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26/09/2016

Masochisme numérique

 

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 Quel futur pour des peuples qui donnent le bâton pour se faire battre ? Sans doute aucun. On se demande bien pourquoi le grand patronat et l'OTAN s'emploient encore à faire venir des migrants économiques, pardon, il faut dire des réfugiés quand les citoyens renoncent si facilement à leurs droits fondamentaux au profit de la dictature.

Qui peut croire qu'ils seront demain capable se révolter ? Il n'est même pas besoin d'aller en Suisse, ce pays après tout faussement neutre et depuis longtemps aux ordres de Washington et soumis à l'Union Européenne pour découvrir une semblable démission.

 Il suffit de regarder sur les réseaux sociaux le succès et la tolérance de la campagne pro-abstention aux présidentielles pour comprendre que le changement, ce n'est pas plus maintenant que pour demain !

Les pourtant prometteurs adeptes d'une démocratie participative sont les premiers à tomber dans le panneau des bras croisés. Certes, infiltrer ce nouveau courant qui inquiétait même un Attali a été facile. Tromper le jeune un peu diplômé de gauche est le B-A BA de tout bon trotskiste. Rien de plus facile que de lui vendre le tous pourris qui a très bien fonctionné chez le prolétaire de droite et il est tout aussi aisé de raviver en lui la crainte du vote radical à gauche ou aujourd'hui à droite déjà conditionné par l'école et les médias dominants.

Tout le travail pédagogique du Net en faveur d'une information libre, pluraliste et alternative se trouve ainsi balayé.

La présomption de culpabilité, étrangère à la pensée européenne, contre celui qui pourtant n'a jamais été au pouvoir fait qu'en 2017 le pouvoir changera de mains mais pas de sens. Ce sens est celui de Washington, d'une Amérique en faillite, se préparant à la guerre pour renflouer les caisses et dont la stratégie en attendant est le chaos chez le rival de toujours, l'Europe.

L'abstention ou le vote blanc érigés en dogme et méthode systématique sont plus qu'une trahison, ce sont des collaborations objectives contre tout changement radical ou toute paralysie d'un système nuisible pour notre survie économique et sociale et nos droits fondamentaux.

La Suisse entend ficher ces citoyens et couler avec l'Europe qu'elle se rassure, c'est en bonne voie.

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Les Suisses ont baissé leur pantalon à 65% et accepté leur espionnage avec enthousiasme malgré les révélations des dernières années de Snowden, Assange... On ne peut pas sauver un peuple contre son gré.

 

 A lire :

Menace terroriste : les Suisses votent massivement en faveur de la surveillance en ligne

Les Suisses ont répondu «oui» par référendum à une loi autorisant les services secrets à surveiller les communications téléphoniques et activités sur internet pour notamment déjouer de nouvelles menaces terroristes.

Selon les résultats définitifs, deux tiers (65,5%) des électeurs ont accepté cette nouvelle loi sur le renseignement, dimanche 25 septembre, un chiffre dépassant largement les prévisions des sondages réalisés pendant la campagne (53-58%), avec un taux de participation d'environ 43%, dans la lignée des précédentes consultations.

En revanche, ils sont 59,4% à avoir dit «non» à une hausse des retraites dont le gouvernement avait souligné la charge financière très élevée qu'elle représentait. Ils ont aussi rejeté à 63,6% une initiative populaire défendue par les Verts qui demandait une réduction de la consommation des ressources naturelles. Seuls les habitants du canton de Genève l'ont soutenue.

«La Suisse peut être une base arrière pour les terroristes»

Le «oui» à la nouvelle loi sur le renseignement est de nature à satisfaire le gouvernement qui considérait qu'il n'était plus possible de répondre aux nouvelles menaces, en particulier terroristes, car les services secrets n'avaient le droit de collecter des informations que dans le domaine public ou si elles étaient disponibles auprès d'autres autorités.

La Suisse n'est «pas une cible, mais elle peut être une base arrière logistique ou financière pour ces terroristes», a fait valoir sur le plateau de la télévision suisse publique RTS le vice-président du Parti démocrate-chrétien (PDC), Yannick Buttet.

Le Parlement avait voté la loi en 2015, mais une alliance formée du Parti socialiste, des Verts et d'organisations comme le Parti pirate, qui craignent des dérives à l'américaine comme celles dénoncées par Edward Snowden, avait pris l'initiative de ce référendum.

Cet ex-agent de l'Agence de sécurité nationale (NSA) avait en effet dévoilé en 2013 l'ampleur du réseau de surveillance électronique américain mis en place après les attentats du 11 septembre 2001.

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06/10/2015

Le confusionnisme, nouvel hymne des pissotières

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C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns.
Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne.
Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées..
CHARLES DE GAULLE. 

C'est la panique à bord, après des années de règne sans partage, la domination idéologique de gauche sur la culture est en passe de s'effondrer. C'est inquiétant pour ses élites qui risquent de se retrouver demain sans leurs privilèges ou pire, dans leur esprit, à devoir les partager et c'est inquiétant pour un grand nombre de groupuscules acnéiques dont les chimères s'envolent avec le risque prochain de voir filer aussi l'argent de poche distribué en douce par le grand patronat, les subventions et parfois, les services de renseignement étrangers. Adieu billets verts...

Pas de bouée de secours

Car si le peuple ne se reconnait pas plus dans le mariage pour tous que dans l'importation massive de migrants économiques en plein boum du chômage, il ne va pas pour autant renouer avec la droite traditionnelle, celle qui a imposé son modèle économique néo-libéral à une gauche enthousiaste depuis 1983 mais qui a totalement échoué sur le plan économique, faisant renouer la France avec une précarité inconnue depuis la seconde guerre mondiale.


Ce soir ou jamais le 5 septembre 2014, où on découvre que la recherche de la Démocratie serait une maladie mentale

Les petits Torquemada en sont tout déboussolés, demain serait un No Future ? Les hystériques dénonciations du fascisme base de la rhétorique de tout bon neuneu ne fonctionnent plus depuis belle lurette (il faut dire que le fascisme 70 ans après la guerre alors qu'il n'a jamais eu de succès en France même pendant les fameuses heures les plus sombre...), elles ne font plus recette d'autant que 30% de vote FN peut difficilement faire croire que ce tiers des électeurs se confond avec les hordes hitlériennes. Même les annonceurs commencent à grincer les dents devant l'évaporation du téléspectateur gaver par une propagande trop souvent resservie.

Alors, on a tenté le relooking avec la dénonciation du complotisme qui ne s'est pas substitué à l'antifascisme mais a plutôt été l'occasion de ratisser plus large et il faut bien le dire de l'extrême gauche cassant les librairies aux inquisiteurs de plateaux télé on est assez doué pour en tenir une couche alors cette superposition est une seconde nature. Fasciste, réac, complotiste, antisémite, homophobe... celui qu'on veut faire taire parce qu'il veut comprendre plutôt que croire, parce qu'il analyse avant de faire une synthèse qui dérange (confusionnisme!) a droit à tous les qualificatifs.

Génération 3.0 le confusionnisme (presque une signature)

Mais pas de chance plus les années passent et plus la thèse officielle sur le 11 septembre a du plomb dans l'aile et si plus des 3/4 des américains la contestent, on se demande bien pourquoi le français devrait la gober de la part de ceux qui ont menti si souvent même à l'ONU (pensons aux armes de destruction massive irakienne). Là encore le slogan ne marche pas.

Car le problème est bien là. A force de monopole de la pensée, de monothéisme de la vérité, les nervis du système de domination républicain refusent au citoyen tout droit à un esprit critique, à la liberté d'expression. On en arrive à une situation délirante où le partisan de la démocratie est traité de fou et la citation du général de Gaulle peut devenir une apologie du racisme.

Mais au delà de la grotesque affaire Morano qui illustre bien la permanence de la chasse aux sorcières et sa profonde stupidité car si la parole du héro de la France libre reprise par Morano est une parole de haine alors qui devient le gentil de l' histoire, est-ce Pétain?

Finkie.jpgL’antiracisme est devenu fou et on est en train de tisser une sorte de signe d’équivalence entre la croix gammée et la croix de Lorraine, on fait rôtir De Gaulle dans l’enfer du racisme avec le fondateur du Ku Klux Klan voire avec Adolphe Hitler. Il faut arrêter ce genre de discours, c’est absurde !
Je ne fais pas de Nadine Morano une victime mais je constate que l’antiracisme est assoiffé toujours d’un nouveau gibier.(Alain Finkielkraut s'exprimant sur France Inter).

Heureusement, des voix à droite et à gauche s'élèvent désormais contre la dérive totalitaire et quasiment religieuse faisant que plus on s'éloigne de la dernière guerre plus des extrémistes la fantasment, l'idéalisent et la récupèrent à des fins commerciales et politiques.

Étrangement, ces excités dont le QI oscille entre celui de l'huitre et du bidet, éternels ados refusant les réalités de l'âge adulte ou bobos privilégiés jouant les procureurs du samedi soir  qui voient dans les deux cas le mal partout (jusqu'à faire des listes noires d'interdits de plateau ou sur le Web des listes patchwork où on retrouve pêle-mêle agences officielles d'information, association d'aide aux sdf, blogs informatiques (coucou c'est nous!), associations antiracistes, mouvements politiques gaullistes etc.) ne se penchent pas sur leur militantisme et leurs propres mensonges.

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Au sens de la métaphore, la « folie » peut prendre bien des formes. Ce qui frappe dans les débats actuels, c’est la façon dont la moindre polémique entraîne maintenant une surenchère dans la montée aux extrêmes. La quenelle devient un « salut nazi inversé », le grand écrivain Richard Millet est décrété « pire que Hitler », les opposants au mariage gay sont réputés véhiculer des idées « nauséabondes » (comme si les idées avaient une odeur !), et Le Nouvel Observateur peut publier une photo d’Éric Zemmour pour illustrer une première page sobrement titrée « La haine ». L’excommunication mémorielle va de pair avec l’éternel retour des « années trente », et la distribution tous azimuts des points Godwin. On a l’impression qu’une grande partie de la nouvelle classe politico-médiatique est effectivement devenue folle au sens clinique du terme. Ces gens-là deviennent fous parce qu’ils ne sont plus en mesure d’analyser le moment historique où nous sommes, parce qu’ils n’ont plus que des références intellectuelles obsolètes, parce qu’ils ne sont plus producteurs ni de socialité ni de véritable culture. Et surtout parce qu’ils sont sur la défensive. Terrorisés à l’idée de perdre leurs positions, leurs jetons de présence et leurs privilèges, ils deviennent fous parce qu’ils savent qu’ils ont le dos au mur. C’est pour cela qu’ils traitent d’extrémistes, de fascistes et de nazis tout ceux qui les contredisent. N’ayant plus d’arguments, ils se raccrochent désespérément à ces termes qui s’usent chaque jour un peu plus – et d’autant plus vite qu’ils en font plus usage. Il y a quelque chose de tristement pathétique dans ce spectacle. Plus ils donnent dans l’hystérie, plus ils scient la branche sur laquelle ils campent. La fin d’un monde. (Le philosophe et politologue Alain de Benoist sur Bd Voltaire). Est-il besoin de de préciser que cette analyse découverte au dernier moment est notre?

Du point Godwin au confusionnisme en passant par le complotisme

Pour les rares qui n'aurait pas encore compris le sens de ce post sur un blog dédié au loisir numérique et à la liberté d'expression de l'internaute, je rappellerai que cette liberté chère aux citoyens n'est pas garantie par la constitution française. Depuis le 3 octobre, nous subissons de plus une loi liberticide sur le renseignement qui porte atteinte à nos droits fondamentaux et au travail de la presse. A ce titre, 200 journalistes de l’Association de la presse judiciaire (APJ) ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Les noms ici présents sont ils ceux de complotistes, de confusionnistes voire pire? Il faudrait beaucoup de mauvaise foi pour défendre une telle théorie.

Dans de telles conditions, on ne peut nier un malaise au niveau de nos libertés chaque jour plus contrôlées et restreintes. L'information au niveau de son exercice, de sa vérification, de la liberté d'investigation et de la protection des sources est particulièrement sinistrée. Il importait donc de souligner la nouvelle recette utilisée pour contraindre les hérétiques au silence.


Michel Onfray, extrait de la conférence pour son livre Cosmos à la librairie Mollat et à propos de l'assimilation à Hitler.

Les chasses à l'homme sur les plateaux télés et dans les rues, le refus d'accorder l'asile politique à des lanceurs d'alerte comme Snowden ou Assange, ces vrais persécutés qu'on ne confondra pas avec les centaines de milliers de migrants économiques qui déferlent sur l'Europe (seuls 12% seraient des réfugiés syriens selon des chiffres allemands) ne sont pas des mythes complotistes mais des réalités.

Ce n'est pas non plus sur Mars que l'on annonce des victimes civiles innocentes aux raids aériens russes en Syrie bien avant le décollage des avions mais bien dans la grande presse française en reprenant aveuglément les communiqués d'Al Nosra, filiale d'Al-Qaïda en Syrie.

Les attardés ou les collabos qui font des listes noires sur les radios, les télévisions ou sur le Web devraient se demander si les méthodes employées autrefois par la presse d"occupation sont un modèle respectable et si elles servent vraiment le peuple.

Mais pour certains parvenus à la mode et au passé à droite de l'extrême droite, le peuple ça n'existe même pas. Alors les droits de l'homme n'essayons même pas de leur en parler, nous serions taxé de confusionnisme donc de fascisme etc.


Triste 4 octobre 2015 à Paris, Mohamed, fondateur d’Independenza WebTV agressé par des antifas pensant chasser la bête immonde sans doute. Confusionnisme, myopie ou stérilité mentale ?

 

09:56 Publié dans Actualité | Tags : confusionnisme, censure, loi, renseignement, inquisition | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

24/07/2015

La dérive française au grand jour

 

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La dérive toujours plus marquée de la République française non pas vers une Démocratie mais vers un État policier ne passe désormais plus inaperçue. Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, comité, composé de 18 experts indépendants et chargé d'examiner le respect des obligations imposées par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, se préoccupe des "pouvoirs excessivement larges de surveillance" attribués aux agences de renseignement par la récente loi sur le renseignement en France. Il faut dire que les médias toujours plus serviles sont bien silencieux sur sujet alors qu'une décision du Conseil constitutionnel est pourtant attendue cette semaine. "Le Comité est préoccupé par les pouvoirs conférés aux services de renseignements en matière de surveillance digitale à l'intérieur et à l'extérieur de la France" est il précisé en conclusion du 5e rapport périodique sur la France.

Il faut dire que sauf mauvaise foi personne n'imagine un seul instant que la loi sur le renseignement imposée de manière scandaleuse à la faveur de l'affaire Charlie puisse prévenir le moindre attentat. Son objectif est clairement l'espionnage du citoyen et tout particulièrement de l'opposant politique dans un cadre offensif et contraire aux droits de l'homme.

L'actualité récente a de plus prouvé comment le caractère vague des textes pouvait servir de prétexte à harceler des intellectuels, des artistes n'ayant aucun rapport ni de près ni de loin avec le terrorisme ou la violence.

Cerise sur le gâteau, le document relève l'absence de neutralité idéologique de la République en matière religieuse mais il est vrai que seuls des français naïfs peuvent encore croire que la laïcité est synonyme  de neutralité alors que tout prouve qu'elle est un militantisme de nature religieuse.

Extraits du document du comité :

 Terrorisme

 Le Comité note avec satisfaction l’extension des garanties juridiques fondamentales pour la personne placée en garde à vue en matière de terrorisme depuis l’adoption de la loi du 14 avril 2011. Il s’inquiète néanmoins que l’accès à un avocat peut être différé pendant une durée de 72 heures pour des raisons impérieuses, et que l’entretien est limité à trente minutes, restreignant ainsi la possibilité de recevoir une assistance juridique adéquate. Le Comité est par ailleurs préoccupé par la possibilité d’allonger la durée maximale de la garde à vue jusqu’à 96 heures, y compris pour des mineurs de plus de 16 ans, voire jusqu’à 144 heures dans des cas exceptionnels (art. 9, 14).

 Conformément à l’Observation générale No 35 (2014) du Comité sur l’article 9 (Liberté et sécurité de la personne), l’Etat partie devrait veiller à ce que toute personne soupçonnée de terrorisme placée en garde à vue puisse s’entretenir sans délai avec leur avocat pendant une durée suffisante, et soit déférée sans délai devant un juge.

 Le Comité s’inquiète de ce que plusieurs dispositions de la loi No 2014-1353 du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme sont difficilement conciliables avec les droits consacrés dans le Pacte. Il est particulièrement préoccupé par : a) les implications, en matière de procédure, de l’insertion de délits de provocation et d’apologie du terrorisme dans le code pénal, notamment la possibilité de juger des suspects  en comparution immédiate ; et b) (l’introduction de mesures d’interdiction de sortie du territoire et du délit « d’entreprise terroriste individuelle » ainsi que l’utilisation de termes vagues et imprécis pour la criminalisation et la définition de faits constitutifs d’acte de terrorisme, de provocation ou d’apologie du terrorisme; c) le nombre et la nature des faits qui ont conduit à des poursuites, notamment à l’encontre de mineurs, pour apologie du terrorisme suite aux attentats commis à Paris en janvier 2015 et souvent jugées en comparution immédiate(art. 9, 14, 19, 20, 21 and 22).

 L’Etat partie devrait s’assurer que les dispositions de la loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme No 2014-1353 respectent les principes de présomption d’innocence et de légalité et soient par conséquent énoncées de manière explicite et précise. L’Etat devrait également s’assurer que si elles conduisent à des restrictions de certains droits de l’homme, comme le droit à la liberté d’expression, d’information ou de mouvement, ces restrictions soient conformes aux dispositions du Pacte, notamment aux exigences de nécessité et de proportionnalité. Dans ce contexte, l’Etat partie devrait garantir que les poursuites engagées sur la base de cette loi soient exercées dans le plein respect de toutes les garanties juridiques énoncées à l’article 14 du Pacte.

 

Rétention de sûreté

 

Le Comité est préoccupé par l’extension de la surveillance de sûreté à travers la loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle du 10 mars 2010 qui permet notamment de placer des personnes en rétention de sûreté, et particulièrement, après exécution de leur peine et en cas de non-respect des conditions de surveillance de sûreté, (par exemple une injonction de soins), en raison de leur « dangerosité », même si ladite détention ne faisait pas partie de la sentence originale (art. 9, 14 et 15).

 L’Etat partie devrait réexaminer la pratique consistant à placer des personnes condamnées pénalement en rétention de sûreté après qu’elles aient purgé leur peine de réclusion en raison de leur « dangerosité », à la lumière des obligations découlant des articles 9, 14 et 15 du Pacte.

 

Activités de surveillance

 

Le Comité est préoccupé par les pouvoirs conférés aux services de renseignements en matière de surveillance digitale à l’intérieur et à l’extérieur de la France. Le Comité s’inquiète tout particulièrement de ce que la loi sur le renseignement adoptée le 24 juin 2015 (soumise au Conseil Constitutionnel) octroient des pouvoirs excessivement larges de surveillance très intrusive aux services de renseignement sur la base d’objectifs vastes et peu définis, sans autorisation préalable d’un juge et sans mécanisme de contrôle adéquat et indépendant (art. 17).

 L’Etat partie devrait prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que ses activités de surveillance, à l’intérieur et à l’extérieur de son territoire, sont conformes aux obligations découlant du Pacte, notamment de l’article 17. En particulier, des mesures devraient être prises pour garantir que toute immixtion dans la vie privée soit faite conformément aux principes de légalité, de proportionnalité et de nécessité. L’Etat partie devrait veiller à ce que la collecte et l’utilisation de données relatives aux communications se fasse sur la base d’objectifs légitimes précis et que soient énoncées, en détail, les circonstances exactes dans lesquelles de telles immixtions peuvent être autorisées et les catégories de personnes susceptibles d’être placées sous surveillance. Il devrait veiller également à garantir l’efficacité et l’indépendance du système de contrôle des activités de surveillance, notamment en prévoyant que le pouvoir judiciaire participe à l’autorisation et au contrôle des mesures de surveillance.

 

Recours abusif à la force par les forces de l’ordre

 Le Comité s’inquiète des allégations faisant état de mauvais traitements, d’usage excessif de la force et d’utilisation disproportionnée d’armes de force intermédiaires, en particulier lors d’interpellations, d’évacuations forcées et d’opérations de maintien de l’ordre. Il s’inquiète également de la persistance de « contrôles au faciès » et d’ allégations de harcèlement policier, de violences verbales et d’abus de la force contre des migrants et des demandeurs d’asile dans la ville de Calais (art. 2 et 7).

 L’État partie devrait prendre des mesures efficaces, notamment en matière de formation, pour empêcher que les membres des forces de l’ordre et des forces de sécurité ne fassent un usage excessif de la force ou n’utilisent des armes de force intermédiaire dans les situations où le recours à plus de force ou à la force létale n’aurait pas été justifié. A ce sujet, le Comité appelle l’attention de l’Etat partie sur les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois. Il devrait également faire en sorte que les allégations de profilage racial, mauvais traitements et d’usage excessif de la force donnent lieu à des enquêtes approfondies, que les auteurs soient traduits en justice et, s’ils sont reconnus coupables, condamnés à des peines à la mesure de la gravité de leurs actes, et que les victimes reçoivent une indemnisation adéquate.

 

Liberté de conscience et de religion

 Le Comité exprime sa préoccupation quant à l’ encadrement du port de signes religieux qualifiés d’ « ostensibles » dans les établissements scolaires publics (loi No 2004/228) et l’interdiction de la dissimulation du visage dans l’espace public (loi No 2010-1192). Le Comité considère que ces lois portent atteinte à la liberté de manifester sa religion ou sa conviction et qu’elles affectent particulièrement les personnes appartenant à certaines religions et les filles. Le Comité s’inquiète par ailleurs de ce que les effets de ces lois sur le sentiment d’exclusion et de marginalisation de certains groupes pourraient aller à l’encontre des buts recherchés (art. 18 and 26).

 L’Etat partie devrait réexaminer la loi No 2004-228 du 15 mars 2004 et la loi No 2010-1192 du 11 octobre 2010 à la lumière de ses obligations au titre du Pacte, en particulier de l’article 18 relatif à la liberté de conscience et de religion, et du principe d’égalité consacré à l’article 26.

 

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22/04/2015

De la République à la dictature

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Certes le pouvoir n'a aucune légitimité démocratique mais la légalité républicaine suffit aux pires amputations de liberté. Les français qui ferment les yeux sur le basculement actuel ne devront pas pleurer demain lorsqu'on arrêtera ce frère syndicaliste, ce père encarté dans un mouvement politique ou une association et un enfant, un écolier pas Charlie.

La violation de la vie privée, la mise en cause de la pensée, l'interdiction et la répression de la liberté d'expression ce n'est plus demain mais maintenant. On sait comment tout cela se termine, on sait aussi que c'est aujourd'hui le meilleur moyen de créer du racisme, de l'antisémitisme en distribuant les droits de parole et de pensée selon les appartenances et non pas selon le seul mérite qui compte, la citoyenneté.

Les Khmers rouges ne sont pas morts et ils le prouvent.


Alors qu'on aurait pu espérer une condamnation sans appel de l'idée même de cette loi, l'ordre des avocat de Paris à travers la personne de Pierre Olivier Sur, bâtonnier de Paris ne dénonce que mollement, a des inquiétudes mais au final cautionne la nécessité d'une loi "après les terribles attentats de janvier et le sursaut national qui a suivi, le Président de la République et le gouvernement avaient l’occasion de réunir tous les acteurs pour donner à notre pays la loi liberté et sécurité que nous attendons tous. A la place, nous avons un texte élaboré en catimini. Je ne veux pas croire que nous ayons laissé passer cette occasion historique de proposer à la Nation rassemblée la grande loi qu’elle est en droit d’espérer." Comment le citoyen ne peut-il se sentir trahi quand ceux qui doivent le défendre sombrent dans la déraison émotionnelle pour valider des lois de circonstances s'attaquant à nos droits les plus fondamentaux? On partagera, cette fois, la position d'un Zemmour qui en fin connaisseur de l'Histoire comprend bien que cette législation sera surtout une arme au service du communautarisme qui mettra de toute évidence des français en danger en raison de leur surprotection.

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Alors que le nombre de demandeurs d'emploi "ultra pauvres" a augmenté de 10,6% en un an (chiffres du DARES) on se demande bien à quoi sert ce cirque contre le Net sinon à briser l'unique et dernier espace de liberté en France. Le constat dressé par le démographe Nicolas Bourgoin sur son blog est alarmant :"« Touche pas à mon pote » ou l’éternel retour de la question sociétale en lieu et place de la question sociale. L’antiracisme est devenu le seul marqueur de gauche d’une politique totalement acquise au libéralisme économique et aux effets collatéraux redoutables : durcissement des clivages intercommunautaires, stigmatisation des Français dits « de souche » et réduction de la liberté d’expression publique. La lutte légitime contre l’antisémitisme est parfois le masque d’une défense du sionisme. Dénoncer la mainmise de la finance internationale sur l’économie française, contester le pouvoir des banques, ou encore défendre la cause des peuples opprimés par l’impérialisme sioniste ou étasunien vaut excommunication. Le vrai antisémitisme est très minoritaire en France, comme le montrent les études d’opinion, mais il pourrait bien se développer à la faveur de ces campagnes à répétition qui visent à criminaliser indirectement l’expression d’opinions ou d’analyse contestataires de l’ordre dominant. Elles finiront à force de durcissements par ne laisser au citoyen que deux options : se soumettre ou devenir un délinquant d’opinion."

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