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21/07/2020

Le masque est la porte ouverte à des problèmes de santé

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Le traitement de l'aspergilus fumigatus implique voriconazole et Amphotericin-B et des antifongiques. La prévention passe par le nettoyage régulier des locaux mais aussi une bonne filtration des systèmes de ventilation et là dans les hôpitaux ce n'est plus toujours le cas. 

 

Non au masque, oui au masque, pas de masque, il faut le porter à nouveau ! La parole menteuse de la démocratie capitaliste change à ce sujet toutes les 5 minutes, pourquoi ?

La plus grande section du Commissariat aux Archives, bien plus grande que celle où travaillait Winston, était simplement composée de gens dont la tâche était de rechercher et rassembler toutes les copies de livres, de journaux et autres documents qui avaient été remplacées et qui devaient être détruites. Un numéro du Times pouvait avoir été réécrit une douzaine de fois, soit par suite de changement dans la ligne politique, soit par suite d’erreurs dans les prophéties de Big Brother. Mais il se trouvait encore dans la collection avec sa date primitive. Aucun autre exemplaire n’existait qui pût le contredire. Les livres aussi étaient retirés de la circulation et plusieurs fois ré-écrits. On les rééditait ensuite sans aucune mention de modification. Même les instructions écrites que recevait Winston et dont il se débarrassait invariablement dès qu’il n’en avait plus besoin, ne déclaraient ou n’impliquaient jamais qu’il s’agissait de faire un faux.

Il était toujours fait mention de fautes, d’omissions, d’erreurs typographiques, d’erreurs de citation, qu’il était nécessaire de corriger dans l’intérêt de l’exactitude. À proprement parler, il ne s’agit même pas de falsification, pensa Winston tandis qu’il rajustait les chiffres du ministère de l’Abondance. Il ne s’agit que de la substitution d’un non-sens à un autre. La plus grande partie du matériel dans lequel on trafiquait n’avait aucun lien avec les données du monde réel, pas même cette sorte de lien que contient le mensonge direct. Les statistiques étaient aussi fantaisistes dans leur version originale que dans leur version rectifiée. On comptait au premier chef sur les statisticiens eux-mêmes pour qu’ils ne s’en souvinssent plus.

George Orwell, 1984

 

Derrière les mensonges étatiques du spectacle de la crise marchande drapés dans l’apocalypse sanitaire du Coronavirus, un spectre hante l’Europe: le spectre d'une révolte prolétaire. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et Moscou, Berlin et Paris, toutes les gauches de France et toutes les droites d’Allemagne…


 

 

 

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L'idée de base et de sommet est incompatible avec l'égalité républicaine. Au revers des feintes, des fables et des duplicités sanitaires de la guerre économique se profile – d’abord – l’évidente certitude du retour de la guerre de classe ici avouée et révélée par Macron…

 

 

Présidentielles US: les Démocrates prolongeraient la crise du Covid-19 pour fragiliser Trump. Une crise sanitaire entretenue?

(...)

Le candidat antisystème qui prétendait en 2016 «assécher le marécage» de Washington, combattre le «deep state», l’État profond, a-t-il seulement réussi son pari? Car tout n’est pas à mettre au débit de Donald Trump dans la gestion de la crise sanitaire aux États-Unis. Le chercheur associé à l’IPSE pointe «une gestion politique du virus» par l’ensemble de la classe politique, pour qui «l’objectif unique» est l’élection présidentielle du 3 novembre. Ainsi, Gérald Olivier parle-t-il très clairement d’une «collusion, d’une coalition anti-Trump» fomentée par tout «l’establishment Démocrate et les médias» qui n’hésiteraient pas à entretenir ce marasme politico-sanitaire:

«Il est dans l’intérêt des Démocrates de prolonger cette crise. C’est pour ça qu’aujourd’hui, vous avez des États dirigés par une Administration Démocrate, qui savent très bien que l’objectif, c’est novembre, l’élection présidentielle. Plus ils maintiendront cette atmosphère de crise, plus ils favoriseront la victoire de Biden. Au-delà de la crise sanitaire, cette crise va durer jusqu’à l’élection pour des raisons purement politiques.»
(...)
Interview de Par pour Sputnik 20/07/2020

 

Dernière vidéo du docteur Silvano Trotta. A voir absolument !

Commentaire d'un internaute avisé.

Je suis d'accord avec toi, j'ai bossé pendant +5 ans en salle blanche et en chambre stérile dans la fabrication de médicament, j'ai donc reçu des formations sur l'équipement "médicale". il existe 3000 bactéries par centimètre carré sur une main, c'est pourquoi en lavant ses mains avec des lotions a base d'alcool toute les heures, on réduit les bactéries à environ 2000 au centimètre carré, lorsque l'on s'habille en salle blanche, il existe tout un protocole, désinfection des mains, puis enfilage des gants stériles sans toucher l'extérieur du gant, et ensuite, enfilage de la combinaison, puis du masque chirurgicale, a changer toute les 2 heures. Attention, dans ce cas, on travail dans des "chambres" salles à pression différentiel contrôlé dans lesquels très peu de bactéries existent. Le soucis du masque (dans des lieux ouverts ou en pression atmosphérique non contrôlé) à un effet statique et de ce fait absorbe tout les microbes qui l'entoure. vulgairement parlant pour expliquer au novice, le masque chirurgicale, ou coton lavable, etc.... a le même effet que les lingettes swiffer, qui attire la poussière. Il est donc évident que ces bactéries qui se collent continuellement sur les masques se transformes en champignon, étant donné que les champignons sont les fleurs des bactéries. Donc le fait de porter un masque rend malade, tout comme le fait de mettre son lit dans une pièce humide et pleine de moisissure, en quelques semaines, vous aller faire de l'hyperventilation, vous aller tousser, mal de gorge, vous aller avoir d'énorme soucis de bronche, car vous aller développer un champignon interne du a la respiration de la moisissure. Donc si le covid-19 est dit une maladie respiratoire, il est logique que si tout le monde porte un masque, une nouvelle vague va arriver, mais elle ne sera pas a l'origine d'un virus grippal, mais d'une infection bactériologique des bronches du à une mauvaise respiration.

09:08 Publié dans Actualité | Tags : covid, trump, virus, masque, faillite, révolte | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

06/07/2020

Quand un modérateur de Facebook balance...

Facebook, Twitter, Youtube, censure, lobbies, elections, Trump

 Comme l’État des fonctionnaires ne ressent qu’obscurément la conscience de ces faits, il s’efforce tout au moins de placer assez haut la sphère de l’illégalité pour la dérober aux regards, et il croit alors qu’elle a disparu.
Extraits des débats sur la liberté de la presse (Karl Marx – 1843)

Elections américaines et crise majeure du Capital obligent, une nouvelle vague de censure entraient des dizaines de milliers de clôtures de chaînes et comptes sur les réseaux sociaux sans justificatif réel autre que la diffusion d'informations qui dérangent où incompatibles avec les objectifs de la marchandises et de ses adeptes.

On voit donc des chaînes ayant des années d'existence disparaître, certaines ayant des centaines de milliers d'abonnés et des associations, des personnalités chassés du débat démocratique.

Mais cette fois les lobbies des "droits" ne descendent pas dans la rue pour les défendre, ils ne sont pas payés pour ça.

Quand un modérateur révèle l'hypocrisie de la censure, ce cache-sexe d'un militantisme politique et l'usage réel de nos données personnelles nous mettant avec nos amis et nos familles en danger.

14:43 Publié dans Actualité | Tags : facebook, twitter, youtube, censure, lobbies, elections, trump | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

20/04/2020

Corod-19 ou la bouée opportune du Capitalisme à l'agonie

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La pandémie n'est pas seulement un outil de sauvetage de la Banque, elle a de nombreuses utilités pour le système de domination, mise en place de la surveillance et de l'état policier, dernière chance de contrer Trump pour les Démocrates éclaboussés par une multitude de scandales.

Le Covid-19 a permis d'avouer, de révéler mais pas de provoquer la crise inévitable, sans solution et globale du Capitalisme. La vie après ne sera donc pas la même car la prolongation du Système implique une répression et un contrôle de la population toujours plus inhumain et violent.

L'ordre nouveau démocratique sera donc celui policier de la menace, de la Terreur sanitaire ou autre permanente, du chantage, du vaccin, du puçage, des drones, de la fin du cash, de la cyber-surveillance des déplacements, achats et conversations, de la censure, de la fermeture de comptes et sanctions sous prétexte de fake news, de l'interdiction d'accès au parents âgés, du retrait éventuel des enfants des familles, voilà le quotidien du proche avenir et parfois du présent.


Pierre Jovanovic Revue de Presse Internationale : https://www.jovanovic.com/blog.htm Le compte Twitter de Pierre Jovanovic : https://twitter.com/pierrejovanovic


 

Un médecin libre explique aux Français qu'il n'a pas peur du coronavirus et qu'il a surtout beaucoup plus peur de la privation de nos libertés fondamentales de circuler, de travailler et de nous réunir. Il délivre un message d'espoir indiquant qu'il existe : - un diagnostic - un traitement Alors pourquoi mettre en prison chez eux 60 millions de Français ? Le confinement généralisé est une mauvaise solution qui va laisser mourir les personnes âgées dans les EPHAD (contaminées pars le personnel dépourvu de masques) et va entraîner beaucoup plus de morts par manque de soins (on ne peut plus aller chez son médecin car on encore une fois de plus écarté les médecins généralistes du traitement de cette épidémie) et par la crise économique gigantesque qui s'aggrave à chaque semaine supplémentaire de confinement. Le remède du confinement-emprisonnement massif est pire que le mal, le coronavirus. La grippe peut tuer chaque année jusqu'à 25000 Français. Pour tous-ceux qui voudraient en savoir plus après avoir vu la vidéo https://www.dr-trotta.fr/coronavirus-..., article qui va être régulièrement mis à jour pendant l'épidémie pour vous informer des résultats des différents études sur les différents traitements.
PS : La plupart des commentaires sont encourageants et positifs. Les commentaires appelant à la délation rappellent les heures sombres de notre histoire alors que ce médecin ne fait que son travail de Docteur indiquant qu'il existe un diagnostic (PCR) et un traitement L'Hydroxychloroquine et l'Azithromycine. Il faut diagnostiquer les gens infectés, les isoler (confinement sélectif et personnalisé) et les traiter. Cela est de la Médecine, le reste c'est de la désinformation pour des buts que les Français ne vont pas tarder à découvrir au fur et à mesure des décisions liberticides qui sont prises : tracking, pistage électronique, Etat d'urgence sanitaire contre nos libertés...Le virus a bon dos.
Dr Pascal Trotta, Ancien Interne des Hôpitaux de Paris, Lauréat de la Faculté de Médecine de Paris V Médecin Spécialiste, Radiologue, Homéopathe, Fondateur de l'Institut de Médecine Naturelle de Saint Sébastien Institut de Médecine Naturelle du Dr Trotta Paseo de los fueros 3, 20005 San Sebastian www.dr-trotta.fr
 

 

 

 

Le Covid-19 a permis d'avouer, de révéler mais pas de provoquer la crise inévitable et sans solution et globale du Capitalisme. La vie après ne sera donc pas la même car la prolongation du Système implique une répression et un contrôle de la population toujours plus inhumain et violent. L'ordre nouveau démocratique sera donc celui policier de la menace, de la Terreur sanitaire ou autre permanente, du chantage, du vaccin, du puçage, des drones, de la fin du cash, de la cyber-surveillance des déplacements, achats et conversations, de la censure, de la fermeture de comptes et sanctions sous prétexte de fake news, de l'interdiction d'accès au parents âgés, du retrait éventuel des enfants des familles, voilà le quotidien du proche avenir.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74251-deconfinement-apres-...
Le Covid-19 a permis d'avouer, de révéler mais pas de provoquer la crise inévitable et sans solution et globale du Capitalisme. La vie après ne sera donc pas la même car la prolongation du Système implique une répression et un contrôle de la population toujours plus inhumain et violent. L'ordre nouveau démocratique sera donc celui policier de la menace, de la Terreur sanitaire ou autre permanente, du chantage, du vaccin, du puçage, des drones, de la fin du cash, de la cyber-surveillance des déplacements, achats et conversations, de la censure, de la fermeture de comptes et sanctions sous prétexte de fake news, de l'interdiction d'accès au parents âgés, du retrait éventuel des enfants des familles, voilà le quotidien du proche avenir.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/74251-deconfinement-apres-...

13:03 Publié dans Actualité | Tags : covid-19, trump, démocratie, dictature | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

06/08/2019

Taux d'intérêt et prochain krach

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La politique de la canonnière ne marche plus.

Alors que le Wall Street Journal annonce, fondé sur une source interne au gouvernement Trump, un blocus économique complet imminent du Venezuela, on constate la virtualité de la santé de l'économie américaine.

Certes, Trump clame haut et fort de bons résultats apparents comme un taux d'emploi record de 158 millions de personne mais la réalité est bien différente.

La méthode de calcul héritée des années Obama dissimule en fait une très forte détérioration du marché du travail avec des emplois précaires (souvent cumulés), à temps partiel et concernant surtout les personnes les plus âgées dans le domaine du service (restauration en particulier).

Ce n'est pas avec ce type de ressource qu'on peut s'offrir une voiture ou une maison.

On est bien loin de régler le problème de la jeunesse et celui plus récent et bien plus graves des classes moyennes exclues par la robotisation, l'informatisation des activités et qui fait s'envoler des dizaines de milliers de postes de cadres chaque mois dans l'automobile ou le secteur bancaire. L'endettement des classes moyennes n'a jamais été aussi fort depuis la guerre et on n'imagine pas un seul instant une inversion du phénomène dans les 20 prochaines années et encore moins à plus long terme.

Si on ajoute le symptôme des fusillades.


Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que la guerre commerciale affectait à la fois les 2 économies et la croissance économique mondiale dans son ensemble. Il a également indiqué que la Chine ne plierait pas face à la pression et ne remettrait pas en cause ses principes. La porte-parole du ministère a déclaré que les négociations devaient être menées de façon rationnelle et sur un pied d'égalité (source CGTN).

Ce chômage dissimulé se heurte de plein fouet à la politique extérieure américaine de guerre commerciale contre la Chine, premier fournisseur de biens de consommation sur un marché déjà en perdition. Les chaînes de supermarché s'effondrent en bourse, licencient en masse et chaque annonce de sanctions donc de hausse du prix des produits accélère la visibilité de la crise et la perte de clients.

En attendant, surveillez l'évolution des taux de change américain, l'annonce de leur baisse sera l'indicateur prévenant du prochain krach, aussi global que l'économie.


La Bourse de New York a terminé dans le rouge vendredi à la fin d'une semaine agitée, marquée par la relance du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine et les interrogations sur la trajectoire à venir de la politique monétaire américaine. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,37%, à 26 485,01 points.Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 1,32%, à 8004,07 points, et l'indice élargi S&P 500 de 0,73%, à 2932,05 points. Sur la semaine le Dow Jones a lâché 2,6%, sa pire semaine depuis fin mai. Le Nasdaq et le S&P 500, en reculant de 3,9% et 3,1%, ont encaissé leur pire semaine de l'année.L'escalade des tensions entre Washington et Pékin, déclenchée jeudi par un tweet inattendu du président américain annonçant de nouvelles taxes à l'importation sur les produits chinois, a pesé sur l'ensemble des marchés actions, de Tokyo à New York.Les investisseurs redoutent surtout que les nouvelles taxes ne touchent directement le portefeuille des Américains et affectent sensiblement l'économie de la première puissance économique mondiale (enfin première largement par les revenus générés par l'économie virtuelle car si on considère le réel donc ce qui compte en cas de conflit, la Chine est désormais par la production très loin devant) et, par ricochet, l'économie mondiale.

 

 

A lire :

Le capitalisme financier déréglé: taux d’intérêt extrêmement bas et bulles des prix

« La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation  monétaire; la seconde est la guerre. Les deux apportent une prospérité temporaire; les deux apportent une destruction permanente. Et les deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques. » Ernest Hemingway (1899-1961), (septembre 1932)

« Les armées, les dettes et les taxes sont des instruments prouvés pour placer le plus grand nombre sous la domination du petit nombre. » James Madison (1751-1836), 4ème Président des États-Unis, (20 avril 1795)

« Si le peuple américain autorise un jour les banques privées à contrôler l’émission de la monnaie, d’abord par l’inflation, puis par la déflation, les banques et les entreprises qui se développeront autour d’elles spolieront les citoyens de leurs biens jusqu’à ce que leurs enfants  se réveilleront sans-abri sur le continent que leurs pères ont conquis. » Thomas Jefferson, (1743-1826), 3ème président des États-Unis, 1802)

« Nous savons tous aujourd’hui que lorsque le gouvernement est dirigé par les forces organisées de l’argent, c’est  la même chose que s’il était dirigé par la mafia. » Franklin D. Roosevelt (1882-1945), 32ème président américain, 1933-1945, (lors d’un discours prononcé au Madison Square Garden, le 31 octobre 1936)

Ne prenez pas panique tout de suite, mais une nouvelle lubie monétaire fait présentement des ravages dans certains pays. C’est la nouvelle doctrine monétaire dite ‘non conventionnelle’ qu’une poignée de banques centrales ont adoptée dans le but d’abaisser les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas, et même de les pousser en territoire négatif.

En effet, on observe depuis quelque temps qu’un petit groupe de banques centrales et leurs gouvernements ont tellement abaissé les taux d’intérêt à court terme qu’aujourd’hui, certains pays font face à des taux d’intérêt nominaux négatifs et, lorsque l’inflation est prise en compte, avec des taux d’intérêt réels encore plus négatifs. Pourquoi une telle politique monétaire non conventionnelle ? Les raisons invoquées visent, disent-elles, à éviter que leur économie ne soit autrement confrontée à une monnaie surévaluée et à un fardeau de la dette trop lourd, ce qui pourrait nuire à la croissance économique.

Comment une telle chose est-elle possible? Comment une banque centrale peut-elle ramener les taux d’intérêt à zéro ou même en dessous de zéro, et quelles en seront les conséquences ? Pour ce faire, une banque centrale peut décider d’offrir des rendements nuls ou négatifs aux banques commerciales qui déposent leurs réserves excédentaires chez elle, dans le cadre de son programme de facilités de dépôts. C’est une question complexe, mais cela se produit essentiellement lorsque les banques commerciales disposent de liquidités qu’elles ont du mal à prêter de manière rentable à des emprunteurs privés. Elles se voient alors dans l’obligation de chercher d’autres avenues de placement, comme celle  d’acheter des obligations d’État et d’autres titres sur le marché public. Ceci fait hausser le prix de ces titres et abaisser les taux d’intérêt.

On peut se demander pourquoi les banques commerciales sont confrontées à des excédents de trésorerie, au-delà de ce qui est requis pour satisfaire la demande privée de crédit. Pour répondre à cette question, il faut remonter à la crise financière internationale de 2007 et des années suivantes.

Tout débuta avec la crise dite des ‘subprimes’, laquelle fit son apparition à la fin de l’été 2007, lorsqu’un certain nombre de grandes banques, tant aux États-Unis que dans d’autres centres financiers, se retrouvèrent au bord de la faillite. Elles furent victimes d’une nouvelle pratique bancaire, laquelle consistait à titriser des créances risquées, mais fort rentables, telles les créances hypothécaires et d’autres créances du même genre, en les regroupant dans de nouveaux titres ésotériques. Mais lorsque le marché de l’immobilier s’effondra, et avec lui les créances hypothécaires, les titres titrisés perdirent beaucoup de leur valeur et les banques se retrouvèrent en difficulté.

Afin d’empêcher les grandes banques de faire faillite, la banque centrale américaine, c’est-à-dire la Fed, se mit à imprimer de la nouvelle monnaie à hauteur de plus de trois milles milliards de dollars pour les rescaper. La Fed qualifia sa grande générosité d’« Assouplissement Quantitatif » [ou en anglais, de «Quantitative Easing» (QE)], une expression en apparence anodine et inoffensive de manière à couvrir la plus grande expansion de la base monétaire jamais enregistrée aux États-Unis. La base monétaire, en effet, est en grande partie le reflet du bilan de la Fed (c.-à-d. la contrepartie des avoirs monétaires détenus par les banques commerciales auprès de la banque centrale), et de la monnaie papier et métallique en circulation.

— La Fed s’est servi de la nouvelle monnaie pour acheter des obligations du Trésor américain, mais elle s’en est surtout servie pour acheter de grandes quantités de créances douteuses qui pesaient lourd sur le bilan des grandes banques commerciales. Et elle le fit pendant six ans, de 2008 jusqu’à la fin de 2014, en trois cycles successifs d’impression de nouvel argent.

— Vu dans une perspective historique, ce fut vraiment une orgie de création monétaire. — Ceci fut toutefois fait à partir du principe que les banques commerciales laisseraient la plupart de leurs réserves excédentaires nouvellement créées dans les coffres de la banque centrale. Néanmoins, les liquidités excédentaires dans le système firent quand même grimper le prix des obligations et ceux des autres titres, en faisant baisser toute la panoplie des taux d’intérêt. en effet, c’est un fait que les taux d’intérêt ont continuellement baissé depuis. — La Fed a déclaré qu’elle poursuivait une politique de « relance » de l’économie. En réalité, on pourrait dire plus exactement que ce qu’elle cherchait surtout à faire, c’était de « renflouer » les bilans amochés des grandes banques commerciales.

— Au cours de cette période, le bilan total de la Fed a explosé, passant d’environ 1 000 milliards de dollars en 2008, [N. B. : Il est habituellement constitué principalement de titres du Trésor et son revenu net d’intérêts est reversé au Trésor public], à environ 4 500 milliards de dollars en 2017, un grossissement de 350 pourcent.

Le bilan total de la Fed est constitué aujourd’hui de titres du Trésor à hauteur de 55 pourcent, tandis que les titres adossés à des créances hypothécaires et à d’autres créances qu’elle a rachetés des banques commerciales représentent environ 40 pourcent — les avoirs en or et d’autres avoirs expliquent le reste. Un point important est le fait que le bilan de la Fed avant 2008 représentait environ 6 pourcent de la production annuelle américaine (PIB), mais il a atteint 25 pourcent en 2014. Il a depuis légèrement reculé à 20 pourcent du PIB, et la Fed a déjà annoncé qu’elle souhaiterait « normaliser » son bilan, c’est-à-dire qu’elle vise à le ramener à un volume réduit, afin d’éviter une inflation future et surtout, afin d’être en mesure de faire face à toute éventualité.

Faisons maintenant une rétrospection rapide sur l’état actuel de la situation économique.

Arrivée de Donald Trump à la Maison blanche en 2017 et sa politique d’une forte augmentation de la dette publique et ses pressions sur la Fed pour faire baisser les taux d’intérêt, possiblement jusqu’au niveau zéro

La dernière récession économique aux États-Unis, (surnommée la Grande Récession), a été la pire que l’on ait observé depuis la Grande Dépression des années ‘30. Elle a commencé en décembre 2007, et elle a pris fin en juin 2009. La présente reprise économique est toutefois la plus longue de l’histoire américaine, avec une croissance soutenue de plus de 10 ans, à ce jour.

La politique économique de l’administration Trump s’est distinguée par son protectionnisme commercial, par ses mesures anti immigration, par des baisses importantes d’impôts, surtout au profit des grandes entreprises et des grandes banques, par des déficits publics annuels qui dépassent mille milliards de dollars, par une politique monétaire expansionniste et par une hausse de 13 pourcent de la dette publique.

[N. B.: Pour information, la dette du gouvernement américain s’élevait à 19,95 milles milliards de dollars au 20 janvier 2017, quand Donald Trump entra à la Maison Blanche. Au 31 juillet, 2019, le niveau de la dette publique étasunienne atteignait 22.54 milles milliards de dollars.

Avec un tel niveau d’endettement, on peut craindre que le service de la dette devienne insupportable, surtout si les taux d’intérêts allaient augmenter. Face à pareille éventualité, les gouvernements et les banques centrales peuvent être tentés d’abaisser artificiellement les taux d’intérêt afin d’alléger le fardeau du service de la dette (essentiellement les paiements d’intérêts sur les obligations d’État). Cela équivaut à prélever une taxe d’inflation sur les avoirs des épargnants et des créanciers.

En effet, c’est effectivement ce que la Fed a fait. En abaissant artificiellement les taux d’intérêt au-dessous du taux d’inflation et de la prime de risque, elle a fait en sorte que le Trésor américain a pu payer des taux d’intérêt réels négatifs sur la dette publique. Quand le taux d’inflation est supérieur au taux d’intérêt nominal payé, le gouvernement des États-Unis se trouve à jouir d’un avantage budgétaire aux dépens de ses créanciers.

Si les taux d’intérêt devaient tomber à zéro, par exemple, ou même au-dessous de zéro, (comme c’est actuellement le cas au Japon, un pays qui est aux prises depuis vingt ans avec des taux d’intérêt négatifs, et dans certains pays européens aujourd’hui, tels que la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Suède, etc.), les épargnants, les retraités, les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les prêteurs en général sortent grands perdants.

Ainsi, dans les pays où les obligations d’État à dix ans, par exemple, génèrent un rendement nul ou négatif, cela signifie que le principe de l’intérêt composé a de facto été aboli pour les investisseurs. Cela pourrait avoir de graves conséquences pour les épargnants, les retraités et les fonds de pension.

Cependant, lorsque c’est la banque centrale qui achète des obligations d’État, en émettant de la nouvelle monnaie, on parle alors d’une opération de « monétisation de la dette ». Si cela se fait à grande échelle, cela peut éventuellement conduire à une inflation galopante, voire à une hyperinflation.

Il convient également de noter que lorsque les banques centrales abaissent les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas ou à des niveaux négatifs, les investisseurs n’ont d’autre choix que d’acheter des actifs offrant des rendements positifs, tels que des actions de sociétés ou des titres de propriété immobilière. On doit alors s’attendre à ce que des bulles de prix se forment sur les marchés boursier et immobilier. De tels investissements deviennent un refuge et une protection contre les rendements négatifs sur les titres à revenu fixe. Au cours de l’histoire, lorsque cela s’est produit, des Krachs boursiers et des paniques financières ont suivi.

Un retour aux années ’20 ?

La situation économique d’aujourd’hui rappelle, sous certains aspects, celle de l’économie américaine dans les années ‘20, la période qui précéda la Grande Dépression des années ‘30. En effet, l’économie américaine avait progressé au rythme annuel de 2,7 pourcent, entre 1920 et 1929 ; le plein emploi régnait, tandis que l’inflation était stable.

En outre, on avait prolongé la période de croissance économique en adoptant des mesures protectionnistes telles que le tarif Fordney-McCumber de 1922. Lors de la campagne présidentielle de 1928, de même, le candidat républicain à la présidence, Herbert Hoover (1874-1964), proposa des hausses tarifaires sur les importations. Une fois élu, il réalisa sa promesse et il fit adopter le très critiqué tarif Smoot-Hawley de 1930, que l’on soupçonne d’avoir accélérée la dépression économique mondiale. L’économie bénéficia d’un accroissement des dépenses en travaux publics et par des réductions d’impôts à trois occasions, soit en 1921, en 1924 et en 1925.

De plus, le président Calvin Coolidge (1872-1933) parapha  une loi anti immigration appelée la Loi de 1924 sur l’immigration, (également appelée la loi Johnson-Reed), dont le but principal était d’empêcher l’immigration aux États-Unis de personnes venant d’Asie. Il y avait aussi de l’hostilité envers les Américains catholiques, plusieurs d’origine italienne, envers les Juifs et envers les Noirs.

— C’étaient les « années folles« .

Lorsque l’on considère les nombreuses similitudes qui existent entre les deux périodes, au plan politique, social et économique, cela soulève quelques questions : Est-ce que l’histoire est en train de se répéter ? Est-ce que les excès que l’on observe aujourd’hui pourraient conduire à une reddition des comptes ? Est-ce que les banques centrales et les gouvernements du jour pourraient précipiter l’économie américaine et l’économie mondiale dans un grand marasme économique et financier ? — Protectionnisme commercial, réductions massives d’impôts, fortes augmentations de la dette publique, des mesures anti immigration, une déréglementation touts azimuts… etc.

— C’est du « déjà vu »!

Conclusion

Les États-Unis sont sur le bord d’une trappe de taux d’intérêt artificiellement bas. En effet, le président de la Fed, Jerome Powell, semble avoir été fortement influencé par les tactiques d’intimidation de Donald Trump pour faire abaisser les taux d’intérêt. Par conséquent, même si l’économie américaine opère présentement à plein régime, en ce qui concerne l’emploi, — en partie la conséquence démographique du départ à la retraite, en masse, des ‘baby boomers’ —, les politiques budgétaires et monétaires n’en sont pas moins fortement pro cycliques et elles sont très expansionnistes.

Ceci est fort inhabituel en pareilles circonstances, et c’est là le fruit d’une gouvernance qui viole les principes de base d’une bonne gestion économique. En effet, on doit se méfier de telles pratiques financières imprudentes, lesquelles sont susceptibles de créer des bulles financières qui sont condamnées, tôt ou tard, à éclater.

En réalité, de telles politiques pro cycliques, dans le présent contexte, sont un signe que le gouvernement en place cherche avant tout à engranger des gains économiques et politiques à court terme, au prix de difficultés à venir, à moyen et à long terme.

Rodrigue Tremblay

10:46 Publié dans Actualité | Tags : économie, krach, venezuela, chine, trump | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |