir les gens dans la peur » »
George Orwell, 1984

Auguste Vaillant est un anarchiste français. Au lendemain du scandale de Panama de 1892 qui révéla la corruption généralisée du personnel politique du parlementarisme des honoraires, cet homme qui voulait venger la mort de Ravachol lança une bombe d’une grande puissance dans l’hémicycle de la chambre des députés le 9 décembre 1893. Cette dernière chargée de clous, de morceaux de zinc et de plomb s’abattit sur les députés et sur les spectateurs assistant aux délibérations. Une cinquantaine de personnes furent blessées dont Auguste Vaillant lui-même. Celui-ci, condamné à mort, fut alors guillotiné le 5 février 1894 à l’âge de 33 ans.

Sur ce terrain fabuleux et factice de duperies diverses et variées que sait parfaitement mettre en scène le théâtre du faux, l’examen des archives policières de la fin du XIX° siècle, permet d’affirmer que les attentats spectaculaires attribués aux anarchistes et notamment celui commis par Vaillant, étaient en fait directement initiés puis supervisés par Louis Andrieux, le préfet de police,  lui-même ancien procureur à la répression de l’insurrection d’avril 1871 qui avait ébranlé Lyon à la suite de la Commune de Paris. Son but consistait à mettre la main sur un repaire de dynamiteurs avantageusement pré-fabriqué en permettant leur preste arrestation afin de permettre, à partir des mystifications politiques de la sorte mises en marche, de légitimer les fameuses lois dites « scélérates ». Ces dernières, en fonction de l’inquiétude de l’opinion publique astucieusement construite et de l’abrutissement journalistique habituel qui en appelait bien sûr à des mesures d’exception, rendirent alors possible la reconversion domesticatoire des actions ouvrières radicales au travers des mouvements syndicaux et politiques de l’assagissement forcené…

Comme Marx qui avait fort bien anticipé toute la puissance machinique de l’arraisonnement capitaliste l’avait judicieusement souligné ; ce qui peut dorénavant se faire à l’échelle macro-industrielle des réseaux électroniques et numériques de la chosification omni-présente contemporaine est bien entendu sans commune mesure avec ce qui pouvait se bricoler à l’époque artisanale d’une police encore largement dilettante. Désormais, la domination pleinement accomplie de la liberté despotique du profit, de ses sciences et de ses officines spéciales a permis que plus rien n’échappe, ni en amont ni en aval, à l’autocratie universelle du fétichisme de la marchandise et de toutes ses technologies de production, de reproduction, de surveillance et d’impeccable quadrillage.

………. Le secret du spectacle terroriste domine le monde de la marchandise et d’abord comme secret spectaculaire de la domination marchande terroriste sur le monde. Tout expert en est le surveillant et le valais et sa spécialisation reconnue n’en est que la duplication dans sa forme médiatique, stupide et ignorante parfaitement conforme à l’idiotie sans limite de l’étatisme des falsifications obligatoires …L’histoire réelle du terrorisme est ainsi écrite par les actes de l’État lui-même tels que les scribes de son officialité doivent constamment en gratter les papiers sophistiqués du fourvoyant et du flou sempiternels. Tant que le Capital ne dominait que formellement la société et qu’il devait composer avec une antécédence dont il devait se débarrasser après l’avoir usé, les dialectiques de complots se formalisaient toujours en hostilité à l’ordre établi puisque ce dernier demeurait encore in-suffisamment marchand. Dés lors que le Capital domine réellement la société jusqu’à en faire le territoire général de sa généralisation impeccable, il n’y a plus d’avant et le futur n’a plus pour seul avenir que le complot permanent en faveur de la maintenance de l’ordre établi et achevé de la marchandise-monde.

…. Lorsque le si terne ministère des télémanipulations intérieures,  déclare à la Presse : « Face au terrorisme, il faut l’unité nationale », il convient plus que jamais d’être hégélien avec l’œil d’un Marx pétillant et de se souvenir, en rigolant,  comme Debord l’a dé-celé que dans le monde du fétichisme marchand toute réalité est toujours renversée puisque le vrai n’y est plus qu’un moment de réécriture de la mutilation spectaculaire vers le fardé incessant attendu que dans le monde putride du réel universellement inverti, tout ce qui est dit vrai ne peut être que contre-vérité en ce sens que tout ce qui est présenté comme faux ne saurait être infailliblement que du véridique insupportable.

Par conséquent, la confession involontaire des prestidigitateurs du ministère de la sécurité des volumineuses sournoiseries, débilités et dissimulations étatiques doit se lire à l’envers sous la véritable formulation suivante : « Face à l’impératif d’unité nationale, il faut le terrorisme… »…

Bientôt, tout cela sera mis en action insidieuse, venimeuse et opulente…Alors, en ce temps de charlatanisme intense, dire la vérité à l’encontre de tous les conditionnements à la résignation devant les foutaises étatiques et para-étatiques de l’insurmontable crise du profit posera le premier réflexe de conscience qui mène à l’acte révolutionnaire vers une authentique existence anti-mercantile…

08:01 Publié dans Actualité | Tags : terreur, désinformation, crise, capitalisme, diversion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

27/10/2017

Les fiancés de la mort et les stratèges de la terreur globale

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Jean Michel Vernochet est né le à Paris. De 1985 et jusqu'en 1995, parallèlement à une importante activité de communication et d’information depuis 1979, il est Chargé de mission au Secrétariat général du gouvernement (services du Premier Ministre). Il est par la suite, successivement, responsable des Affaires francophones et des relations internationales au Commissariat général de la langue française, puis responsable de la communication à l'Institut international d'administration publique (IIAP), enfin directeur des publications du Centre des hautes études sur l'Afrique et l'Asie modernes (CHEAM). À la même époque, il enseigne à l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Paris. Ses cours portent sur les manipulations de l'information et le détournement des grands médias dans le cadre de « politiques étatiques » de désinformation. Journaliste, écrivain, ancien grand reporter au Figaro magazine. Membre de l'Académie de géopolitique de Paris (en 2014). Il est aussi fondateur de l'association "Terre Future".

Partons de l'idée qu'un chahid, un nihiliste brûlant sa vie et celles de nombreux autres, illuminé ou zélote abruptement radicalisé, "aime plus la mort que nous autres post-chrétiens n'aimons la vie" ! Toutefois devant les micros et les caméras, les familles de ces possédés ne peuvent admettre que leur fils, frère ou cousin puisse être le tueur froid venant de commettre un carnage au Bataclan, sur la Promenade des Anglais, à Berlin, à Orlando ou, dernier en date, à Istamboul. Or combattre le terrorisme c'est d'abord s'efforcer de le comprendre en sortant des ornières de la pensée unique.

Commençons par rappeler que ces fous de Dieu avaient hier pour la plupart épousé les vices de la société consumériste : drogue, alcool, vagabondage sexuel, délits en tous genres, étant parfois en outre indicateurs des services de police tel Merah, avant d'embrasser la cause d'une croisade à rebours contre la mécréance. Ici dénonçons la diffusion, à coup de pétro dollars, de la prédication schismatique des oulémas wahhabites et de leurs épigones les Frères musulmans. Cela avec la complicité au moins passive des autorités civiles.

Soulignons que, prétexte à l'instauration de l'état d'urgence au profit de classes dirigeantes en pleine déconfiture, nos déracinés convertis à la violence sans limites, sont de purs produits d'un modèle sociétal devenu odieux à une majorité d'Européens : à savoir l'idéologie de la société ouverte, plurielle, cosmopolite et prônant un égalitarisme irréaliste. Il devient donc très urgent de savoir qui, au final, instrumente ces fiancés de la mort pour les égarer sur les obscurs et tortueux chemins de la Rédemption par le péché ?

Une voie à l'absolue négatrice de la Loi, qu'elle soit coranique ou républicaine. N'oublions pas que les Administrations des présidents Clinton, Bush et Obama n'auront jamais cessé ces trois dernières décennies de financer, d'organiser, de superviser et d'armer des groupes islamistes en vue de déstabiliser et détruire les Etats nations qui ne s'alignaient pas sur les desiderata de l'Empire démocratique.

Après avoir fait tomber Hussein en Irak, Milosevic en Serbie, Kadhafi en Libye, Saleh au Yémen, Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, et avant de se casser finalement les dents sur Assad en Syrie, la politique du "regime change" aura fait couler des fleuves de sang. Mais la normalisation démocratique des pouvoirs forts, malgré ces formidables hécatombes, n'aura abouti qu'à favoriser voire promouvoir une terreur aveugle devenant peu à peu endémique.

Aussi devons-nous imputer aux crimes non jugés de l'hyperclasse mondialiste le retour de flamme que nous subissons maintenant de plein fouet, avec pour résultat de faire de l'Europe sénescente la Maison de la guerre, le Dar al-harb.

 

  • Les fiancés de la mort de Jean Michel Vernochet, 176 pages, 15€
  • Editeur : Sigest (14 février 2017)

 

09:28 Publié dans Actualité | Tags : actualité, terreur, terrorisme, manipulation, géopolitique, crise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |