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06/08/2019

Taux d'intérêt et prochain krach

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La politique de la canonnière ne marche plus.

Alors que le Wall Street Journal annonce, fondé sur une source interne au gouvernement Trump, un blocus économique complet imminent du Venezuela, on constate la virtualité de la santé de l'économie américaine.

Certes, Trump clame haut et fort de bons résultats apparents comme un taux d'emploi record de 158 millions de personne mais la réalité est bien différente.

La méthode de calcul héritée des années Obama dissimule en fait une très forte détérioration du marché du travail avec des emplois précaires (souvent cumulés), à temps partiel et concernant surtout les personnes les plus âgées dans le domaine du service (restauration en particulier).

Ce n'est pas avec ce type de ressource qu'on peut s'offrir une voiture ou une maison.

On est bien loin de régler le problème de la jeunesse et celui plus récent et bien plus graves des classes moyennes exclues par la robotisation, l'informatisation des activités et qui fait s'envoler des dizaines de milliers de postes de cadres chaque mois dans l'automobile ou le secteur bancaire. L'endettement des classes moyennes n'a jamais été aussi fort depuis la guerre et on n'imagine pas un seul instant une inversion du phénomène dans les 20 prochaines années et encore moins à plus long terme.

Si on ajoute le symptôme des fusillades.


Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la guerre commerciale affectait à la fois les 2 économies et la croissance économique mondiale dans son ensemble. Il a également indiqué que la Chine ne plierait pas face à la pression et ne remettrait pas en cause ses principes. La porte-parole du ministère a déclaré que les négociations devaient être menées de façon rationnelle et sur un pied d'égalité (source CGTN).

Ce chômage dissimulé se heurte de plein fouet à la politique extérieure américaine de guerre commerciale contre la Chine, premier fournisseur de biens de consommation sur un marché déjà en perdition. Les chaînes de supermarché s'effondrent en bourse, licencient en masse et chaque annonce de sanctions donc de hausse du prix des produits accélère la visibilité de la crise et la perte de clients.

En attendant, surveillez l'évolution des taux de change américain, l'annonce de leur baisse sera l'indicateur prévenant du prochain krach, aussi global que l'économie.


La Bourse de New York a terminé dans le rouge vendredi à la fin d'une semaine agitée, marquée par la relance du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine et les interrogations sur la trajectoire à venir de la politique monétaire américaine. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,37%, à 26 485,01 points.Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 1,32%, à 8004,07 points, et l'indice élargi S&P 500 de 0,73%, à 2932,05 points. Sur la semaine le Dow Jones a lâché 2,6%, sa pire semaine depuis fin mai. Le Nasdaq et le S&P 500, en reculant de 3,9% et 3,1%, ont encaissé leur pire semaine de l'année.L'escalade des tensions entre Washington et Pékin, déclenchée jeudi par un tweet inattendu du président américain annonçant de nouvelles taxes à l'importation sur les produits chinois, a pesé sur l'ensemble des marchés actions, de Tokyo à New York.Les investisseurs redoutent surtout que les nouvelles taxes ne touchent directement le portefeuille des Américains et affectent sensiblement l'économie de la première puissance économique mondiale (enfin première largement par les revenus générés par l'économie virtuelle car si on considère le réel donc ce qui compte en cas de conflit, la Chine est désormais par la production très loin devant) et, par ricochet, l'économie mondiale.

 

 

A lire :

Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix

« La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation  monétaire; la seconde est la guerre. Les deux apportent une prospérité temporaire; les deux apportent une destruction permanente. Et les deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques. » Ernest Hemingway (1899-1961), (septembre 1932)

« Les armées, les dettes et les taxes sont des instruments prouvés pour placer le plus grand nombre sous la domination du petit nombre. » James Madison (1751-1836), 4ème Président des États-Unis, (20 avril 1795)

« Si le peuple américain autorise un jour les banques privées à contrôler l’émission de la monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les entreprises qui se développeront autour d’elles spolieront les citoyens de leurs biens jusqu’à ce que leurs enfants  se réveilleront sans-abri sur le continent que leurs pères ont conquis. » Thomas Jefferson, (1743-1826), 3ème président des États-Unis, 1802)

« Nous savons tous aujourd’hui que lorsque le gouvernement est dirigé par les forces organisées de l’argent, c’est  la même chose que s’il était dirigé par la mafia. » Franklin D. Roosevelt (1882-1945), 32ème président américain, 1933-1945, (lors d’un discours prononcé au Madison Square Garden, le 31 octobre 1936)

Ne prenez pas panique tout de suite, mais une nouvelle lubie monétaire fait présentement des ravages dans certains pays. C’est la nouvelle doctrine monétaire dite ‘non conventionnelle’ qu’une poignée de banques centrales ont adoptée dans le but d’abaisser les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas, et même de les pousser en territoire négatif.

En effet, on observe depuis quelque temps qu’un petit groupe de banques centrales et leurs gouvernements ont tellement abaissé les taux d’intérêt à court terme qu’aujourd’hui, certains pays font face à des taux d’intérêt nominaux négatifs et, lorsque l’inflation est prise en compte, avec des taux d’intérêt réels encore plus négatifs. Pourquoi une telle politique monétaire non conventionnelle ? Les raisons invoquées visent, disent-elles, à éviter que leur économie ne soit autrement confrontée à une monnaie surévaluée et à un fardeau de la dette trop lourd, ce qui pourrait nuire à la croissance économique.

Comment une telle chose est-elle possible? Comment une banque centrale peut-elle ramener les taux d’intérêt à zéro ou même en dessous de zéro, et quelles en seront les conséquences ? Pour ce faire, une banque centrale peut décider d’offrir des rendements nuls ou négatifs aux banques commerciales qui déposent leurs réserves excédentaires chez elle, dans le cadre de son programme de facilités de dépôts. C’est une question complexe, mais cela se produit essentiellement lorsque les banques commerciales disposent de liquidités qu’elles ont du mal à prêter de manière rentable à des emprunteurs privés. Elles se voient alors dans l’obligation de chercher d’autres avenues de placement, comme celle  d’acheter des obligations d’État et d’autres titres sur le marché public. Ceci fait hausser le prix de ces titres et abaisser les taux d’intérêt.

On peut se demander pourquoi les banques commerciales sont confrontées à des excédents de trésorerie, au-delà de ce qui est requis pour satisfaire la demande privée de crédit. Pour répondre à cette question, il faut remonter à la crise financière internationale de 2007 et des années suivantes.

Tout débuta avec la crise dite des ‘subprimes’, laquelle fit son apparition à la fin de l’été 2007, lorsqu’un certain nombre de grandes banques, tant aux États-Unis que dans d’autres centres financiers, se retrouvèrent au bord de la faillite. Elles furent victimes d’une nouvelle pratique bancaire, laquelle consistait à titriser des créances risquées, mais fort rentables, telles les créances hypothécaires et d’autres créances du même genre, en les regroupant dans de nouveaux titres ésotériques. Mais lorsque le marché de l’immobilier s’effondra, et avec lui les créances hypothécaires, les titres titrisés perdirent beaucoup de leur valeur et les banques se retrouvèrent en difficulté.

Afin d’empêcher les grandes banques de faire faillite, la banque centrale américaine, c’est-à-dire la Fed, se mit à imprimer de la nouvelle monnaie à hauteur de plus de trois milles milliards de dollars pour les rescaper. La Fed qualifia sa grande générosité d’« Assouplissement Quantitatif » [ou en anglais, de «Quantitative Easing» (QE)], une expression en apparence anodine et inoffensive de manière à couvrir la plus grande expansion de la base monétaire jamais enregistrée aux États-Unis. La base monétaire, en effet, est en grande partie le reflet du bilan de la Fed (c.-à-d. la contrepartie des avoirs monétaires détenus par les banques commerciales auprès de la banque centrale), et de la monnaie papier et métallique en circulation.

— La Fed s’est servi de la nouvelle monnaie pour acheter des obligations du Trésor américain, mais elle s’en est surtout servie pour acheter de grandes quantités de créances douteuses qui pesaient lourd sur le bilan des grandes banques commerciales. Et elle le fit pendant six ans, de 2008 jusqu’à la fin de 2014, en trois cycles successifs d’impression de nouvel argent.

— Vu dans une perspective historique, ce fut vraiment une orgie de création monétaire. — Ceci fut toutefois fait à partir du principe que les banques commerciales laisseraient la plupart de leurs réserves excédentaires nouvellement créées dans les coffres de la banque centrale. Néanmoins, les liquidités excédentaires dans le système firent quand même grimper le prix des obligations et ceux des autres titres, en faisant baisser toute la panoplie des taux d’intérêt. en effet, c’est un fait que les taux d’intérêt ont continuellement baissé depuis. — La Fed a déclaré qu’elle poursuivait une politique de « relance » de l’économie. En réalité, on pourrait dire plus exactement que ce qu’elle cherchait surtout à faire, c’était de « renflouer » les bilans amochés des grandes banques commerciales.

— Au cours de cette période, le bilan total de la Fed a explosé, passant d’environ 1 000 milliards de dollars en 2008, [N. B. : Il est habituellement constitué principalement de titres du Trésor et son revenu net d’intérêts est reversé au Trésor public], à environ 4 500 milliards de dollars en 2017, un grossissement de 350 pourcent.

Le bilan total de la Fed est constitué aujourd’hui de titres du Trésor à hauteur de 55 pourcent, tandis que les titres adossés à des créances hypothécaires et à d’autres créances qu’elle a rachetés des banques commerciales représentent environ 40 pourcent — les avoirs en or et d’autres avoirs expliquent le reste. Un point important est le fait que le bilan de la Fed avant 2008 représentait environ 6 pourcent de la production annuelle américaine (PIB), mais il a atteint 25 pourcent en 2014. Il a depuis légèrement reculé à 20 pourcent du PIB, et la Fed a déjà annoncé qu’elle souhaiterait « normaliser » son bilan, c’est-à-dire qu’elle vise à le ramener à un volume réduit, afin d’éviter une inflation future et surtout, afin d’être en mesure de faire face à toute éventualité.

Faisons maintenant une rétrospection rapide sur l’état actuel de la situation économique.

Arrivée de Donald Trump à la Maison blanche en 2017 et sa politique d’une forte augmentation de la dette publique et ses pressions sur la Fed pour faire baisser les taux d’intérêt, possiblement jusqu’au niveau zéro

La dernière récession économique aux États-Unis, (surnommée la Grande Récession), a été la pire que l’on ait observé depuis la Grande Dépression des années ‘30. Elle a commencé en décembre 2007, et elle a pris fin en juin 2009. La présente reprise économique est toutefois la plus longue de l’histoire américaine, avec une croissance soutenue de plus de 10 ans, à ce jour.

La politique économique de l’administration Trump s’est distinguée par son protectionnisme commercial, par ses mesures anti immigration, par des baisses importantes d’impôts, surtout au profit des grandes entreprises et des grandes banques, par des déficits publics annuels qui dépassent mille milliards de dollars, par une politique monétaire expansionniste et par une hausse de 13 pourcent de la dette publique.

[N. B.: Pour information, la dette du gouvernement américain s’élevait à 19,95 milles milliards de dollars au 20 janvier 2017, quand Donald Trump entra à la Maison Blanche. Au 31 juillet, 2019, le niveau de la dette publique étasunienne atteignait 22.54 milles milliards de dollars.

Avec un tel niveau d’endettement, on peut craindre que le service de la dette devienne insupportable, surtout si les taux d’intérêts allaient augmenter. Face à pareille éventualité, les gouvernements et les banques centrales peuvent être tentés d’abaisser artificiellement les taux d’intérêt afin d’alléger le fardeau du service de la dette (essentiellement les paiements d’intérêts sur les obligations d’État). Cela équivaut à prélever une taxe d’inflation sur les avoirs des épargnants et des créanciers.

En effet, c’est effectivement ce que la Fed a fait. En abaissant artificiellement les taux d’intérêt au-dessous du taux d’inflation et de la prime de risque, elle a fait en sorte que le Trésor américain a pu payer des taux d’intérêt réels négatifs sur la dette publique. Quand le taux d’inflation est supérieur au taux d’intérêt nominal payé, le gouvernement des États-Unis se trouve à jouir d’un avantage budgétaire aux dépens de ses créanciers.

Si les taux d’intérêt devaient tomber à zéro, par exemple, ou même au-dessous de zéro, (comme c’est actuellement le cas au Japon, un pays qui est aux prises depuis vingt ans avec des taux d’intérêt négatifs, et dans certains pays européens aujourd’hui, tels que la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Suède, etc.), les épargnants, les retraités, les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les prêteurs en général sortent grands perdants.

Ainsi, dans les pays où les obligations d’État à dix ans, par exemple, génèrent un rendement nul ou négatif, cela signifie que le principe de l’intérêt composé a de facto été aboli pour les investisseurs. Cela pourrait avoir de graves conséquences pour les épargnants, les retraités et les fonds de pension.

Cependant, lorsque c’est la banque centrale qui achète des obligations d’État, en émettant de la nouvelle monnaie, on parle alors d’une opération de « monétisation de la dette ». Si cela se fait à grande échelle, cela peut éventuellement conduire à une inflation galopante, voire à une hyperinflation.

Il convient également de noter que lorsque les banques centrales abaissent les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas ou à des niveaux négatifs, les investisseurs n’ont d’autre choix que d’acheter des actifs offrant des rendements positifs, tels que des actions de sociétés ou des titres de propriété immobilière. On doit alors s’attendre à ce que des bulles de prix se forment sur les marchés boursier et immobilier. De tels investissements deviennent un refuge et une protection contre les rendements négatifs sur les titres à revenu fixe. Au cours de l’histoire, lorsque cela s’est produit, des Krachs boursiers et des paniques financières ont suivi.

Un retour aux années ’20 ?

La situation économique d’aujourd’hui rappelle, sous certains aspects, celle de l’économie américaine dans les années ‘20, la période qui précéda la Grande Dépression des années ‘30. En effet, l’économie américaine avait progressé au rythme annuel de 2,7 pourcent, entre 1920 et 1929 ; le plein emploi régnait, tandis que l’inflation était stable.

En outre, on avait prolongé la période de croissance économique en adoptant des mesures protectionnistes telles que le tarif Fordney-McCumber de 1922. Lors de la campagne présidentielle de 1928, de même, le candidat républicain à la présidence, Herbert Hoover (1874-1964), proposa des hausses tarifaires sur les importations. Une fois élu, il réalisa sa promesse et il fit adopter le très critiqué tarif Smoot-Hawley de 1930, que l’on soupçonne d’avoir accélérée la dépression économique mondiale. L’économie bénéficia d’un accroissement des dépenses en travaux publics et par des réductions d’impôts à trois occasions, soit en 1921, en 1924 et en 1925.

De plus, le président Calvin Coolidge (1872-1933) parapha  une loi anti immigration appelée la Loi de 1924 sur l’immigration, (également appelée la loi Johnson-Reed), dont le but principal était d’empêcher l’immigration aux États-Unis de personnes venant d’Asie. Il y avait aussi de l’hostilité envers les Américains catholiques, plusieurs d’origine italienne, envers les Juifs et envers les Noirs.

— C’étaient les « années folles« .

Lorsque l’on considère les nombreuses similitudes qui existent entre les deux périodes, au plan politique, social et économique, cela soulève quelques questions : Est-ce que l’histoire est en train de se répéter ? Est-ce que les excès que l’on observe aujourd’hui pourraient conduire à une reddition des comptes ? Est-ce que les banques centrales et les gouvernements du jour pourraient précipiter l’économie américaine et l’économie mondiale dans un grand marasme économique et financier ? — Protectionnisme commercial, réductions massives d’impôts, fortes augmentations de la dette publique, des mesures anti immigration, une déréglementation touts azimuts… etc.

— C’est du « déjà vu »!

Conclusion

Les États-Unis sont sur le bord d’une trappe de taux d’intérêt artificiellement bas. En effet, le président de la Fed, Jerome Powell, semble avoir été fortement influencé par les tactiques d’intimidation de Donald Trump pour faire abaisser les taux d’intérêt. Par conséquent, même si l’économie américaine opère présentement à plein régime, en ce qui concerne l’emploi, — en partie la conséquence démographique du départ à la retraite, en masse, des ‘baby boomers’ —, les politiques budgétaires et monétaires n’en sont pas moins fortement pro cycliques et elles sont très expansionnistes.

Ceci est fort inhabituel en pareilles circonstances, et c’est là le fruit d’une gouvernance qui viole les principes de base d’une bonne gestion économique. En effet, on doit se méfier de telles pratiques financières imprudentes, lesquelles sont susceptibles de créer des bulles financières qui sont condamnées, tôt ou tard, à éclater.

En réalité, de telles politiques pro cycliques, dans le présent contexte, sont un signe que le gouvernement en place cherche avant tout à engranger des gains économiques et politiques à court terme, au prix de difficultés à venir, à moyen et à long terme.

Rodrigue Tremblay

10:46 Publié dans Actualité | Tags : économie, krach, venezuela, chine, trump | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

21/08/2018

Les réseaux sociaux et la finance entrent en guerre

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La seule vérité doit être celle du profit

L'été 2018 est turbulent et chaque jour la panique du système de domination fait que nous apprenons, découvrons, l'ampleur des mesures prises contre la population, les libertés pour permettre à ce système de conserver, regagner, amplifier son pouvoir. Ses jours sont pourtant comptés.

Ainsi, si on a pu constater une censure massive de comptes ces derniers mois, puis lire les aveux de militantisme de certains CEO (Twitter par exemple), on ne pouvait espérer plus synthétique que ce mémo confidentiel (.pdf) de David Brock, fondateur de Media Matters (un nom parlant) de 49 pages destiné à vaincre Trump et mis au point pour une réunion de collecte de fonds..

Certes, Trump n'est pas l'ennemi du Système mais il est l'expression d'une ancienne version, celle du capitalisme industriel, se préoccupant encore un peu des citoyens et donc bien loin du monde virtuel d'une Clinton totalement soumise au capitalisme dématérialisé et financier.

On trouvera dans ce mémo lien l'illustration pratique des mesures hostiles à la liberté d'information et d'expression, à son pluralisme, prises par les géants des réseaux et parfois les propriétaires des serveurs.

Le mémorandum décrit un programme de quatre ans associant Media Matters avec American Bridge, Shareblue et Citizens for Responsibility and Ethics à Washington (CREW) pour attaquer Trump et le camp républicain. Les stratégies sont la mise en accusation systématique, élargissant la mission initiale de Media Matters pour lutter contre la désinformation du gouvernement et les partenariats avec les réseaux dont Facebook pour lutter contre les fake news, les prétendues fausses nouvelles. Le cas Alex Jones en août, les dizaines de milliers de pages de citoyens, d'associations fermées ont prouvé depuis que cela va bien plus loin.
 
Hillary Clinton commence elle aussi sa collecte de fond, pour les démocrates, dit elle.
 
Le mémo affirme que Media Matters et les groupes d'extrême gauche (Nous connaissons en France ce genre de réseau de rue ONG ou antifas liés à l'extrémisme kurde) ont ainsi accès à des données brutes provenant deLe mémo affirme que Media Matters et les groupes d'extrême gauche (Nous connaissons en France ces fameux réseaux de rue ONG ou antifas liés à l'extrémisme kurde) ont ainsi accès à des données brutes provenant de Facebook, Twitter et d'autres sites de médias sociaux afin de pouvoir surveiller et analyser systématiquement ces données non filtrées. Facebook, Twitter et d'autres sites de médias sociaux afin de pouvoir surveiller et analyser systématiquement ces données non filtrées.

Plus tôt nous pouvons identifier un article de fausses informations, plus nous pouvons l’effacer, indique le document. Avec cette nouvelle technologie à portée de main, les chercheurs qui surveillent les nouvelles en temps réel seront en mesure d’identifier les origines d’un mensonge avec une précision mathématique, en créant un système d’alerte rapide pour les fausses informations et la désinformation. On retrouve ici la formule de désinformation des médias mainstream, ce dont on ne parle pas n'existe pas.

Lisa Haven :They Did It To Alex Jones’ Infowars, Who or What Is Next?

Media Matters a rencontré Facebook, pour mettre au point de la manière de sévir contre les fausses informations, nous apprend le document.

Le géant des médias sociaux a reçu à ce titre une carte détaillée de la constellation des pages Facebook de droite qui avaient été les plus grands fournisseurs de fausses nouvelles. On croirait lire la presse hebdomadaire "française" qui adore cette forme de complotisme permettant d'associer le poète régionaliste anarchiste au catholique traditionaliste monarchiste et au skinhead adepte du ballon rond.

On découvre aussi que Media Matters a donné à Google les informations nécessaires pour identifier 40 des nouveaux sites les plus faux afin de pouvoir les bannir du réseau publicitaire de Google. J'espère que ça rapporte des tickets de pain et savon comme autrefois.

The Gateway Pundit a fait remarquer qu'en 2016, Google avait mis en œuvre ce plan sur le blog Gateway Pundit et sur d'autres sites conservateurs, notamment Breitbart, Drudge Report, Infowars, Zero Hedge et Conservative Treehouse.

Facebook, quant à lui, a changé son algorithme de flux d'actualités, apparemment pour lutter contre les fausses informations, provoquant une baisse rapide du trafic sur de nombreux sites conservateurs. Ce qui a aussi fait fuir sur d'autres réseaux (dont le VK russe) les citoyens sachant encore lire la Constitution américaine.

Le président Donald Trump a subit immédiatement l'effet de cette manipulation avec un trafic sur sa page Facebook ayant chuté de 45%.

Une étude réalisée en juin par Gateway Pundit a révélé que Facebook avait éliminé 93% du trafic des principaux sites d’information conservateurs.

A noter que Western Journal, dans sa propre étude , a constaté que les éditeurs de gauche/démocrates ont vu le trafic Web de Facebook augmenter d’environ 2% après les modifications de l’algorithme ce qui prouve qu'il n'y a pas de retour de clientèle, mais que les sites conservateurs ont enregistré une perte de trafic moyenne de 14%.

Le phénomène est donc celui déjà constaté avec la télévision. Un citoyen qui s'est éveillé ne revient pas à la soupe.

Selon des chercheurs, le mois dernier, les musulmans modérés et les militants antiterroristes étaient de plus en plus limités par la Silicon Valley, alors que le contenu terroriste reste sur les plateformes de médias sociaux.

Le chef de la campagne de Trump, Parscale, a déclaré la semaine dernière que l’interdiction de Jones entraînerait inévitablement le silence de ceux qui ont des opinions beaucoup moins controversées.


Newsmax TV et l'auteur de best-sellers Roger Stone à propos du cas Alex Jones.

Ce que nous voyons dans Big Tech, c'est l'impulsion totalitaire inhérente à la gauche qui est pleinement mise au point, a déclaré Parscale.

Le Système de domination est engagé dans une fuite en avant, son intolérance, sa manie de l'amalgame font que le camp des censurés déjà très majoritaire en Occident va encore gagner du terrain et du fait d'une attaque visible va se radicaliser. L'exemple français est à suivre avec un pouvoir représentant environ 10-12% de la population et ce qu'on nommera de manière grossière une droite des valeurs évaluée à environ 75% des électeurs.

Il ne faut pas se faire d'illusion, le moindre incident mal géré peut tout faire basculer car supprimer le thermomètre ne fait pas tomber la fièvre et une fièvre qui grimpe dans tout l'Occident.

15:01 Publié dans Actualité | Tags : soros, google, facebook, réseaux, trump, censure, alexjones | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

21/03/2017

L'économie se met à table

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L'économie est aujourd'hui la nouvelle loi. Ce qui n'est pas une science mais juste l'habillage mensonger, trompeur, de chiffres, commentaires, opinions, remplaçant la politique sert, comme cette dernière hier, à justifier notre asservissement au nom d'intérêts (dont on se garde bien de souligner le caractère exclusivement privé) supérieurs impossibles à remettre en cause et, à ce titre, nous privant de tout droit à l'autonomie ou aux choix. 

Cette arnaque désormais bien en place est néanmoins de plus en plus identifiée sous son vrai jour ce qui explique la haine profonde de ses prêtres pour l'information libre, pluraliste, Internet, etc. La chasse aux fake news est la dernière arme mise au point contre les analystes, les curieux, en fait ceux qui ne marchent pas dans la combine pour diverses raisons allant de l'intelligence à l'honnêteté ou tout simplement parce qu'elle n'est pas juteuse pour eux.

Les Econoclastes dans leur diversité se réunissent maintenant autour d'une table pour un commentaire non pas révolutionnaire ou hors la loi, mais simplement parce que des évidences, des anomalies, ne sont plus autorisées à être relevées, énoncées, dévoilées, sur les grands médias.

Si vous n'êtes pas encore un robot, si le réel ne vous rebute pas, bon appétit !

 

La dette en héritage. 100% Econoclastes n°02 (mars2017). Avec Philippe Béchade, Pierre Sabatier, Olivier Delamarche, Benjamin Louvet et Jean-Pierre Corbel.


L'arrivée du Président américain sur la scène mondiale fait l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il va y avoir de la casse ! Avec Philippe Béchade, Pierre Sabatier, Olivier Delamarche, Olivier Berruyer, Pierre Conesa et Jean-Pierre Corbel (février 2017) .

11:02 Publié dans Actualité | Tags : économie, actualité, econoclastes, crise, trump, dette | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

23/01/2017

Investiture Trump la suite

 

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Avec un peu de retard en raison de notre migration, voici la fin et la partie la plus commentée de la journée d'investiture. On y trouve, en intégralité, le discours de Trump déformé par les grands médias et on peut y entendre, clairement revendiqué, sa volonté de rupture avec les années Obama, celles d'une globalisation désastreuse et contraire aux intérêts populaires.

Quelques heures plus tard, le président américain annoncera sa volonté de renégocier l'Alena (accord de libre-échange nord-américain avec le Mexique et le Canada) et ordonnera le retrait des États-Unis du TPP (Accord de partenariat transpacifique).

Les années se soumission totale de la politique à l'intérêt économique et d'une économie purement financière semblent connaître quelques perturbations. Trump s'est aussi engagé à ne pas signer le terrifiant TIPP.



Discours seul en français pour aller à l'essentiel.

 

L'intégralité de l'événement, suite de notre article précédent pour l'ambiance, les violences, l'affaire de l'empoisonnement de Roger Stone au polonium etc. Parties vidéo 2 et 3.


Partie 2 Le serment et le discours

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Partie 3

10:35 Publié dans Actualité | Tags : investiture, trump, discours, programme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |