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20/03/2026

Blackview Shark 6 : la performance accessible

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 Blackview Shark 6 : Et si le smartphone robuste et abordable devenait la nouvelle intelligence ?

 

 

Dans un monde où le smartphone est devenu une extension de nous-mêmes, son prix, lui, semble souvent vouloir décoller pour une tout autre stratosphère. Chaque année, les géants de la tech nous présentent des ovnis technologiques aussi brillants que hors de prix, nous laissant parfois l'impression frustrante qu'il faut hypothéquer sa maison pour avoir le droit de scroller sur TikTok dans de bonnes conditions. C'est dans ce contexte que débarque le Blackview Shark 6, un appareil qui a l'audace de proposer une tout autre philosophie : et si on arrêtait de payer pour du superflu ? Et si on revenait à l'essentiel, avec un smartphone fiable, endurant, et doté des dernières technologies sans pour autant faire pleurer notre compte en banque ?

Annoncé et lancé courant septembre 2025 , le Blackview Shark 6 se positionne d'emblée comme le contre-exemple sympathique de l'inflation technologique. Destiné au marché international et donc disponible en France, il arrive avec un chargeur aux normes européennes (fini les adaptateurs improbables qui encombrent nos tiroirs), et s'adresse à tous ceux pour qui un téléphone est avant tout un outil du quotidien, pas un trophée. Étudiants en quête du meilleur rapport qualité-prix, professionnels nomades qui ont besoin que la batterie tienne jusqu'au bout du chantier, ou familles cherchant un appareil solide pour plusieurs années : le Shark 6 vous fait un signe.

Avec un prix de vente qui, selon les revendeurs et les périodes de promotions, oscille entre 120 et 170 euros , il incarne cette idée de "démocratisation" de la technologie. À ce tarif, on pourrait s'attendre à des compromis douloureux, voire à un retour en arrière de dix ans. Mais c'est là que la surprise opère. Blackview, marque hongkongaise désormais bien rodée à l'exercice du smartphone durable et accessible, a sorti sa calculette et ses ingénieurs pour nous prouver qu'un budget serré n'est pas synonyme de sacrifice sur l'essentiel. Alors, ce Shark 6 est-il le requin qui va bousculer l'aquarium des entrées de gamme ? Plongeons sans plus tarder dans les abysses de ses caractéristiques.

Un look de baroudeur urbain : Design, prise en main et esthétique

Le premier contact avec un smartphone est souvent visuel, et parfois tactil. Le Blackview Shark 6 ne cherche pas à imiter le dernier étendard de la pomme ou du robot vert avec un dos en verre trempé aussi glissant qu'un savonnette. Non, lui, il assume une certaine robustesse, un look de baroudeur propre, presque chic dans son genre.

Dès qu'on le sort de sa boîte, on est frappé par sa taille. Avec ses 171,05 x 77,66 x 8,45 mm, on est face à un grand format . L'écran de 6,88 pouces impose une certaine présence, mais ses mensurations sont étonnamment maîtrisées pour une diagonale si généreuse. L'épaisseur de 8,45 mm le maintient dans une catégorie relativement fine, ce qui est appréciable. Côté balance, la balance justement affiche 210,5 grammes . C'est un poids conséquent, certes, mais qui est bien réparti. On sent que l'objet a de la substance, qu'il ne va pas se tordre au premier faux mouvement. Cette masse rassurante participe à cette impression de durabilité.

Blackview propose le Shark 6 dans une palette de trois coloris qui évite les dégradés criards et les finitions laquées trop kitsch. Vous aurez le choix entre :
- **Phantom Black** : Le classique indémodable, sobre et élégant.
- **Glacier Blue** : Un bleu doux et profond, qui rappelle la glace évoquée par son nom, parfait pour ceux qui veulent une touche de couleur sans agressivité.
- **Mint Green** : Une teinte verte très actuelle, fraîche et discrète, qui apporte une originalité bienvenue .

Ces couleurs sont associées à un dos qui, selon les descriptions et les avis, adopte une texture mate. Et quelle bonne idée ! Fini les capteurs d'empreintes digitales qui transforment l'arrière du téléphone en oeuvre d'art abstraite après cinq minutes d'utilisation. Le fini mat accroche bien la main et reste propre beaucoup plus longtemps. C'est le genre de détail qui change tout au quotidien et qui montre que Blackview a pensé à l'expérience utilisateur réelle, pas seulement à la beauté du rendu sur les visuels de présentation.

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La face avant est dominée par cet écran de 6,88 pouces. Le ratio écran/face avant est annoncé à des sommets (autour de 84,6% à 89,7% selon les sources) . Concrètement, cela signifie que les bordures noires sont présentes, mais parfaitement maîtrisées pour un appareil de ce prix. Elles n'empiètent pas sur l'expérience immersive, et le poinçon pour la caméra selfie, situé en haut de l'écran, est suffisament discret pour qu'on l'oublie vite.

Côté "prises et boutons", Blackview a fait preuve d'un traditionalisme qui force le respect. Oui, vous avez bien lu, le **port jack 3,5 mm** est bel et bien présent  ! Une sainte relique pour tous ceux qui n'ont pas encore sauté le pas des écouteurs sans-fil, ou qui ont une excellente paire de casque filaire qu'ils ne comptent pas mettre au rebut. À côté de cette touche de nostalgie bienvenue, on trouve un **lecteur d'empreintes digitales latéral**, idéalement placé sous le pouce ou l'index selon la main qui tient l'appareil. Il est rapide, efficace et déverrouille le téléphone sans effort, souvent même avant qu'on ait vraiment fini de sortir l'appareil de la poche .

Attention, nuance importante : le châssis est conçu pour une durabilité accrue, mais il ne faut pas le confondre avec un véritable smartphone de chantier. Il n'a pas de certification IP68 hauturière. On parle ici d'une résistance aux petits chocs du quotidien et, probablement, à quelques éclaboussures, mais mieux vaut éviter de le jeter dans la piscine ou de le laisser sous une pluie battante . Sa protection d'écran est certifiée Mohs niveau 7, ce qui le protège efficacement des rayures des clés ou de la monnaie dans la poche . C'est un compagnon de tous les jours increvable, pas un sous-marin.

Dans le ventre du requin : Caractéristiques techniques et performances

C'est à l'intérieur que le Blackview Shark 6 révèle sa véritable nature. On entre ici dans le vif du sujet, et force est de constater que la fiche technique est bien plus séduisante que le prix ne le laisse présager.

Sous le capot, on trouve le processeur **Unisoc T8100** (également connu sous le nom de T760) . Gravé en 6 nm, il s'agit d'une puce octa-core composée de quatre cœurs hautes performances Cortex-A76 cadencés jusqu'à 2,2 GHz et de quatre cœurs basse consommation Cortex-A55 à 2,0 GHz. Ce n'est pas le dernier cri de la course à la puissance, mais c'est un choix extrêmement judicieux pour cette gamme de prix. Dans les faits, ce chipset, épaulé par un GPU Mali-G57, se montre particulièrement efficace. Il fait tourner Android 15 avec une fluidité exemplaire, gère le multitâche sans transpirer, et se frotte même aux jeux. Les tests montrent qu'il encaisse sans broncher des titres comme *Genshin Impact* en paramètres graphiques bas ou moyens, et qu'il est tout à fait à l'aise avec les jeux moins gourmands . Au passage, il score aux alentours de 450 000 points sur AnTuTu, un score tout à fait honorable qui le place au-dessus de nombreux concurrents équipés de Helio G99 .

Côté mémoire, Blackview n'a pas lésiné sur les moyens. La version la plus courante du Shark 6 embarque **8 Go de RAM** . Et comme un bonheur ne vient jamais seul, le constructeur propose une extension virtuelle de la RAM, puisant dans le stockage interne pour ajouter jusqu'à 8 ou 16 Go supplémentaires . Au total, le système peut donc disposer de l'équivalent de 16 à 24 Go de mémoire vive, de quoi garder des dizaines d'applications en arrière-plan sans jamais avoir à les recharger. C'est une véritable aubaine pour les multitâches invétérés.

Le stockage interne est fixé à **128 Go en UFS 2.2** . C'est rapide, c'est spacieux, et c'est suffisant pour la majorité des utilisateurs. Mais si vous êtes un collectionneur de photos, de vidéos 4K ou de séries Netflix hors connexion, sachez que le téléphone dispose d'un emplacement dédié pour carte **microSD**, acceptant les cartes jusqu'à 2 To  ! Là encore, Blackview frappe fort en offrant une flexibilité que même des flagships à 1000 euros ont abandonnée. Et cerise sur le gâteau : l'emplacement est dédié, ce qui signifie que vous pouvez utiliser deux cartes SIM (en nano-SIM) ET votre carte mémoire en même temps . Plus de choix cornélien entre la double SIM pro/perso et le stockage !

Le point d'ancrage de tout bon smartphone, c'est sa batterie. Le Shark 6 embarque une généreuse **unité de 5000 mAh** . Associé à un processeur plutôt économe et à un écran dont la définition n'est pas démesurée (nous y reviendrons), cette capacité promet une autonomie très confortable. On peut aisément tenir une journée et demie, voire deux jours en usage modéré . La recharge s'effectue en USB-C avec une puissance maximale de **18W** . Ici, il faut être honnête : ce n'est pas la course. Si certains concurrents proposent du 33W ou 67W, les 18W du Shark 6 vous demanderont un peu de patience. Certains tests évoquent même une charge plus lente autour de 10W dans la réalité . Comptez environ 2h30 pour un plein complet . C'est le compromis à accepter pour un téléphone à ce prix, et cela reste acceptable vu l'excellente autonomie qui repousse les moments de recharge.

Côté connectivité, le Blackview Shark 6 est un vrai couteau suisse. Il supporte la **5G** (avec de très nombreuses bandes de fréquences, gage de compatibilité chez les opérateurs français) , le Wi-Fi 5 (802.11 a/b/g/n/ac), le Bluetooth 5.0, et bien entendu le GPS (avec Glonass, Galileo et Beidou) . Il est également équipé du **NFC**, indispensable pour les paiements sans contact avec Google Pay ou votre application bancaire . Enfin, point important pour les amateurs de radio, une puce FM est également de la partie .

Quant à l'écran, c'est une dalle **IPS LCD de 6,88 pouces** . Sa définition est de **720 x 1640 pixels** (HD+), ce qui donne une densité d'environ 260 ppp. Soyons francs : ce n'est pas du QHD+ et si vous collez l'œil à 2 centimètres de l'écran, vous pourrez distinguer quelques pixels. Mais dans un usage normal, à distance de lecture habituelle, l'image est parfaitement nette et agréable. La vraie bonne surprise, c'est le taux de rafraîchissement de **120 Hz** . La navigation dans les menus, le défilement des pages web et des réseaux sociaux est d'une fluidité exemplaire, un vrai bonheur pour les yeux et un argument de poids face à la concurrence qui reste souvent scotchée au 60 ou 90 Hz. La luminosité, annoncée à 450-500 nits, est correcte pour une utilisation en intérieur, mais peut montrer ses limites en plein soleil .

Pour la photo, le Shark 6 joue la carte de la simplicité. À l'arrière, on trouve un module double :
- Un capteur principal de **16 mégapixels** (ouverture inconnue) avec autofocus .
- Un capteur de profondeur de **2 mégapixels** pour aider à flouter l'arrière-plan en mode portrait .

Ce n'est pas un photophone, et il ne prétend pas l'être. En pleine journée et avec une bonne lumière, il s'en sort honorablement, capturant des images correctes avec des couleurs réalistes. Dès que la lumière baisse, les limites du capteur se font sentir : bruit numérique et perte de détails. Il y a un mode Pro qui permet de jouer avec les réglages pour grappiller quelques clichés sympas, et le logiciel tente de rattraper le coup. Le module portrait, aidé par le capteur de profondeur, fait un boulot acceptable de détourage. La caméra frontale de **8 mégapixels** fait le job pour les selfies et les visio-conférences, sans prétention démesurée . C'est le minimum syndical, mais il est rempli.

Côté son, le seul haut-parleur (en bas de l'appareil) est puissant mais manque de profondeur et d'équilibre . Pour les médias, mieux vaut sortir les écouteurs et profiter du fameux port jack.

Le cerveau de l'opération : Android 15 et la touche DokeOS 4.2

Si le matériel est important, le logiciel est l'âme du smartphone. Et sur ce point, le Blackview Shark 6 fait mieux que suivre le mouvement : il le précède. En effet, il tourne sous **Android 15**, la toute dernière version du système d'exploitation de Google . C'est un argument de poids pour un appareil à ce prix, car cela garantit l'accès aux dernières nouveautés en matière de fonctionnalités et, surtout, de sécurité.

Android 15 n'est pas une révolution esthétique, mais une évolution profonde sur des points essentiels. Voici ce que cette version apporte concrètement à l'utilisateur du Shark 6 :

1.  **Une vie privée mieux gardée :** Avec le "Privacy Sandbox", Google limite le suivi publicitaire intersites sans casser les fonctionnalités des applications. Vous êtes moins traqué, tout en continuant à profiter d'apps gratuites.
2.  **Un centre de santé unifié :** L'intégration de "Health Connect" permet de centraliser toutes vos données de santé (pas, sommeil, nutrition) en un seul endroit sécurisé, peu importe l'application que vous utilisez (Google Fit, Samsung Health, etc.).
3.  **Un partage d'écran intelligent :** Vous faites une visioconférence et devez montrer un document sans révéler vos autres onglets ou notifications ? Android 15 permet le partage d'écran partiel. Vous ne partagez que la fenêtre de votre choix, protégeant ainsi le reste de votre activité.
4.  **Un espace ultra-privé :** La fonction "Espace privé" crée une zone verrouillée dans votre téléphone, accessible par un code spécifique. Vous pouvez y cacher des applications sensibles (banque, photos, réseaux sociaux) qui n'apparaîtront pas dans le tiroir d'applications ni dans les récentes. Idéal si vous prêtez parfois votre téléphone.
5.  **Plus de contrôle pour les créateurs :** Les applications photo tierces peuvent désormais contrôler plus finement le matériel de l'appareil photo, ouvrant la voie à de meilleurs résultats et plus d'options de personnalisation.

C'est sur ce socle solide et moderne que Blackview a posé sa propre patte : **DokeOS 4.2** . Là où certaines surcouches sont lourdes, gourmandes et envahissantes, DokeOS 4.2 se veut un véritable assistant, ajoutant des fonctionnalités malines sans alourdir le système. Il n'y a pas de bloatware inutile, et l'interface reste proche d'Android stock tout en offrant des options de personnalisation bienvenues.

Les ajouts de DokeOS 4.2 sont pensés pour la commodité quotidienne :
- **EasyShare :** Un utilitaire de transfert de fichiers qui promet des vitesses jusqu'à 77 fois plus rapides que le Bluetooth. Pour partager une vidéo ou un dossier de photos avec un autre appareil Blackview ou un ami, c'est un gain de temps considérable.
- **Personnalisation poussée :** Thèmes dynamiques, icônes personnalisables, grands dossiers pour organiser son bureau... Vous pouvez vraiment faire vôtre l'interface.
- **Fonctionnalités pratiques :** On note la présence d'un enregistrement d'appels intégré (dans le respect des législations locales), d'outils pour le suivi d'exercices sportifs, ou encore de sous-titres en temps réel pour les vidéos.
- **Intelligence Artificielle :** Le constructeur mentionne l'intégration de "Doke AI" et de "Gemini AI 2.0", avec des fonctionnalités comme l'activation vocale ou l'analyse de documents . Cela promet une interaction plus naturelle avec l'appareil, même s'il faudra tester en conditions réelles l'étendue de ces capacités.

L'ensemble est fluide, réactif, et tire pleinement parti des 120 Hz de l'écran. DokeOS 4.2 sur Android 15 transforme le Shark 6 en un compagnon agréable, moderne et fonctionnel, sans les lourdeurs qui ont pu gâcher l'expérience d'autres smartphones low-cost par le passé.

Sur la Toile et dans la poche : Retours clients et verdict sur le rapport qualité-prix

Après cette plongée technique, il est toujours bon de tendre l'oreille du côté des utilisateurs. Que disent ceux qui ont déjà craqué pour le requin ? Dans l'ensemble, les retours convergent vers un sentiment de satisfaction et de surprise. Sur des plateformes comme Amazon ou Trustpilot, les utilisateurs francophones et internationaux saluent **la fiabilité et la constance de l'appareil** . On lit que c'est "l'un des téléphones Blackview les plus fiables", avec une "qualité de construction solide" et une "excellente autonomie de batterie".

Sur des sites spécialisés comme Notebookcheck, on confirme le bon rapport qualité-prix, en mettant en avant le "matériel décent, le grand écran, la bonne autonomie, le module NFC et l'emplacement microSD" . Les utilisateurs sur GSMArena soulignent également le sérieux du constructeur qui publie des mises à jour de sécurité, un point crucial pour un smartphone d'une marque parfois perçue comme secondaire .

Bien sûr, les critiques ne sont pas absentes. Elles pointent principalement les limites techniques inhérentes à la gamme de prix : la charge jugée lente (10W-18W), les haut-parleurs mono sans grande qualité musicale, et un appareil photo qui ne rivalisera pas avec des phones deux ou trois fois plus chers . Mais ce qui est frappant, c'est que ces limites sont presque toujours acceptées par les acheteurs comme des compromis raisonnables au vu du prix d'achat.

Alors, ce Blackview Shark 6 est-il vraiment la pépite qu'on vous annonce ? La réponse est oui, sans aucune hésitation, si vous savez ce que vous cherchez. Il est la parfaite illustration du concept de **"bon rapport qualité-prix"**. Il ne cherche pas à vous épater avec un appareil photo révolutionnaire ou un chargeur ultra-rapide. Il cherche à vous offrir ce qui compte vraiment au quotidien, et il le fait avec brio.

Pour environ 150 euros, vous obtenez :
- **Une expérience visuelle fluide** grâce à son grand écran 120 Hz.
- **Une autonomie souveraine** de deux jours qui change la vie.
- **Des performances plus que suffisantes** pour le multitâche et les jeux occasionnels.
- **La toute dernière version d'Android**, avec des fonctionnalités de sécurité et de confidentialité de pointe.
- **Une flexibilité totale** avec double SIM + microSD, port jack et NFC.
- **Un design sobre et agréable**, avec un dos mat qui ne retient pas les traces de doigts.

Il fait l'impasse sur le superflu pour se concentrer sur l'essentiel, et il le fait remarquablement bien. C'est le choix intelligent pour ceux qui voient leur smartphone comme un outil et non comme un signe extérieur de richesse.

En somme, le Blackview Shark 6 prouve qu'avec un peu d'ingéniosité et beaucoup de bon sens, on peut démocratiser l'accès à une technologie de qualité. Il redonne le sourire aux budgets serrés, offre une bouffée d'air dans un océan de produits hors de prix, et s'impose comme un compagnon fidèle pour les années à venir. Si vous cherchez un smartphone fiable, endurant, à la pointe des logiciels, et que vous refusez de vous ruiner pour l'avoir, alors nagez sans crainte vers ce Shark. Il mérite amplement votre attention.

 

 

 

Fiche technique détaillée du Blackview Shark 6 (version internationale / France)
Catégorie Spécification
Physique & Design
Dimensions 171,05 x 77,66 x 8,45 mm
Poids 210,5 grammes
Couleurs disponibles Phantom Black, Glacier Blue, Mint Green
Matériaux & finition Dos mat anti-traces, châssis renforcé (non certifié IP)
Réseau & Connectivité
Bandes 2G / 3G / 4G Compatibilité multibandes (GSM / WCDMA / LTE)
Bandes 5G n1/n3/n5/n7/n8/n20/n28/n38/n40/n41/n77/n78/n79 (compatible France)
Débit max 5G Jusqu'à 2,77 Gbps (DL) / 1,2 Gbps (UL)
Wi‑Fi 802.11 a/b/g/n/ac (Wi‑Fi 5), dual‑band
Bluetooth 5.0, A2DP, LE
NFC Oui (paiements sans contact, Google Pay)
GPS GPS, Glonass, Galileo, Beidou
Radio FM Oui
Performances & Mémoire
Processeur Unisoc T8100 (T760), 6 nm, octa‑core (4x A76 @ 2,2 GHz + 4x A55 @ 2,0 GHz)
GPU ARM Mali‑G57 MC2, 950 MHz
RAM 8 Go LPDDR4X (+ extension virtuelle jusqu'à 8/16 Go)
Stockage interne 128 Go UFS 2.2
Stockage extensible microSDXC jusqu'à 2 To (emplacement dédié)
Écran
Type IPS LCD, 120 Hz, 500 nits (typ)
Taille 6,88 pouces (≈ 17,5 cm)
Résolution HD+ (720 x 1640 pixels), 260 ppp
Ratio écran / corps ≈ 84,6 % – 89,7 % (selon sources)
Protection Verre résistant aux rayures (dureté Mohs niveau 7)
Audio & Vidéo
Haut‑parleur Mono (puissance correcte, médiums limités)
Prise jack 3,5 mm Oui
Formats audio supportés MP3, AAC, WAV, FLAC, etc.
Formats vidéo supportés MP4, H.264, H.265, VP9, etc.
Appareils photo
Caméra arrière principale 16 MP (autofocus)
Caméra arrière secondaire 2 MP (capteur de profondeur)
Résolution vidéo arrière Jusqu'à 1080p @ 30fps
Caméra frontale 8 MP
Résolution vidéo frontale Jusqu'à 1080p @ 30fps
Fonctions photo Mode Pro, HDR, panorama, mode portrait, beauté, retardateur
Batterie & Recharge
Capacité 5000 mAh (Li‑Po, non amovible)
Charge rapide 18 W (USB‑C, chargeur européen fourni)
Autonomie typique 1,5 à 2 jours en usage mixte
Capteurs & Divers
Biométrie Lecteur d'empreintes latéral, reconnaissance faciale (via caméra)
Capteurs Accéléromètre, proximité, luminosité, gyroscope, boussole (e‑compas)
SIM Dual nano‑SIM + emplacement microSD dédié
Système d'exploitation Android 15 + surcouche DokeOS 4.2
Contenu de la boîte Smartphone, chargeur 18W (UE), câble USB‑C, outil d'éjection SIM, film de protection (appliqué), coque transparente, manuel

10:18 Publié dans Actualité, Smartphone | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

17/03/2026

Guerre et effet de serre (1/2)

 

Scandales d'élites, impunité systémique et la tentation de la guerre comme diversion. En ce début mars 2026, tandis que les frappes se succèdent sur le territoire iranien et que les commentateurs géopolitiques s'épuisent à cartographier les risques d'un embrasement régional, une question lancinante refuse de disparaître des écrans radar de l'opinion publique occidentale. Et si cette guerre n'était pas seulement une guerre ? Et si les missiles servaient, entre autres fonctions, à couvrir ce que la lumière crue des projecteurs médiatiques commence à révéler sur les élites qui gouvernent le monde occidental ? L'hypothèse, longtemps reléguée aux franges conspirationnistes, fait désormais son chemin dans des cercles qui n'ont rien d'extrémistes : des salons feutrés des think tanks aux plateaux de chaînes d'information généralistes, en passant par les colonnes de journaux de référence. Elle mérite, pour cette raison même, d'être examinée avec la rigueur qu'elle requiert — sans complaisance ni rejet condescendant.

 

 

 

 

I. L'Amérique face au miroir Epstein

La démocratie et ses démons

1.1 — Sept ans de révélations, zéro responsabilité

Il est des affaires qui éclaboussent et d'autres qui noient. L'affaire Jeffrey Epstein appartient résolument à la seconde catégorie. Près de sept ans après la mort du financier américain dans une cellule du Metropolitan Correctional Center de New York — officiellement un suicide, officieusement la source d'une suspicion universelle —, la noyade est toujours d'actualité. Loin de s'être dissipée dans l'amnésie collective qui absorbe ordinairement les scandales trop encombrants, elle s'est au contraire épaissie, stratifiée, ramifiée, jusqu'à devenir quelque chose de plus grave encore qu'un simple fait divers criminel : un révélateur de la nature profonde du pouvoir dans les démocraties libérales.

Jeffrey Epstein, né en 1953 dans le quartier ouvrier de Coney Island à Brooklyn, avait construit en quelques décennies une fortune opaque, des amitiés aussi haut placées qu'inexplicables, et un réseau de propriétés — une île privée aux îles Vierges américaines, un manoir à Manhattan, un ranch au Nouveau-Mexique, un appartement à Paris — qui constituaient les décors d'une prédation sexuelle industrielle sur des jeunes femmes et adolescentes. Arrêté une première fois en 2007 en Floride pour sollicitation de prostitution de mineurs, il avait bénéficié d'un accord de clémence extraordinaire — négocié, selon les archives judiciaires, en partie par l'ancien secrétaire au Travail Alexander Acosta — qui lui avait épargné la prison fédérale. Treize années plus tard, réarrêté en juillet 2019, il mourait en détention le 10 août de la même année, dans des circonstances que deux caméras de surveillance défaillantes, un gardien endormi et une autopsie contestée n'ont jamais permis d'élucider.

Depuis lors, la publication échelonnée de milliers de documents judiciaires, issue des procédures civiles intentées par ses victimes contre son ancienne associée Ghislaine Maxwell — condamnée en décembre 2021 à vingt ans de prison pour trafic sexuel de mineurs —, a produit un effet paradoxal. Censée incarner la transparence absolue réclamée par une opinion publique indignée, cette divulgation progressive a surtout révélé l'étendue du réseau, l'identité de certains de ses membres, et surtout l'incapacité ou le refus systématique des autorités américaines de traduire quiconque d'autre en justice. Des noms circulent, des dépositions existent, des billets d'avion et des registres de visites ont été versés au dossier — et pourtant rien ne vient.

Comme l'a sobrement analysé un éditorialiste du South China Morning Post, ce qui est exposé dans cette affaire, ce n'est pas tant l'ampleur du réseau criminel que la manière dont Washington « métabolise le scandale ». Il ne s'agit plus de rendre des comptes, mais de s'en servir comme d'une arme partisane : les dossiers sont exigés avec fracas, puis transformés en munitions électorales ; les caviardages sont publiquement condamnés, puis tranquillement tolérés lorsqu'ils deviennent gênants pour les uns ou les autres. La justice, dans ce contexte, n'est plus une institution : elle est un théâtre.

1.2 — Le consensus de la méfiance

Le résultat est un désastre anthropologique pour la démocratie américaine. Un sondage Reuters/Ipsos réalisé en février 2026 est à cet égard accablant dans sa clarté : 69 % des Américains estiment que les « fichiers Epstein » prouvent que « les puissants ne sont que rarement tenus responsables de leurs actes ». Chiffre en soi frappant, mais qui devient proprement vertigineux lorsqu'on l'examine à travers le prisme de la polarisation américaine : plus de 80 % des électeurs républicains et démocrates partagent cette conviction. Dans un pays où un simple fait météorologique peut devenir objet de querelle partisane, il est remarquable — et alarmant — que la corruption de l'élite soit devenue l'un des derniers sujets de consensus national.

Cette unanimité transcende les clivages ordinaires parce qu'elle touche à quelque chose de plus fondamental que la politique : elle touche à la perception même de la légitimité. Pendant des décennies, la rhétorique américaine a reposé sur un mythe fondateur — celui d'une société où la loi s'applique à tous, où le mérite prime sur la naissance, où les institutions résistent aux assauts de la corruption. L'affaire Epstein, en exhibant dans ses moindres détails un système de protection des puissants opérant au grand jour et en toute impunité, a infligé à ce mythe une blessure dont on ne sait pas encore si elle est cicatrisable.

Le politologue Ivan Krastev, spécialiste de la crise des démocraties libérales, a écrit dans After Europe (2017) que « la démocratie ne meurt pas quand les gens cessent de croire en elle, mais quand ils cessent de croire qu'elle peut fonctionner ». L'affaire Epstein est précisément ce moment de bascule : non pas une crise de valeurs, mais une crise de fonctionnement institutionnel perçu.

1.3 — La géographie d'un réseau : femmes victimes, hommes ciblés

Pour comprendre l'ampleur du scandale, il faut d'abord en saisir la mécanique précise. Le réseau Epstein ciblait principalement de jeunes femmes et adolescentes, recrutées dans des milieux défavorisés ou fragiles, à qui l'on faisait miroiter des opportunités — emplois, argent, relations — et qui se trouvaient progressivement piégées dans un système d'exploitation et d'abus sexuels. Ghislaine Maxwell, fille de l'homme d'affaires Robert Maxwell, jouait le rôle de recrutrice et d'organisatrice, apportant à l'entreprise criminelle le vernis de la respectabilité sociale. Les victimes — plusieurs dizaines ont été identifiées, d'autres demeurent dans l'ombre — sont issues de milieux très différents, mais partagent souvent une vulnérabilité initiale qui a facilité leur mise sous emprise.

Ce réseau, par sa nature même, impliquait nécessairement des complices parmi les « utilisateurs » : des hommes puissants, fortunés, souvent célèbres, qui avaient accès aux jeunes femmes ainsi recrutées. C'est là que réside le vrai sujet politique de l'affaire : non pas les crimes d'un homme seul, aussi graves soient-ils, mais la protection collective accordée à un réseau par des institutions supposément garantes de la justice.

La question des « listes de noms » — de ces clients et complices présumés dont les dépositions de victimes ont parfois révélé l'identité — est devenue le véritable centre de gravité politique du dossier. Car si Ghislaine Maxwell a été condamnée, elle l'a été pour avoir organisé le trafic, non pour avoir livré les identités de ceux qui en ont bénéficié. L'immunité des puissants demeure, structurellement, intacte.



II. L'affaire Abercrombie : le même poison, un autre visage

2.1 — Quand la marque devient façade

Si Epstein incarne le versant « financier et géopolitique » du trafic sexuel — avec ses implications dans les hautes sphères de la politique mondiale, ses connexions présumées avec les services de renseignement et ses victimes féminines —, l'affaire Mike Jeffries, l'ancien directeur général d'Abercrombie & Fitch, en représente un versant différent, moins spectaculaire dans ses ramifications politiques mais tout aussi révélateur dans ce qu'il dit de la culture d'impunité des élites économiques américaines.

Mike Jeffries a dirigé Abercrombie & Fitch de 1992 à 2014, transformant une marque de vêtements en déclin en un empire mondial du prêt-à-porter adolescent, valant plusieurs milliards de dollars à son apogée. Sous sa direction, la marque est devenue célèbre — ou tristement célèbre — pour son esthétique ouvertement sexualisée, ses critères d'embauche discriminatoires et sa promotion d'un idéal physique normatif jusqu'à la caricature. Ce que l'on savait moins, ou que l'on refusait de voir, c'est que derrière cette façade consumériste se dissimulait, selon les accusations portées devant les tribunaux, un réseau de trafic sexuel ciblant de jeunes hommes.

Arrêté en 2025 et inculpé formellement début 2026, Mike Jeffries est accusé, avec son ancien compagnon Matthew Smith et un associé nommé James Jacobson, d'avoir orchestré un réseau international de prostitution masculine. Le mode opératoire, tel qu'il ressort des actes d'accusation, est d'une sophistication cynique : de jeunes hommes, attirés par la promesse d'une carrière de mannequin ou d'une connexion dans le monde de la mode, se trouvaient progressivement amenés à participer à des « événements » sexuels organisés, sous la contrainte psychologique et parfois la coercition.

2.2 — L'entreprise protège son ancien dirigeant

La dimension corporate du scandale est tout aussi inquiétante. Un tribunal a statué qu'Abercrombie & Fitch — entreprise cotée en bourse, valant plusieurs milliards de dollars, dont les consommateurs sont principalement des adolescents — était tenue de financer les frais de défense juridique de son ancien directeur général, accusé de trafic sexuel. Des experts juridiques estiment ces frais à plusieurs millions de dollars. Un ancien procureur fédéral, cité par le New York Times, a qualifié cette situation d'« unique » dans les annales du droit des sociétés : il est extrêmement rare, pour ne pas dire sans précédent, qu'une entreprise prenne en charge les frais de défense de l'un de ses anciens dirigeants dans le cadre d'accusations criminelles d'une telle gravité.

Cette décision judiciaire — qui repose sur des clauses d'indemnisation présentes dans les statuts de l'entreprise — illustre un problème systémique : les mécanismes juridiques conçus pour protéger les dirigeants contre les poursuites abusives liées à leur gestion d'entreprise peuvent être détournés pour couvrir des crimes qui n'ont rien à voir avec l'exercice de leurs fonctions professionnelles. La frontière entre la protection légitime des dirigeants et le bouclier accordé aux criminels puissants n'est jamais aussi mince que lorsque les intérêts financiers sont suffisamment considérables.

2.3 — Deux réseaux, une même logique de prédation

Il serait réducteur de voir dans la juxtaposition des affaires Epstein et Jeffries une simple coïncidence ou la manifestation d'une pathologie individuelle. Ce qui unit ces deux affaires — au-delà de leur différence de genre dans la cible des victimes (femmes pour l'une, hommes pour l'autre) —, c'est une logique structurelle commune : l'utilisation du statut social, de la fortune et de la promesse de mobilité ascendante comme instruments de prédation sur des individus vulnérables.

Dans les deux cas, le recrutement s'appuie sur un mensonge fondateur — la carrière de mannequin, la connexion sociale, la protection puissante — qui dissimule une relation d'exploitation. Dans les deux cas, la machinerie judiciaire a mis des années à se mettre en branle, et continue, dans le cas Epstein, à protéger les complicités les plus haut placées. Dans les deux cas enfin, la réaction du monde économique et social qui entourait les protagonistes a été davantage celle de la protection que de la dénonciation.

Le sociologue Michael Kimmel, spécialiste des masculinités et du pouvoir, a théorisé ce qu'il appelle le « privilège invisible » : la capacité des hommes puissants à ne pas voir — ou à faire en sorte que les autres ne voient pas — les abus qu'ils commettent, précisément parce que les institutions qui devraient les contrôler sont elles-mêmes parties prenantes du même système de privilèges. Les affaires Epstein et Jeffries sont l'illustration la plus crue de cette théorie.



III. Gaza : quand le monde bascule

3.1 — La guerre qui a brisé la narration

Pour comprendre le contexte dans lequel s'inscrit la question de la « diversion par la guerre », il faut mesurer l'ampleur du séisme qu'a représenté la guerre à Gaza pour l'opinion publique occidentale — et particulièrement pour la relation entre cette opinion et ses gouvernements.

Depuis le 7 octobre 2023 et l'attaque du Hamas à l'origine et au déroulement controversés contre les communautés israéliennes du Néguev, qui a fait environ 1 200 morts et 250 otages, et l'offensive militaire israélienne qui s'en est suivie dans la bande de Gaza — ayant causé, selon les chiffres du ministère de la Santé gazaoui compilés par des organisations onusiennes, plus de 45 000 morts à la fin de l'année 2024, dont une majorité de civils et d'enfants — quelque chose de profond s'est brisé dans la rhétorique occidentale sur les droits de l'homme. Le chiffre atteint désormais 75 000 morts.

Ce n'est pas seulement la nature du conflit qui a changé l'équation politique : c'est la manière dont il a été vu. Pour la première fois dans l'histoire des guerres modernes, une offensive militaire massive s'est déroulée sous les yeux de centaines de millions de personnes connectées, en temps quasi réel, grâce aux téléphones portables de journalistes, de civils et de médecins gazaouis. Les images de bâtiments effondrés sur leurs habitants, d'enfants extraits des décombres, d'hôpitaux bombardés, de colonnes de réfugiés en marche vers nulle part, ont circulé sur toutes les plateformes avant que le moindre filtre éditorial ou diplomatique n'ait pu intervenir.

3.2 — Le grand basculement de l'opinion

Les sondages le confirment avec une netteté qui aurait été impensable cinq ans plus tôt. Selon une étude du Pew Research Center publiée au cours du premier semestre 2025, la proportion d'Américains ayant une opinion défavorable d'Israël est passée de 42 % en 2022 à 53 % en 2025. Chez les moins de trente ans, cette proportion atteint 71 %. En Grande-Bretagne, un sondage YouGov publié en janvier 2025 indique que 72 % des Britanniques souhaitent un embargo sur les armes à destination d'Israël. En Allemagne, 66 % de la population demande à son gouvernement de faire davantage pression sur Tel-Aviv pour un cessez-le-feu durable, selon un sondage Infratest Dimap.

Ces chiffres sont d'autant plus significatifs qu'ils traduisent non pas une simple évolution d'opinion sur un conflit lointain, mais un basculement structurel de la perception que les citoyens occidentaux ont de leurs propres gouvernements. Car si les opinions ont changé à ce point, les politiques gouvernementales, elles, ont évolué beaucoup plus lentement — créant un fossé de légitimité entre les dirigeants et leurs opinions publiques qui constitue, en lui-même, un facteur politique majeur.

3.3 — La rue contre les palais

Dans ce contexte, les manifestations qui ont secoué les capitales européennes depuis l'automne 2023 ne sont pas simplement des manifestations de solidarité avec les Palestiniens — elles sont aussi des expressions de méfiance envers des gouvernements perçus comme complices d'une politique que leurs propres populations rejettent. À Londres, les marches répétées dans les rues de la capitale, rassemblant parfois plusieurs centaines de milliers de personnes, ont mis le gouvernement travailliste de Keir Starmer dans une position inconfortable. À Berlin, les manifestations devant le Bundestag ont mis en évidence la contradiction entre la rhétorique des « droits de l'homme » portée par le gouvernement allemand et son soutien maintenu, même partiel, à Israël. À Paris, Madrid, Amsterdam, le même schéma s'est répété.

Pour les gouvernements concernés, pris en tenaille entre leur soutien historique et diplomatique à Israël et une rue de plus en plus hostile, la colère populaire est devenue un facteur politique ingérable. Elle alimente une crise de légitimité qui, combinée aux scandales évoqués précédemment, dessine un tableau particulièrement sombre de la relation entre les élites gouvernantes et les populations qu'elles sont censées représenter.



IV. La mort de Charlie Kirk et le théâtre de l'ombre

4.1 — Une disparition qui nourrit la suspicion

C'est dans ce contexte déjà hautement inflammable qu'est survenu, en début d'année 2026, le décès de Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA et l'une des figures montantes du conservatisme américain populiste. Kirk, né en 1993, avait bâti en quelques années une organisation de mobilisation politique des jeunes conservateurs qui comptait des dizaines de milliers de membres à travers les campus américains. Fervent soutien de Donald Trump, voix ultrasonore de la droite culturelle, il était néanmoins en train d'évoluer sur plusieurs questions géopolitiques — notamment celle de l'engagement militaire américain au Moyen-Orient.

Les circonstances de sa mort n'ont jamais été clairement établies par les autorités. Cette opacité — volontaire ou non —, dans le contexte de méfiance généralisée que nous avons décrit, a aussitôt alimenté un concert de théories alternatives, certaines plus vraisemblables que d'autres.

La polémiste Candace Owens, dans son émission Bride of Charlie, a avancé une théorie radicale qui a circulé à une vitesse remarquable dans les cercles conservateurs américains. Selon elle, la mort de Kirk ne devrait rien au hasard. Elle serait liée à deux positions que le militant aurait adoptées dans les mois précédant son décès, deux positions suffisamment « dangereuses » pour avoir motivé son élimination.

4.2 — L'empêcheur de faire la guerre

La première de ces positions serait son opposition croissante à une guerre élargie contre l'Iran. Kirk, tout en demeurant un soutien explicite d'Israël, avait progressivement rejoint les rangs de ceux qui questionnaient l'opportunité d'un engagement militaire américain illimité, prôné par une certaine frange néoconservatrice. Cette évolution signale un phénomène plus large que plusieurs analystes ont documenté : la fracture croissante, au sein même de la droite américaine, entre un courant « America First » isolationniste et un courant néoconservateur internationaliste qui, malgré ses défaites idéologiques de l'ère Trump, continue d'exercer une influence considérable dans les structures de sécurité nationale américaines. Kirk, avec son audience jeune et massive, aurait pu peser lourd dans cette fracture.

La seconde position qui l'aurait mis en danger, selon Owens, serait sa volonté de transparence sur l'affaire Epstein. En tant que leader influent de la nouvelle droite, disposant d'une plateforme médiatique considérable, Kirk aurait commencé à exiger publiquement que toutes les informations sur les complicités du réseau Epstein soient rendues publiques — y compris, possiblement, des informations compromettantes pour des personnalités conservatrices. Owens a avancé une hypothèse glaçante : sa mort orchestrée aurait eu pour but paradoxal de galvaniser le soutien à Israël, faisant de lui un martyr de la cause qu'il commençait à questionner.

4.3 — Les limites du récit conspirationniste

Il faut ici marquer une pause et exercer la rigueur analytique que ce sujet exige. Ces allégations sont formellement contestées par les pouvoirs politiques en place, et aucune enquête officielle ne les étaye à ce stade, il faut bien comprendre que la nature même de ce qu'elles pointes rend leur validation impossible car subversive. Le fait qu'elles circulent avec une rapidité remarquable et rencontrent un écho puissant dans une opinion publique échaudée par des années de mensonges avérés ne les rend pas fausses pour autant, elles sont en effet particulièrement crédible et la population le ressent par ses tripes.

L'histoire des démocraties libérales est peuplée de morts prématurées de personnalités publiques qui ont alimenté des théories conspirationnistes sans que celles-ci aient jamais trouvé de confirmation factuelle immédiate ou par le grand médias, avec le temps ou dans l'ouvrage du spécialiste, c'est différent. La mort de John F. Kennedy a généré une industrie entière de spéculations dont aucune n'a résisté à l'épreuve des archives déclassifiées. Ce qui est en revanche analytiquement pertinent, c'est l'écosystème qui permet à ces théories de prospérer. L'absence d'enquête crédible et transparente, la maladresse des communications officielles, l'opacité institutionnelle sur des dossiers qui la méritent objectivement moins que d'autres : tout cela nourrit le sentiment que la vérité est cachée, et donne aux théories alternatives une audience qu'elles ne devraient pas nécessairement avoir. Dans ce sens, la responsabilité des institutions n'est pas dans ce qu'elles auraient fait, mais dans ce qu'elles ne font pas : garantir une transparence suffisante pour que la vérité, quelle qu'elle soit, puisse être établie.

 

La suite la semaine prochaine...

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13/03/2026

L’âge d’or de l’Amérique appartient définitivement au passé (2/2)

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Est-ce que quelqu'un croit réellement que le port d'un masque pseudo-sanitaire, des injections expérimentales imposées par le mensonge et la peur ou des cheveux bleus ou verts donc l'accès aux joies de la société démocratique encore plus marchande vont émanciper la femme iranienne sous le régime des mollahs mis en place hier par Washington ? Notre analyse qui n'est ni sur la ligne Trump ni sur celle politique de la gauche anti Trump est fondé sur des sources publiques vérifiables, notamment les retranscriptions officielles du discours de Trump publiées par PBS NewsHour et NPR, les comptes rendus des auditions parlementaires publiés par CNN, NBC News, The Hill, CNBC et UPI, les données de la dette nationale publiées par le Joint Economic Committee du Congrès et la Treasury, les analyses du Congressional Budget Office, la chronologie de la crise Iran-États-Unis de 2026 publiée sur Wikipedia et des sources académiques sur l'histoire des relations anglo-américaines avec l'Iran.

 

 

Ces Guerres que le Discours Efface

Dans son discours, Trump a brossé le tableau d'une Amérique qui a apporté la paix au monde, ou du moins qui oeuvre en ce sens. Les guerres héritées seraient en voie de résolution. L'Amérique serait de retour comme puissance de stabilisation.

La réalité de 2026 invite à plus de prudence.

2465QF.jpgAu moment où Trump prononçait son discours, Gaza était toujours sous les bombes. Le conflit entre Israël et le Hamas, qui a commencé le 7 octobre 2023, n'a connu aucune résolution durable. Les estimations du nombre de morts palestiniens civils dépassent désormais les chiffres les plus dramatiques de la guerre précédente. Les Nations Unies ont documenté la destruction de plus de 60 % des infrastructures de la bande de Gaza. Des hôpitaux, des écoles, des mosquées, des marchés ont été réduits en ruines. L'aide humanitaire a été, à plusieurs reprises, bloquée.

Le représentant iranien Esmaeil Baqaei a répondu au discours de Trump en l'accusant de « gros mensonges » contre l'Iran. Cette réponse s'inscrit dans un contexte où les États-Unis ont assisté leur allié israélien sans condition, défendant systématiquement les opérations militaires israéliennes à l'ONU et continué à livrer des armements. Dire que les guerres ont « disparu » ou que l'Amérique a apporté la paix, c'est soit nier Gaza, soit considérer que les Palestiniens ne comptent pas dans la comptabilité de la paix mondiale.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky continue d'exercer ses fonctions. La guerre russo-ukrainienne se poursuit, avec ses destructions, ses déplacements de population, ses pertes humaines. Certes, des négociations ont repris sous impulsion américaine, et Trump s'est attribué le mérite de toute avancée diplomatique dans ce dossier. Mais une paix durable en Ukraine n'est pas réalisée. Le pays est encore en guerre.

Le discours de Trump sur l'état de l'Union, en minimisant la complexité de ces dossiers, révèle une géopolitique de la communication : s'attribuer les succès potentiels, minimiser ou taire les échecs, et présenter des processus en cours comme des victoires déjà acquises. C'est une politique du récit bien davantage qu'une politique du réel.

Les menaces américaines de « capturer » le Groenland, territoire autonome appartenant au Danemark, membre de l'OTAN, ont constitué l'une des lignes de rupture les plus troublantes de la première année du second mandat de Trump. Ces déclarations, répétées sans être rétractées, posent une question constitutionnelle et stratégique sérieuse : comment un pays qui se présente comme champion de la liberté et de la souveraineté nationale peut-il menacer d'annexer un territoire démocratique appartenant à un allié ?

Trump, dans son discours, a mentionné que l'Amérique était « plus forte que jamais » et capable de défendre ses intérêts. Il n'a pas évoqué le Groenland directement, mais la politique de menaces d'annexion fait partie du contexte dans lequel son discours doit être lu. La doctrine qui sous-tend ces ambitions n'est pas l'isolationnisme — c'est une forme de néo-impérialisme assumé, qui revendique le droit des États-Unis à étendre leur emprise territoriale et géopolitique sur ce qu'ils considèrent comme leur zone naturelle d'influence.

Parmi les moments les plus spectaculaires du discours figurait la remise de la Médaille d'honneur au Warrant Officer Eric Slover, blessé lors de ce que Trump a appelé la « capture » du président Nicolas Maduro. L'opération militaire américaine au Venezuela, qui a conduit à l'arrestation et à la détention d'un chef d'État souverain sur son propre territoire, constitue un précédent géopolitique d'une gravité extraordinaire.

f0020739.jpgQuelle que soit l'opinion que l'on peut avoir de Maduro et de son régime — dont les violations des droits humains sont documentées et condamnées, comme le sont celles américaine à Guantanamo —, la capture armée d'un président en exercice d'une démocratie par les forces militaires d'une puissance étrangère sur le sol de son propre pays constitue une violation flagrante du droit international, de la Charte des Nations Unies et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures des États. En la présentant comme un acte héroïque digne de la Médaille d'honneur, Trump normalise une doctrine qui, si elle était appliquée réciproquement, pourrait légitimer n'importe quelle agression militaire étrangère contre n'importe quel gouvernement.

Ce qui frappe dans la mise en scène de ce moment — la nièce de l'opposant libéré, les larmes, l'ovation —, c'est la maestria rhétorique du geste, qui transforme une violation du droit international en épisode d'une série télévisée patriotique.

* * *

L'Iran : La Guerre comme Diversion

Au moment du discours de Trump, la tension entre les États-Unis et l'Iran avait atteint un niveau critique. Depuis le 13 janvier 2026, le président avait déclaré à plusieurs reprises que les États-Unis étaient prêts à frapper militairement l'Iran. Des groupes de combat navals, des sous-marins et des avions avaient été déployés dans le Golfe Persique. Le 3 février, six canonnières des gardiens de la révolution islamique avaient tenté d'intercepter un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz. Le 5 février, l'Iran avait saisi deux pétroliers dans le Golfe. Le 17 février, lors de la deuxième ronde de négociations à Genève, Khamenei avait menacé de couler des navires de guerre américains.

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Si aucun pays n'est parfait, l'Iran vu par la propagande militante du grand média occidental est loin du réel, en fait on voudrait nous faire croire à un état Daesh alors que l'Iran comme la Palestine en ont été les cibles. Puissance moyenne sous sanctions depuis des dizaines d'années, l'Iran est une société de consommation parfaitement inscrite dans le capitalisme globalisé le plus caractéristique. Le régime de smollahs a été mis en place par Washington pour briser le partenariat nucléaire entre la France et le Shah élaboré avec le général de Gaulle. On y écoute la même musique de rap et techno qu'en Occident, on y consomme dans le fast food KFC en portant des tenues branchées, le niveau de vie n'a rien à envier à celui de la Grèce ou de la Roumanie; la liberté d'expression n'est pas inférieure à celle de la France. On peut même parler climat, sanitaire, Ukraine, Gaza ou affaire Epstein sans risque. À Paris, c'est plus difficile !

 

Dans ce contexte d'escalade délibérée, Trump a déclaré dans son discours que l'Iran « n'aura jamais d'arme nucléaire ». Les généraux américains, dont le président de l'état-major Dan Caine, ont certes exprimé en coulisses des réserves sur les risques d'une opération militaire de grande envergure contre l'Iran. Mais les signaux publics envoyés par la Maison Blanche suggèrent que les frappes sont envisagées comme option concrète, voire imminente.

Des analystes et observateurs de nombreux horizons politiques ont avancé une hypothèse troublante : la montée en tension avec l'Iran serait au moins partiellement motivée par une logique de diversion. En particulier, la diversion par rapport à l'affaire Epstein et aux questions sur la justice que l'administration ne veut pas traiter.

La corrélation temporelle est en tout cas frappante. Chaque escalade majeure dans le dossier iranien a coïncidé avec une semaine difficile pour l'administration sur le front judiciaire. L'annonce d'une « armada massive » dirigée vers l'Iran est intervenue le 28 janvier, soit dans les jours suivant les premières publications chaotiques des fichiers Epstein. L'intensification de la rhétorique guerrière en février a coïncidé avec les auditions parlementaires sur la gestion de ces mêmes fichiers.

Une guerre contre l'Iran présenterait des risques électoraux considérables. Les sondages montrent constamment que les Américains ne soutiennent pas une nouvelle aventure militaire au Moyen-Orient. La leçon de l'Irak, de l'Afghanistan et de la Libye est gravée dans la conscience collective. Et la perspective d'une fermeture du détroit d'Ormuz, avec ses conséquences sur les prix du carburant et sur une économie déjà fragile, dix mois avant les midterms, constituerait une catastrophe politique potentielle pour le Parti républicain.

Pour comprendre pourquoi la rhétorique guerrière américaine contre l'Iran rencontre une telle résistance dans l'opinion mondiale et suscite une telle méfiance même parmi les alliés les plus proches, il faut remonter à l'histoire — une histoire que les discours présidentiels américains ne racontent jamais.

Tout commence avec le pétrole. En 1901, William Knox D'Arcy obtient du Shah Qajar une concession lui accordant les droits d'exploitation des ressources pétrolières iraniennes. En 1908, du pétrole est découvert dans le Khuzestan, et l'Anglo-Persian Oil Company (APOC, qui deviendra l'Anglo-Iranian Oil Company puis BP) est constituée. Dès lors, la souveraineté iranienne sur ses propres ressources naturelles devient une fiction. La compagnie britannique verse à l'Iran des redevances ridiculement faibles — parfois aussi peu que 16 % de ses bénéfices — tout en payant des impôts substantiels au Trésor britannique. En 1949, l'Iran a reçu 13,5 millions de livres sterling tandis que le gouvernement britannique en percevait 22,8 millions.

5055176.jpgEn mars 1951, Mohammad Mossadegh devient Premier ministre de l'Iran sur la promesse de nationaliser l'industrie pétrolière. C'est une promesse populaire : les foules scandent son nom dans les rues de Téhéran. La nationalisation est votée par le Parlement en mai 1951. La réaction britannique est immédiate : embargo mondial sur le pétrole iranien, gel des avoirs, pression diplomatique intense. Mais Mossadegh tient bon.

C'est alors que les opérations de déstabilisation commencent. Le 19 août 1953, une combinaison de la CIA (Opération Ajax, budget de 20 millions de dollars) et du MI6 britannique (Opération Boot) renverse le gouvernement démocratiquement élu de Mossadegh. Des manifestants payés, de la propagande, des menaces contre des chefs religieux, des pots-de-vin versés à l'entourage du Shah : environ 300 personnes meurent dans les rues de Téhéran. Mossadegh est emprisonné, puis assigné à résidence jusqu'à sa mort. Le Shah Mohammad Reza Pahlavi, installé par les Occidentaux, signe peu après un accord accordant aux compagnies américaines 40 % du consortium qui contrôlera le pétrole iranien pendant les vingt années suivantes.

« En une décision décisive, un dirigeant démocratiquement élu a été renversé dans une opération anglo-américaine clandestine, les puissances étrangères ont réaffirmé leur contrôle sur le pétrole iranien, et l'autocratie du Shah a été restaurée. » — Explaining History, analyse du coup d'État de 1953

Cette opération constitue l'archétype de l'interventionnisme impérial occidental dans le monde arabo-musulman. Elle sera répétée au Guatemala, en Indonésie, au Chili. Pour les Iraniens, elle reste une blessure nationale non cicatrisée, un traumatisme fondateur qui explique en grande partie l'hostilité profonde de la révolution islamique de 1979 envers les États-Unis.

Les interventions ne s'arrêtent pas là. Pendant la guerre Iran-Irak des années 1980, les États-Unis apportent un soutien militaire et logistique à Saddam Hussein, y compris lorsque ce dernier utilise des armes chimiques contre les soldats iraniens et les populations civiles kurdes. En 1988, la frégate américaine USS Vincennes abat par erreur le vol Iran Air 655, tuant 290 passagers civils. Plutôt qu'une véritable reconnaissance de responsabilité, les États-Unis versent une indemnisation financière sans exprimer d'excuses formelles.

En 2015, l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA) offre une fenêtre de désescalade. Trump le dénonce unilatéralement lors de son premier mandat en 2018, réimposant des sanctions sévères. En janvier 2020, une frappe de drone américain assassine le général Qassem Soleimani, chef des forces Al-Qods des Gardiens de la révolution islamique, à l'aéroport de Bagdad. L'Iran riposte en bombardant des bases militaires américaines en Irak.

Cette histoire longue et douloureuse explique pourquoi les menaces de Trump contre l'Iran ne peuvent être comprises dans leur seul contexte du moment. Elles s'inscrivent dans un continuum d'une intensité particulière, où le pétrole, la souveraineté et la mémoire des humiliations se mêlent pour former un combustible politique explosif. Et elle révèle ce que les discours officiels américains ne disent jamais : que l'histoire des relations américano-iraniennes est d'abord une histoire de prédation économique habillée en croisade pour la liberté.

Pour l'administration Trump, la question iranienne concentre tous les risques. Une guerre contre l'Iran serait la première grande conflagration militaire directe entre les deux pays. L'Iran n'est pas l'Irak de 2003 : c'est un pays de 90 millions d'habitants, doté d'une armée structurée, de capacités balistiques, d'un réseau de proxies à travers le Moyen-Orient (Hezbollah, Houthis, milices irakiennes) et d'une capacité à paralyser le détroit d'Ormuz qui ferait exploser les prix du pétrole mondiaux.

snap06244.jpgLes généraux américains eux-mêmes, y compris le président de l'état-major Dan Caine, ont exprimé en privé de sérieuses réserves sur la faisabilité et les conséquences d'une opération militaire d'envergure contre l'Iran. Ces réserves ne semblent pas avoir tempéré la rhétorique présidentielle.

Du point de vue des midterms de novembre 2026, une guerre contre l'Iran serait une catastrophe potentielle. Non seulement parce que l'opinion publique américaine n'y est pas favorable, mais parce que les conséquences économiques — flambée des prix du pétrole, inflation, perturbation des marchés — viendraient contredire brutalement le récit de l'âge d'or que Trump a mis cent huit minutes à construire le 24 février.

* * *

La Liberté Étouffée : Les Universités et la Question Palestinienne

L'un des aspects les moins couverts du bilan de la première année du second mandat de Trump est la restriction systématique de la liberté d'expression sur les campus universitaires américains, en particulier sur la question palestinienne. Ce phénomène, souvent désigné sous le terme de « Palestine exception to free speech », désigne la tendance des institutions universitaires à appliquer des standards d'expulsion, de suspension et de surveillance bien plus sévères aux expressions de solidarité avec la cause palestinienne qu'à d'autres formes d'activisme politique.

Depuis le 7 octobre 2023 et plus encore depuis l'arrivée de Trump au pouvoir en janvier 2025, cette exception s'est institutionnalisée. Selon une enquête de l'organisation Palestine Legal, des milliers de cas de censure, de suspension, d'expulsion et de menaces de déportation ont été documentés dans les universités américaines à l'encontre d'étudiants et de professeurs qui exprimaient leur opposition à l'offensive militaire israélienne à Gaza.

snap06245.jpgEn juillet 2025, l'Université Columbia — sous pression de l'administration Trump qui avait suspendu 400 millions de dollars de subventions fédérales — a adopté la définition IHRA de l'antisémitisme, définition controversée car elle assimile certaines critiques politiques de l'État d'Israël à l'antisémitisme. La décision a provoqué la démission du professeur Rashid Khalidi, titulaire de la chaire Edward Said d'études arabes modernes, qui a dénoncé l'université pour avoir accepté d'« opérer comme un bras de l'État pour censurer et punir les paroles que l'administration Trump n'aime pas ».

En Floride, le gouverneur DeSantis avait ordonné la dissolution des chapitres de Students for Justice in Palestine sur les campus publics de l'État, une décision que l'ACLU a contestée en justice comme contraire au Premier Amendement. À l'Université du Michigan, une enquête du journal The Guardian a révélé en juin 2025 que l'université avait dépensé plus de 800 000 dollars pour engager une société de sécurité privée chargée de surveiller en sous-main des groupes d'étudiants pro-palestiniens, y compris en dehors du campus.

Ces politiques posent une question constitutionnelle fondamentale. Le Premier Amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d'expression et la liberté de réunion pacifique, est l'une des libertés les plus fréquemment citées par Trump lui-même lorsqu'il défend ses propres droits face aux poursuites judiciaires. Mais cette même liberté ne semble pas devoir s'appliquer aux étudiants qui expriment leur opposition à une politique étrangère américaine ou à une opération militaire soutenue par les États-Unis.

Selon une enquête de la Foundation for Individual Rights and Expression (FIRE), près de 70 % des étudiants américains déclaraient en 2025 s'autocensurer sur les questions liées à la guerre à Gaza. Plus de 76 % des chercheurs spécialisés sur le Moyen-Orient indiquaient ressentir une pression accrue à l'autocensure depuis le début de la guerre. Cette proportion surpasse même celle constatée pendant le maccarthysme, ce qui représente un recul historique pour les libertés académiques américaines.

Les Nations Unies ont pris position. En octobre 2025, un groupe d'experts des droits humains de l'ONU a adressé des lettres aux présidents de Columbia, Cornell, Georgetown, Minnesota State et Tufts, exprimant leur « vive inquiétude face aux rapports faisant état d'étudiants arrêtés, suspendus et expulsés » et avertissant que « cette pression et ces attaques publiques contre des chercheurs et des institutions peuvent provoquer une répression de la liberté d'expression et une auto-censure, endommageant ainsi la liberté académique ».

Au-delà des questions de droits constitutionnels, la censure des débats sur la politique au Proche-Orient dans les universités soulève une question d'intérêt national. Les universités sont le lieu où se forment les futurs diplomates, soldats, analystes et décideurs de la politique étrangère américaine. Réduire au silence toute voix critique sur une politique régionale qui engage des dizaines de milliards de dollars d'aide militaire et diplomatique, c'est s'assurer une génération de professionnels incapables de remettre en question les fondements de cette politique.

Des empires ont décliné pour avoir étranglé leur pensée critique. Les États-Unis, dans leur histoire, ont souvent su puiser leur force dans la liberté de débattre même des sujets les plus controversés. Que cette tradition soit aujourd'hui mise à l'index sur certains campus, non par une loi explicite mais par la pression financière de l'exécutif sur des institutions dépendantes des subventions fédérales, représente une forme insidieuse d'autoritarisme qui mérite d'être nommée pour ce qu'elle est.

* * *

L'Isolationnisme Partiel et le Discours des Héros : la Logique du Déclin

L'un des paradoxes les plus frappants de la politique de Trump est la contradiction entre sa rhétorique isolationniste — l'Amérique d'abord, retrait des engagements internationaux, critique de l'OTAN, refus des accords multilatéraux — et ses actions réelles, qui révèlent un interventionnisme sélectif mais spectaculaire : saisie du président vénézuélien, menaces d'annexion du Groenland, escalade militaire contre l'Iran, maintien d'une présence militaire massive au Moyen-Orient.

L'isolationnisme de Trump n'est pas un retrait du monde. C'est une redéfinition des conditions d'engagement : les États-Unis n'interviennent plus pour défendre des principes abstraits comme la démocratie ou les droits humains, mais pour des intérêts concrets — économiques, géostratégiques, énergétiques. C'est une forme de réalisme impérial qui abandonne le masque idéologique mais conserve les pratiques de domination.

Ce n'est pas sans précédent dans l'histoire américaine. Ce qui est nouveau, c'est l'audace de l'aveu implicite : quand un président américain décore d'une Médaille d'honneur le pilote qui a livré les commandos chargés de capturer un chef d'État souverain, il assume publiquement ce que ses prédécesseurs faisaient discrètement. La CIA a financé des coups d'État, l'administration Trump envoie des Chinooks.

Il est une autre dimension du discours de Trump qui mérite attention : sa structure narrative profonde. Cent huit minutes d'évocation des héros, des vétérans, des martyrs, des champions, des libérés des geôles étrangères. Un vieillard de cent ans présent dans la galerie. Un soldat blessé au Venezuela. Un père en larmes pour sa fille libérée. Une équipe olympique de hockey sous les vivats.

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Cette mobilisation systématique des figures héroïques et des récits émotionnels rappelle une autre tradition rhétorique. Dans les heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les armées soviétiques reculaient face à l'avancée allemande, Staline et la propagande soviétique ont opéré un tournant radical. On a cessé de parler de lutte des classes, d'internationalisme prolétarien, de révolution. On a commencé à parler de mères russes, de héros de la guerre de 1812, de saints et de tsars. Alexandre Nevski est apparu dans les films de propagande. Le patriarche orthodoxe a été sorti de sa semi-clandestinité. Ce n'était pas parce que les choses allaient bien. C'était parce que les choses allaient très mal, et que le récit idéologique ordinaire ne suffisait plus à mobiliser un peuple dont les fils mouraient par millions.

Le Trump du 24 février 2026 ne convoque pas Staline. Il convoque Roosevelt, MacArthur, les héros de la Guerre de Corée, un aviateur centenaire qui a survécu à la Battle of Manila. Il appelle la révolution de 1776, le « flamme de la liberté ». Il dit : « La révolution qui a commencé en 1776 n'est pas terminée. » Ce n'est pas le langage d'un pays qui va trop bien. C'est le langage d'un pays qui a besoin de se rappeler d'où il vient parce qu'il est incertain de savoir où il va.

Cette analogie n'est pas une condamnation morale. Les grandes nations traversent des crises. L'Amérique a connu des moments bien plus durs. Mais reconnaître la crise est la condition pour la surmonter. La nier, la couvrir de discours triomphaux, la diluer dans cent huit minutes de rhétorique patriotique, c'est peut-être la façon la plus efficace de l'aggraver.

Les États-Unis d'aujourd'hui sont encore, très majoritairement, dans une logique de guerre économique et non de conflit armé traditionnel. Les tarifs douaniers, les sanctions, les restrictions technologiques, les contrôles sur les investissements étrangers : ce sont les armes du conflit contemporain. La Chine, la Russie, l'Union européenne : les adversaires ou partenaires des États-Unis se mesurent d'abord en termes de flux commerciaux et financiers, de maîtrise des chaînes d'approvisionnement, de domination technologique.

Mais cette guerre économique a ses limites. Et quand elle les atteint — quand la pression ne suffit plus à obtenir ce qu'on veut —, la tentation de la canonnière revient. Contre le Venezuela, pays dont les capacités militaires ne constituent pas un défi sérieux pour la première puissance mondiale. Contre l'Iran, dont le pétrole et la position géographique sont des enjeux cruciaux. Dans ces deux cas, la violence ne fait pas appel à l'argument : elle fait appel à la force brute.

Le risque, pour l'administration Trump, est que cette logique de force soit perçue — en interne comme à l'étranger — non comme un signe de puissance mais comme un signe de faiblesse. Les empires n'ont jamais été plus brutaux que quand ils commençaient à décliner. La brutalité n'est pas toujours de la force : c'est parfois l'aveu que les arguments ont cessé de fonctionner.

L'histoire, si elle est honnête, retiendra de ce discours plusieurs choses qui ne s'y trouvaient pas : l'absence de tout compte rendu sérieux sur la dette colossale qui croît de 8 milliards de dollars par jour ; l'absence de toute mention de Gaza et de ses dizaines de milliers de morts ; l'absence de tout aveu sur les fichiers Epstein et les promesses de justice non tenues ; l'absence de toute reconnaissance des restrictions à la liberté académique qui représentent un recul de la démocratie américaine.

Et elle retiendra aussi ce qui s'y trouvait, et qui n'aurait pas dû s'y trouver : la présentation triomphale d'une opération militaire illégale au Venezuela comme un acte de bravoure nationale ; la répétition incantatoire d'un âge d'or que les données économiques ne confirment pas ; une rhétorique guerrière contre l'Iran qui fait craindre une escalade dont les conséquences pourraient s'avérer catastrophiques pour l'Amérique elle-même.

Les midterms de novembre 2026 constitueront la première réponse des électeurs à ce discours et à la réalité qui le sous-tend. La gouverneure Spanberger, en choisissant Williamsburg pour délivrer la réponse démocrate — la ville où les fondateurs américains ont délibéré —, n'a pas choisi ce symbole au hasard. Elle rappelait que la grandeur de l'Amérique n'est pas un titre héréditaire qu'on peut simplement proclamer : c'est un engagement renouvelé chaque jour, dans chaque décision, dans chaque vérité dite ou tue.

Il est peut-être trop tôt pour dire si l'Amérique de 2026 est en déclin. Les nations ont une résilience que les analyses conjoncturelles sous-estiment souvent. Mais il n'est pas trop tôt pour dire que le discours du 24 février était plus un cri de ralliement face à l'inquiétude qu'un rapport de situation serein face à la victoire. Et que la différence entre les deux, même habillée en cent huit minutes de fanfare patriotique, ne trompe pas indéfiniment ceux qui vivent la réalité que ce discours s'employait à couvrir.

 

 

Petit bilan historique de l'ingérence anglo-américaine visant à soumettre et piller l'Iran mais aussi à en chasser la France.

Il démontre en passant que la question religieuse pointée comme source de tous les problèmes est une pure fable construite par une propagande au budget illimité.

 

L'emprise britannique (1901-1921)

  • 1901 : Concession D'Arcy. Un Britannique obtient l'exclusivité de la recherche pétrolière pour 60 ans sur 80% de l'Iran via des pots-de-vin à des officiels Qajar, en échange de 16% des "bénéfices nets" fantômes .
  • 1907 : Traité anglo-russe. La Grande-Bretagne et la Russie se partagent l'Iran en sphères d'influence (sud aux Britanniques, nord aux Russes), ignorant la souveraineté iranienne fraîchement dotée d'un parlement .
  • 1908 : Découverte du pétrole. Une équipe britannique frappe le premier grand puits de Moyen-Orient à Masjed Soleyman. Création de l'Anglo-Persian Oil Company (APOC, future BP) .
  • 1914 : Contrôle étatique britannique. Le gouvernement britannique (Winston Churchill) achète 51% des parts de l'APOC pour sécuriser son carburant naval, faisant de la compagnie un instrument officiel de l'Empire .
  • 1916 : Occupation militaire. L'armée britannique envahit une large partie du sud de l'Iran pendant la Grande Guerre pour protéger ses installations pétrolières .
  • 1919 : Projet de protectorat. L'Angleterre impose l'Accord anglo-persan au Shah, qui aurait transformé l'Iran en protectorat. L'accord est massivement rejeté par la population et finalement annulé par le parlement en 1921 .

Verrouillage et résistance (1921-1941)

  • 1921 : Coup d'État britannique. La Grande-Bretagne orchestre le coup d'État du général Reza Khan (futur Reza Shah), officiellement pour stabiliser le pays, en réalité pour écraser les oppositions populaires et garantir la sécurité pétrolière .
  • 1921 : Blocage des Américains. La tentative d'accorder une concession pétrolière dans le nord à une compagnie américaine (Standard Oil) échoue sous la pression conjointe de Londres et Moscou .
  • 1932-1933 : Nouvel accord léonin. Reza Shah annule la concession D'Arcy. Réponse : Londres envoie des navires de guerre. Sous cette pression, un nouvel accord est signé (jusqu'en 1993) mais les comptes restent truqués au désavantage de l'Iran .

L'apogée de l'ingérence et le début du relais américain (1941-1953)

  • 1941 : Invasion anglo-soviétique. Londres et Moscou envahissent l'Iran, renversent Reza Shah et le remplacent par son fils Mohammad Reza pour ouvrir un corridor de ravitaillement vers l'URSS .
  • 1944-1947 : Pressions sur le nord. Les tentatives soviétiques pour obtenir du pétrole dans le nord (et l'appui à des républiques autonomes) sont contrecarrées par des pressions américano-britanniques, amorçant le remplacement de Londres par Washington .
  • 1951 : Nationalisation. Sous Mohammad Mossadegh, le parlement vote la nationalisation du pétrole. Londres réplique par des sanctions, le gel des avoirs et un blocus naval de facto .
  • Août 1953 : Coup d'État CIA/MI6. Les services secrets britanniques (MI6) et américains (CIA) renversent Mossadegh. Retour du Shah et création d'un consortium international (40% aux firmes américaines) qui reprend le contrôle du pétrole .

La mainmise américaine (1953-1979)

  • 1954-1979 : L'Iran comme "gendarme". Les États-Unis installent un régime dictatorial. En échange d'un soutien sans faille, ils obtiennent des parts du pétrole et font de l'Iran le "gendarme" du Golfe. L'Iran devient une plateforme d'écoute et une base arrière pour les guerres américaines (Vietnam) .

La confrontation permanente (1979-2026)

  • 1979 : Rupture révolutionnaire. La révolution islamique chasse le Shah. Les États-Unis perdent leur principal allié et ses avoirs sont gelés. C'est le début de quatre décennies d'hostilité ouverte .
  • 1980-1988 : Soutien occidental à Saddam. Washington et Londres fournissent un soutien militaire, logistique et diplomatique crucial à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak .
  • 1987-1988 : Guerre navale. L'US Navy attaque des plates-formes pétrolières iraniennes (opérations Nimble Archer et Praying Mantis) et abat un avion civil iranien (290 morts) .
  • 2002-2015 : Sanctions et cyber-sabotage. L'Iran est qualifié d'"Axe du mal". Sanctions multilatérales paralysantes. Les États-Unis et Israël lancent le ver Stuxnet pour saboter le programme nucléaire .
  • 2018-2026 : "Pression maximale". Retrait unilatéral de l'accord nucléaire (JCPOA) par Trump. Réimposition de sanctions totales. Assassinat du général Soleimani (2020). En 2025-2026, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne accentuent la pression et menacent de frappes militaires directes pour réduire à zéro les exportations pétrolières iraniennes .

 

 

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06/03/2026

L’âge d’or de l’Amérique appartient définitivement au passé (1/2)

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Pendant près d'une heure et quarante-huit minutes, le 24 février 2026, Donald Trump a occupé la tribune du Congrès américain réuni en session conjointe pour y délivrer son premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat. Un record dans les annales de cette institution. La durée elle-même est déjà un aveu. Dans la rhétorique politique, la longueur compense rarement la solidité : elle la supplée. Quand les faits ne viennent pas d'eux-mêmes étayer le triomphe annoncé, il faut parler plus longtemps, multiplier les hommages aux héros, convoquer les guerres du passé, accumuler les anecdotes humaines touchantes pour que le spectateur, ému ou distrait, oublie de poser les questions dérangeantes.

 

 

Ce soir-là, devant une Chambre des représentants où les démocrates ont hué, jeté des pancartes et où le représentant Al Green a été expulsé pour avoir brandi un message dénonçant une vidéo raciste postée par Trump lui-même sur Truth Social, le président a proclamé que l'Amérique était « de retour : plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais ». L'Amérique en état de grâce, célébrant « l'âge d'or » de sa civilisation.

Notre analyse entend examiner les termes de ce discours à la lumière des réalités contemporaines. Non pour nier les succès qu'il peut revendiquer légitimement, mais pour mesurer l'écart entre la narration triomphaliste qui en constitue l'ossature et les faits que les Américains vivent dans leur quotidien. Un écart dont les conséquences électorales pourraient se révéler sévères dans moins d'un an, lors des élections de mi-mandat.

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La Mécanique du Triomphe : Vendre un récit contre une réalité

Le discours sur l'état de l'Union n'est pas, dans la tradition américaine, une évaluation froide et objective de la nation. C'est un exercice de communication politique, une performance devant la nation. Mais la démesure de ce 24 février 2026 mérite d'être analysée pour ce qu'elle révèle autant que pour ce qu'elle proclame.

Cent huit minutes de parole. Un record absolu. À titre de comparaison, le discours le plus long de Barack Obama n'excédait pas soixante-dix minutes. Celui de Clinton en 2000, souvent cité comme marathon de la tradition démocrate, durait quatre-vingt-neuf minutes. Trump a battu tous ces records avec une aisance qui trahit l'urgence d'un agenda à défendre. Car plus un discours est long, plus il doit couvrir des sujets nombreux, et plus il doit couvrir des sujets nombreux, plus il risque de révéler les angles morts que l'on souhaitait précisément éviter.

La structure du discours obéissait à un schéma classique de la propagande triomphaliste : d'abord la catastrophe héritée (« quand j'ai pris mes fonctions il y a un an, j'ai hérité d'une nation en crise »), puis la résurrection opérée (« notre nation est de retour »), enfin la célébration des héros qui incarnent, dans leur chair, la valeur de la cause. Des vétérans centenaires, un soldat blessé au Venezuela, un prisonnier libéré des geôles de Maduro, des champions olympiques de hockey. Le réel s'efface derrière le symbolique. L'émotion court-circuite la raison. C'est la technique la plus ancienne du discours politique.

« Notre nation est de retour : plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais. [...] C'est l'âge d'or de l'Amérique. » — Donald Trump, discours sur l'état de l'Union, 24 février 2026

Ces mots sonnent creux quand on les confronte aux données économiques réelles, aux conflits en cours, aux scandales que le discours a soigneusement contournés. Ils sonnent creux aussi pour les millions d'Américains qui peinent à payer leur loyer, leurs courses alimentaires, dont les emplois stagnent pendant que la bourse s'envole — mais seulement pour ceux qui ont des actifs à y placer.

Tout discours sur l'état de l'Union est aussi un discours électoral déguisé. Celui de Trump l'est plus que les autres, parce que la politique américaine est désormais en permanence en mode électoral et parce que les élections de mi-mandat de novembre 2026 s'annoncent redoutables pour le camp républicain.

L'histoire est constante : le parti du président perd des sièges aux midterms. En 2018, les républicains avaient perdu quarante et un sièges à la Chambre lors des premières midterms du premier mandat de Trump. En 2022, la vague annoncée avait été contenue mais les démocrates avaient repris une majorité à la Chambre. En 2026, les démocrates s'arment d'un message centré sur l'accessibilité économique, la même arme rhétorique qui avait servi les républicains en 2024 contre Biden.

La gouverneure de Virginie Abigail Spanberger, qui a délivré la réponse démocrate au discours de Trump, a résumé ainsi l'offensive à venir :

« Trump a fait ce qu'il fait toujours : il a menti, il a désigné des boucs émissaires, il a distrait, et il n'a proposé aucune vraie solution aux défis pressants de notre nation, dont beaucoup sont des problèmes qu'il aggrave activement. » — Gouverneure Abigail Spanberger, réponse démocrate, 24 février 2026

Deux dossiers en particulier risquent de peser lourd dans les urnes de novembre 2026 : la possible entrée en guerre contre l'Iran, que nous examinerons plus loin, et l'obstruction systématique dans l'affaire Epstein, qui commence à coûter cher à l'administration même dans son propre camp. Une enquête NBC News publiée le jour du discours montrait que la désapprobation de Trump sur l'immigration avait atteint 60 % — un signal d'alarme que la rhétorique triomphaliste du discours cherchait visiblement à neutraliser.

Le commentateur conservateur Erick Erickson l'a formulé sans détour sur la plateforme X au lendemain de l'audition de Pam Bondi sur les fichiers Epstein : « Quand l'Attorney General des États-Unis est interrogée sur la raison pour laquelle elle n'a poursuivi personne en lien avec Jeffrey Epstein et que c'est sa réponse [le cours de la Bourse], elle devrait être limogée ou démissionner. Mais ni l'un ni l'autre n'arrivera, ce qui est une autre raison pour laquelle les démocrates vont bien se porter électoralement. »

Le discours de Trump cherche à mettre sous cloche les scandales, à les noyer sous le triomphe, à les diluer dans l'émotion patriotique. Mais le citoyen-électeur qui rencontre des difficultés à remplir son réfrigérateur, qui voit ses économies fondre et ses proches sans emploi stable, a une mémoire plus longue que celle que lui prête l'administration. C'est précisément parce que ce discours avait tant de choses à faire oublier qu'il a duré si longtemps.

* * *

La Justice selon Trump : Promesses et Trahisons

L'un des moteurs les plus puissants de la victoire de Trump en 2024 fut la promesse de justice. Celle-ci revêtait un double sens pour l'électorat MAGA. D'un côté, la justice pour Trump lui-même, persécuté selon ses partisans par un système judiciaire corrompu. De l'autre, la justice pour le peuple américain : dévoiler les corruptions profondes d'une élite prédatrice, traîner devant les tribunaux les puissants intouchables, libérer l'information longtemps confisquée par des appareils d'État serviles.

Ces promesses ont galvanisé des millions d'électeurs. Elles ont été déclinées sur le thème de la transparence — notamment sur l'affaire Epstein, devenue le symbole d'une justice à deux vitesses entre l'élite et le reste du pays. Fin 2024, Trump avait solennellement promis de « déclassifier tout » et de livrer la vérité au peuple américain.

Quinze mois plus tard, le bilan est désastreux pour ceux qui croyaient en ces promesses. L'affaire Epstein, l'affaire Diddy, les enquêtes sur les réseaux de trafic sexuel impliquant des personnalités de premier plan : autant de dossiers qui semblent avoir rencontré, une fois l'administration Trump au pouvoir, les mêmes murs que sous les administrations précédentes.

Jeffrey Epstein, mort en prison dans des circonstances toujours officiellement qualifiées de suicide malgré d'importants doutes, avait constitué pendant des années un réseau de trafic sexuel impliquant des mineurs et auquel étaient associées certaines des personnalités les plus puissantes du monde occidental. Ses disques durs, ses caméras, ses enregistrements représentaient un trésor d'information potentiellement dévastateur pour l'establishment bipartisan américain.

La loi sur la transparence des fichiers Epstein, votée massivement par le Congrès, imposait au Département de Justice de rendre publiques toutes les archives non classifiées dans un format consultable et téléchargeable avant le 19 décembre 2025. Cette date limite n'a pas été respectée. Les archives n'ont été mises à disposition qu'en janvier 2026, dans une base de données mal organisée, peu indexée, et avec des redactions qui ont produit un résultat inverse au souhait initial : au lieu de cacher les noms des coupables potentiels, ce sont les noms de nombreuses victimes qui ont été rendus publics.

Les conséquences de cette erreur — ou de cette décision délibérée — sont graves. Certaines victimes ont vu leur identité révélée pour la première fois publiquement, y compris leurs adresses électroniques et photos intimes. Pour certaines d'entre elles, c'est par cette publication qu'elles ont appris que leurs proches ne savaient pas qu'elles avaient été trafiquées. La représentante Pramila Jayapal, lors d'une audition de la Commission judiciaire de la Chambre le 11 février 2026, a demandé aux survivantes présentes dans la salle de se lever pour indiquer si elles n'avaient toujours pas pu rencontrer le DOJ. Elles se sont toutes levées.

« Vous avez agi avec un mélange ahurissant d'incompétence saisissante, d'indifférence froide et d'une cruauté désabusée envers plus de mille victimes violées, abusées et trafiquées. » — Représentant Jamie Raskin, déclaration liminaire lors de l'audition de Pam Bondi, 11 février 2026

L'Attorney General Pam Bondi a pourtant choisi, face à cette commission parlementaire, une approche qui a stupéfié même ses soutiens républicains. Interrogée par le représentant Jerrold Nadler sur l'absence totale de poursuites contre les éventuels complices d'Epstein, Bondi a répondu en évoquant le cours de la Bourse. Littéralement.

« Le Dow est à plus de 50 000 en ce moment. Le S&P à presque 7 000 et le Nasdaq bat des records. Les 401(k) et les épargnes retraite des Américains sont en plein essor. C'est de ça qu'on devrait parler. » — Attorney General Pam Bondi, audition devant la Commission judiciaire de la Chambre, 11 février 2026

Cette réponse, immédiatement virale, a été unanimement condamnée, y compris dans les cercles MAGA. La chroniqueuse conservatrice Dana Loesch a déclaré que Bondi « s'était rendue ridicule ». Tim Pool, influenceur proche du mouvement, a dénoncé une gestion « misérable » des fichiers Epstein. L'analyste conservateur Erick Erickson a appelé à sa démission. Le message était clair : des centaines de milliers d'électeurs républicains avaient voté pour Trump avec l'espoir que des prédateurs puissants finiraient derrière les barreaux. Leur voir substituer un cours de Bourse comme réponse morale est une trahison politique autant qu'une trahison éthique.

L'audition a révélé d'autres dimensions troublantes. Lors d'un échange avec la représentante démocrate Becca Balint du Vermont, Bondi a invoqué l'antisémitisme pour discréditer ses questions. Sauf que la représentante Balint est elle-même la petite-fille de victimes de la Shoah. « Êtes-vous sérieuse ? » a-t-elle répondu avant de quitter la salle en colère. L'instrumentalisation de l'accusation d'antisémitisme pour faire taire des élus dont la famille même a souffert du nazisme constitue une forme de perversion morale particulièrement choquante.

Si la réponse de Bondi sur le Dow a fait scandale, une autre révélation a franchi une ligne plus grave encore. Lors de cette même audition, une photo prise par Reuters a montré Bondi tenant un document intitulé « Historique de recherche de Jayapal Pramila » — soit la liste détaillée des documents que la représentante avait consultés lors de sa visite au Département de Justice pour examiner les fichiers non expurgés.

Le Département de Justice avait donc mis en place un système de surveillance des parlementaires en train d'exercer leur droit de supervision institutionnelle. Chaque recherche effectuée par les membres du Congrès dans la base de données Epstein était enregistrée et analysée par le DOJ, qui s'en servait pour préparer des réponses offensives lors des auditions. La situation est rappelée par les démocrates comme analogue à l'affaire de 2014 où la CIA avait espionné des collaborateurs de la commission sénatoriale chargée de la superviser.

« Il est totalement inapproprié et contraire à la séparation des pouvoirs que le DOJ nous surveille pendant que nous consultez les fichiers Epstein. Bondi s'est présentée aujourd'hui avec un book de burn qui contenait l'historique imprimé des emails exactement que j'avais recherchés. » — Représentante Pramila Jayapal, déclaration publique, 12 février 2026

Même le président de la Chambre Mike Johnson, fidèle soutien de Trump, a admis que ce comportement était « inapproprié ». Trois millions de documents Epstein demeurent entièrement retenus ou lourdement expurgés, selon les propres données du Comité judiciaire de la Chambre. Avec quatre ordinateurs disponibles pour les parlementaires dans un local du DOJ, les experts estiment qu'il faudrait plus de sept ans pour examiner la totalité des archives partiellement accessibles.

Le tableau ne serait pas complet sans mentionner plusieurs figures que l'électorat MAGA espérait voir inquiétées, et qui semblent jouir d'une protection durable. Anthony Fauci, dont l'administration avait promis une enquête approfondie sur la gestion de la pandémie et les origines du Covid-19, est en liberté. Leslie Wexner, dont le nom apparaît dans les fichiers Epstein dans un contexte suffisamment troublant pour que des parlementaires républicains comme Thomas Massie s'en émeuvent, n'est pas inquiété. Bill Gates, dont la relation avec Epstein a été documentée par le New York Times lui-même, circule librement. Sean Combs, dit Diddy, dont l'affaire judiciaire pour trafic sexuel semblait prometteuse, a connu des développements procéduraux qui suscitent des interrogations.

Ces absences ne signifient pas nécessairement que ces personnes sont coupables de quoi que ce soit — la justice doit suivre son cours et respecter la présomption d'innocence. Mais pour les électeurs MAGA qui avaient vu dans l'élection de Trump une occasion de briser l'impunité des élites, la continuité des pratiques avec les administrations précédentes est difficile à avaler. La promesse de justice n'était pas un détail secondaire de la campagne de 2024 : elle en était l'un des piliers centraux. Elle est désormais en état de décomposition avancée.

* * *



La Dette : le silence de l'abîme

Trump, dans son discours du 24 février, a vanté son bilan économique avec l'enthousiasme habituel : baisses d'impôts, déréglementation, cours boursiers flamboyants, retour des investissements étrangers. Le tableau était soigneusement sélectif. Un chiffre, pourtant central, a brillé par son absence : la dette.

Au 18 février 2026, selon les données du Département du Trésor américain, la dette nationale atteignait 38 720 milliards de dollars — soit 38,72 trillions. Elle augmente au rythme de 8 milliards de dollars par jour, 334 millions par heure, 5,6 millions par minute. En un an, elle a progressé de 2 250 milliards de dollars, soit 6 624 dollars par Américain ou 16 719 dollars par foyer.

Le Bureau du Budget du Congrès (CBO), organisme non partisan, prévoit que le déficit fédéral s'établira à 1 900 milliards de dollars pour l'exercice fiscal 2026 et atteindra 3 100 milliards en 2036 — soit un triplement en dix ans. Les seuls intérêts sur la dette nationale représentent désormais plus d'un trillion de dollars par an, dépassant le budget de la défense nationale. C'est la première fois dans l'histoire américaine que les charges d'intérêts surpassent le budget militaire.

« La dette nationale devrait franchir un record datant de la Seconde Guerre mondiale d'ici 2030, atteignant 108 % du PIB, tandis que les déficits annuels sont projetés à 3 trillions de dollars d'ici 2036. » — Congressional Budget Office, analyse publiée en février 2026

La One Big Beautiful Bill Act, signée en juillet 2025, a certes relevé le plafond de la dette de 5 trillions pour le porter à 41,1 trillions, évitant la crise immédiate. Mais ce répit arithmétique masque une trajectoire insoutenable. Selon le Committee for a Responsible Federal Budget, institution bipartisane, les récentes réformes fiscales — baisse des impôts combinée aux recettes des droits de douane — sont projetées pour alourdir la dette nette de 1 400 milliards supplémentaires entre 2026 et 2035 par rapport aux estimations antérieures.

Au-delà de la dette publique, la dette privée des ménages américains ne cesse de croître. Les cartes de crédit, les prêts étudiants, les prêts automobiles atteignent des sommets historiques. Le marché immobilier, avec des taux hypothécaires maintenus élevés par la Réserve fédérale, exclut une génération entière de primo-accédants.

Le chômage, certes bas en apparence, cache une réalité plus nuancée. L'économiste en chef de Navy Federal Credit Union a qualifié la situation actuelle de « récession de l'embauche » ou de « boom sans emplois » : une configuration où Wall Street s'enrichit pendant que Main Street stagne. En janvier 2026, 130 000 emplois ont été créés — un chiffre insuffisant pour absorber la croissance de la population active, alors que le taux de chômage, à 4,3 %, demeure supérieur à ce qu'il était un an plus tôt.

La bourse à 50 000 points, brandie comme trophée par Pam Bondi face aux victimes d'Epstein, ne signifie rien pour les 50 % d'Américains qui ne détiennent aucune action. Elle signifie quelque chose pour les 10 % les plus riches qui possèdent environ 89 % des actions américaines. La confusion entre la santé des marchés financiers et la santé économique du peuple américain est l'un des tours de passe-passe les plus anciens et les plus efficaces de la rhétorique conservatrice.

Ce que le discours de Trump ne dit pas, c'est qu'un scénario de guerre contre l'Iran — que nous allons examiner — va précipiter une crise économique d'une gravité inédite, surtout en europe déjà privée du gaz bon marché russe par le renversement de la démocratie à Kiev en 2014, première étape de la guerre programmée à l'Est. La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, va vite faire flamber le prix du baril entre 90 et 130 dollars selon certaines projections. Chaque tranche de 10 dollars supplémentaires par baril ajoute environ 0,4 % d'inflation et retranche autant au PIB. On serait alors dans un scénario de stagflation comparable à celui de la crise pétrolière des années 1970, avec une dette nationale de 40 trillions en arrière-plan.

* * *

La suite la semaine prochaine...

 

 

 


Le président Trump prononce mardi le premier discours sur l'État de l'Union de son deuxième mandat devant une session conjointe du Congrès. Le président Trump devrait se concentrer en grande partie sur l'économie. Les opinions des électeurs sur l'économie se sont détériorées, beaucoup affirmant que le prix des soins de santé, du logement et de l'épicerie est trop élevé. Trump parle à un moment critique. Les élections de mi-mandat, qui se profilent dans moins de neuf mois, menacent d'arracher le contrôle quasi total de Washington dont il a bénéficié au cours de son deuxième mandat. Et les sondages publics indiquent que Trump est en train de sombrer sur ce qui était autrefois ses questions clés: l'économie et l'immigration. Pour accéder à des vidéos en direct et exclusives de CNBC, abonnez-vous à CNBC PRO: https://cnb.cx/42d859g

 

Discours de Donald Trump sur l’Etat de l’Union 2026

Eh bien, merci beaucoup tout le monde. C'est vraiment un honneur.

Monsieur le Président Johnson, Monsieur le Vice-Président Vance, Madame la Première Dame des États-Unis, Madame la Seconde Dame des États-Unis, membres du Congrès, et mes chers concitoyens : Notre nation est de retour, plus grande, meilleure, plus riche et plus forte que jamais.

Dans moins de cinq mois, notre pays célébrera un jalon historique dans l'histoire américaine : le 250e anniversaire de notre glorieuse indépendance. Ce 4 juillet, nous marquerons deux siècles et demi de liberté et de triomphe, de progrès et de liberté dans la nation la plus incroyable et la plus exceptionnelle qui ait jamais existé sur la face de la terre, et vous n'avez encore rien vu. Nous allons faire de mieux en mieux. C'est l'âge d'or de l'Amérique.

Lorsque je me suis adressé pour la dernière fois à cette assemblée il y a 12 mois, je venais d'hériter d'une nation en crise, avec une économie stagnante, une inflation à des niveaux records, une frontière grande ouverte, un recrutement horrible pour l'armée et la police, une criminalité galopante chez nous, et des guerres et le chaos partout dans le monde. Mais ce soir, après seulement un an, je peux dire avec dignité et fierté que nous avons accompli une transformation comme personne n'en a jamais vu auparavant, et un redressement historique. C'est vraiment un redressement historique. Et nous ne reviendrons jamais à la situation d'il y a si peu de temps. Nous ne revenons pas en arrière.

[Public : USA! USA! USA!]

Merci. Aujourd'hui, notre frontière est sécurisée. Notre esprit est restauré. L'inflation diminue rapidement. Les revenus augmentent vite. L'économie rugissante rugit comme jamais auparavant. Nos ennemis ont peur. Nos forces militaires et policières sont renforcées. Et l'Amérique est à nouveau respectée, peut-être comme jamais auparavant. Après quatre années durant lesquelles des millions et des millions d'étrangers illégaux ont déferlé à travers nos frontières, totalement sans vérification ni contrôle, nous avons désormais la frontière la plus solide et la plus sécurisée de l'histoire américaine, de loin. Au cours des neuf derniers mois, zéro étranger illégal n'a été admis aux États-Unis. Mais nous permettrons toujours aux gens d'entrer légalement – des gens qui aimeront notre pays et travailleront dur pour maintenir notre pays.

Le flux de fentanyl mortel à travers notre frontière a diminué de 56 %, un record, en un an. Et l'année dernière, le taux d'homicides a connu sa plus forte baisse jamais enregistrée. C'est la plus forte baisse – pensez-y – jamais enregistrée, le nombre le plus bas depuis plus de 125 ans, depuis l'an 1900. En fait, bien avant la naissance de mon merveilleux père – j'avais un père merveilleux, Fred – bien avant sa naissance, c'est il y a longtemps, il n'aimerait pas que je dise ça, mais c'est il y a longtemps.

L'administration Biden et ses alliés au Congrès nous ont donné la pire inflation de l'histoire de notre pays. Mais en 12 mois, mon administration a ramené l'inflation sous-jacente à son plus bas niveau depuis plus de cinq ans. Et au cours des trois derniers mois de 2025, elle était tombée à 1,7 %. L'essence, qui avait atteint un pic de plus de 6 dollars le gallon dans certains États sous mon prédécesseur – c'était honnêtement un désastre – est maintenant sous la barre des 2,30 dollars le gallon dans la plupart des États, et dans certains endroits à 1,99 dollar le gallon. Et quand j'ai visité le grand État de l'Iowa il y a quelques semaines, j'ai même vu de l'essence à 1,85 dollar le gallon.

Les taux hypothécaires sont au plus bas depuis quatre ans et chutent rapidement. Et le coût annuel d'un nouveau prêt hypothécaire typique a baissé de près de 5 000 dollars depuis mon entrée en fonction. Un an. Et des taux d'intérêt bas résoudront le problème du logement créé par Biden, tout en protégeant la valeur des biens de ceux qui possèdent déjà une maison et qui se sentent vraiment riches pour la première fois de leur vie. Nous voulons protéger ces valeurs. Nous voulons maintenir ces valeurs élevées. Nous allons faire les deux, et nous allons le maintenir ainsi. Le marché boursier a établi 53 records historiques depuis l'élection – pensez-y, un an – augmentant les pensions, les 401(k) et les comptes de retraite pour des millions et des millions d'Américains, ils gagnent tous. Tout le monde est gagnant – bien plus haut. En quatre longues années, la dernière administration a obtenu moins de 1 000 milliards de dollars de nouveaux investissements aux États-Unis. Et quand je dis moins, substantiellement moins. En 12 mois, j'ai obtenu des engagements pour plus de 18 000 milliards de dollars affluant du monde entier. Pensez-y : bien moins de 1 000 milliards de dollars pour quatre ans contre bien plus de 18 000 milliards de dollars pour un an. Quelle différence un président fait.

Il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant, nous sommes le pays le plus en vue du monde entier. Le plus en vue.

Alors que des milliers de nouvelles entreprises se forment et que des usines, des installations et des laboratoires se construisent, nous avons ajouté 70 000 nouveaux emplois dans la construction en très peu de temps. Ça devient de plus en plus grand et fort. Personne ne peut croire ce qu'il voit. La production pétrolière américaine a augmenté de plus de 600 000 barils par jour, et nous venons de recevoir, de notre nouvel ami et partenaire le Venezuela, plus de 80 millions de barils de pétrole. La production américaine de gaz naturel est à un niveau record parce que j'ai tenu ma promesse de "forer, bébé, forer".

Plus d'Américains travaillent aujourd'hui qu'à aucun moment dans l'histoire de notre pays. Pensez-y : à aucun moment dans l'histoire de notre pays, plus de gens travaillent aujourd'hui. Et 100 % de tous les emplois créés sous mon administration l'ont été dans le secteur privé. Nous avons mis fin à la DEI en Amérique. Nous avons réduit un nombre record de réglementations tueuses d'emplois. Et en un an, nous avons retiré 2,4 millions d'Américains, un record, de l'aide alimentaire. Et pour toutes ces raisons, je dis ce soir, membres du Congrès, que l'état de notre union est fort.

Notre pays gagne à nouveau. En fait, nous gagnons tellement que nous ne savons pas vraiment quoi faire. Les gens me demandent : "S'il vous plaît, s'il vous plaît, Monsieur le Président, nous gagnons trop. Nous n'en pouvons plus. Nous n'avons pas l'habitude de gagner dans notre pays jusqu'à votre arrivée. Nous perdons toujours, mais maintenant nous gagnons trop." Et je dis : "Non, non, non, vous allez encore gagner. Vous allez gagner gros. Vous allez gagner plus que jamais." Et pour prouver ce point – pour prouver ce point – est avec nous ce soir un groupe de gagnants qui viennent de rendre toute la nation fière : l'équipe olympique masculine de hockey médaillée d'or, entrez.

[Public : USA! USA! USA!]

Allez-y.

[Public : USA! USA! USA!]

C'est la première fois que je les vois se lever. [rires] Et en fait, ils ne se sont pas tous levés. Mais ils ont battu une fantastique équipe canadienne en prolongation comme tout le monde l'a vu, tout comme les femmes américaines qui viendront bientôt à la Maison-Blanche.

Ils étaient déjà au Bureau Ovale avant. Et je veux juste dire un second très grand bravo à Team USA. Mais je dois dire que – et je le leur ai dit, et nous avons pris un vote de l'équipe. J'ai dit : "Si quelqu'un vote non, je ne le fais pas", alors ils sont restés là et ils n'étaient pas près de dire non, parce que je n'ai jamais vu un gardien de but jouer aussi bien que le gardien Connor Hellebuyck.

Pensez-y, 46 tirs au but. Et je lui ai demandé : "Le tir, celui où tu as mis ton bâton derrière, et ça a frappé le manche de ton bâton et ça a rebondi. Tu t'es entraîné pour ça, ou c'était un peu de chance ? [rires] Il a refusé de répondre à cette question. [rires] Mais je veux juste vous dire que les membres de cette grande équipe de hockey seront très heureux d'apprendre, sur la base de leur vote et de mon vote – et dans ce cas, mon vote était plus important – que je vais bientôt remettre à Connor notre plus haute distinction civile, que nous décernerons et qui a été décernée à de nombreux athlètes au fil des ans. Mais quand je dis beaucoup, pas trop, genre 12, ça s'appelle la plus haute distinction civile de notre pays, la Médaille présidentielle de la Liberté. De grands athlètes l'ont reçue – de très grands, les meilleurs – et j'ai pensé qu'il la méritait. Et j'ai bien pris un vote, chacun d'entre eux. J'ai dit : "Je ne la donne pas si quelqu'un dit non." Et chacun d'entre eux a levé la main rapidement. Alors je veux vous remercier tous. Quel travail exceptionnel vous avez fait, quels champions exceptionnels vous êtes. Merci beaucoup.

Je suis également heureux de dire que la prochaine fois que la flamme olympique sera allumée, ce sera ici en Amérique pour les Jeux Olympiques de 2028. Et c'est la version d'été, juste à Los Angeles. Nous allons faire du bon travail à Los Angeles.

Et Los Angeles sera sûre, tout comme Washington D.C. est maintenant l'une des villes les plus sûres du pays. Et cette année – et je dois dire, je les ai eus tous les deux. Je les ai eus lors de mon premier mandat. Et j'étais déçu parce que je ne pensais pas être président quand cela arriverait. Mais des choses étranges se sont produites. Et maintenant je les ai parce que j'ai les Jeux Olympiques. J'ai la Coupe du Monde de la FIFA 2026, et je voulais revendiquer le 250e, mais je ne m'en suis pas sorti avec celui-là. Je ne pouvais pas revendiquer celui-là pour moi-même. Mais nous aurons la Coupe du Monde. Nous avons donc la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques à venir, et c'est une nouvelle excitante.

Ce sera donc une année pour célébrer notre pays et les héros qui l'ont gardé libre. Des hommes comme Buddy Taggart. À 17 ans, Buddy s'est porté volontaire pour défendre l'Amérique pendant la Seconde Guerre mondiale, servant dans le Pacifique sous les ordres du grand général Douglas MacArthur. Il s'est battu courageusement dans la célèbre bataille de Manille, a travaillé si dur ; il a été grièvement blessé et presque tué par des mitrailleuses ennemies à Luzon. Et il y a 81 ans ce mois-ci, il a libéré le plus grand camp d'internement des Philippines, l'un des plus grands au monde. Mais il a reçu de nombreuses distinctions, dont un Purple Heart et une Bronze Star, est rentré chez lui, a fondé une famille. Et ce soir, il est dans la tribune, attendant avec impatience le 4 juillet 2026, son 100e anniversaire. Alors Buddy, tu es un homme courageux. Et nous te saluons.

Même en période de défi, de revers et d'immense chagrin, l'esprit de 1776 a toujours brillé très fort. C'était le 4 juillet de l'année dernière lorsque les eaux de crue ont dévasté un camp d'été pour filles dans le centre du Texas – l'une des pires choses que j'aie jamais vues, j'y étais – montant de 26 pieds en quelques minutes, coûtant tragiquement la vie à de très nombreuses personnes. Vous vous souvenez tous de celle-ci ? Alors que les eaux menaçaient de l'emporter, Milly Cate McClymond, 11 ans, a fermé les yeux et prié Dieu. Elle pensait qu'elle allait mourir. Ces prières ont été exaucées lorsque le sauveteur des garde-côtes Scott Ruskan est descendu d'un hélicoptère au-dessus – personne ne savait d'où il venait. C'était la toute première mission de sauvetage de Scott. Un jeune homme, mais très courageux. Très, très bon, toujours le meilleur de sa classe. Et il a hissé non seulement Milly Cate, mais 164 autres personnes en sécurité.

Les gens regardaient Scott de loin, et ils ne pouvaient pas croire ce qu'ils voyaient. Le vent soufflait, la pluie tombait, tout bougeait. Et cette eau rapide – personne n'avait jamais rien vu de tel. Ils ont dit : "Wow, c'est quelque chose." Ce soir, Scott et Milly Cate sont ici ensemble, réunis pour la toute première fois. Merci, Scott, Milly Cate.

Et officier marinier Ruskan, je suis heureux de vous informer que je vous décerne maintenant la Légion du Mérite pour héroïsme extraordinaire. Ce que c'était : un héroïsme extraordinaire. Merci.
Et j'aimerais que l'aide militaire vienne s'occuper du service. Aide militaire. Merci beaucoup. Occupez-vous de ça. Service très important. Merci beaucoup.

De 1776 à aujourd'hui, chaque génération d'Américains s'est avancée pour défendre la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Et ils le font vraiment pour la prochaine génération. Mais maintenant c'est à notre tour. Ensemble, nous construisons une nation où chaque enfant a la chance d'atteindre plus haut et d'aller plus loin, où le gouvernement répond au peuple, pas aux puissants, et où les intérêts des citoyens américains qui travaillent dur sont toujours notre première et ultime préoccupation. C'est la dette que nous devons aux héros qui nous ont précédés. Et c'est la promesse que nous devons tenir pour l'Amérique pour notre 250e année.

L'année dernière, j'ai exhorté ce Congrès à commencer la mission en adoptant les plus importantes réductions d'impôts de l'histoire américaine, et nos majorités républicaines ont livré si magnifiquement. Merci, Républicains. Tous les Démocrates, chacun d'entre eux, ont voté contre ces réductions d'impôts massives vraiment importantes et très nécessaires. Ils voulaient des augmentations d'impôts à grande échelle pour nuire au peuple à la place. Mais nous avons tenu bon et avec le grand et magnifique projet de loi, nous vous avons accordé pas d'impôt sur les pourboires, pas d'impôt sur les heures supplémentaires, et pas d'impôt sur la Sécurité sociale pour nos grands seniors. Et nous avons également rendu les intérêts sur les prêts automobiles déductibles d'impôt pour la première fois, mais seulement si la voiture est fabriquée en Amérique.

Récemment en Pennsylvanie, j'ai rencontré Megan Hemhauser, une maman dévouée qui fait l'école à la maison à ses deux beaux enfants pendant la journée tout en servant des tables la nuit, pendant que son mari fait des heures supplémentaires en opérant des équipements très lourds. Megan est ici ce soir, et elle est heureuse de vous dire qu'elle est tellement, tellement plus riche. Parce qu'avec pas d'impôt sur les pourboires, pas d'impôt sur les heures supplémentaires, et notre crédit d'impôt pour enfants élargi à nouveau fait par les Républicains, Megan et son mari gagneront plus de 5 000 dollars supplémentaires juste pour l'année, réduisant de plus de moitié sa facture d'impôts. Megan, levez-vous s'il vous plaît. Nous nous battons pour vous, Megan. Merci. Merci, Megan. Nous nous battons pour vous, Megan.

En vertu de notre projet de loi, des parents comme Megan peuvent également activer les tout nouveaux comptes Trump de leurs enfants. Et je ne l'ai pas nommé ainsi. Je n'ai pas nommé ça. Personne ne me croit, mais je ne l'ai pas nommé. Cela a été nommé par un homme très grand assis juste là au troisième rang. Homme sympa. Un homme bon. Des comptes de placement exonérés d'impôt pour chaque enfant américain. C'est quelque chose de tellement spécial, et qui a décollé et est monté en flèche. Des millions seront préfinancés, gracieuseté du Trésor américain et de particuliers comme Michael et Susan Dell qui ont fait don de 6,25 milliards de dollars pour financer les comptes Trump pour 25 millions d'enfants américains. Ce sont des gens formidables.

Quand j'ai demandé à Michael Dell : "Comment faites-vous tout cet argent ?" Il a dit : "Eh bien, je suis juste resté dans mon dortoir à l'école et j'ai fabriqué des ordinateurs, et je les vendais aux gens. Et je n'ai fait que vendre, vendre et vendre…" Une histoire assez incroyable. Cela s'appelle le Rêve Américain. Il a vendu beaucoup d'ordinateurs, beaucoup de ces ordinateurs portables. Je le félicite donc pour cela. Mais je remercie vraiment lui et Susan, ainsi que d'autres comme Brad Gerstner, un type vraiment formidable. Il était derrière ça dès le début. Brad Gerstner. Merci, Brad. Donc, avec des contributions supplémentaires modestes, les comptes de ces jeunes pourraient atteindre plus de 100 000 dollars ou plus au moment où ils auront 18 ans. Pensez-y, combien d'argent c'est pour quelqu'un qui a commencé avec rien ? Plus de 100 000 dollars – pourrait être bien plus que ça. Pour faire cet investissement dans l'avenir de nos enfants, allez sur trumpaccounts.gov, trumpaccounts.gov. Et beaucoup de gens le font. Ça bat tous les records. C'est populaire. Ils savaient ce que ça allait – ce que ça allait prendre. Je suis si fier d'eux. Je suis si fier des gens qui ont lancé ça, et maintenant ça a vraiment décollé.

L'une des principales raisons de l'étonnant redressement économique de notre pays, le plus grand de l'histoire, où le Dow Jones a franchi les 50 000 quatre ans plus tôt que prévu, et le S&P a atteint les 7 000 là où il n'était pas censé le faire avant de nombreuses années, c'étaient les tarifs douaniers. J'ai utilisé ces tarifs, j'ai encaissé des centaines de milliards de dollars pour faire de bonnes affaires pour notre pays, à la fois économiquement et sur le plan de la sécurité nationale. Tout fonctionnait bien. Les pays qui nousarnaient depuis des décennies nous paient maintenant des centaines de milliards de dollars. Ils nousarnaient si mal. Vous le savez tous. Tout le monde le sait. Même les Démocrates le savent. Ils ne veulent tout simplement pas le dire. Et pourtant, ces pays sont maintenant heureux, et nous aussi. Nous avons fait des accords. Tous les accords sont conclus, et ils sont heureux. Ils ne gagnent pas autant d'argent qu'avant, mais nous en gagnons beaucoup. Il n'y avait pas d'inflation – une croissance énorme. Et la grande histoire était de savoir comment Donald Trump a appelé l'économie correctement et 22 lauréats du prix Nobel en économie ne l'ont pas fait – ils se sont totalement trompés. Ils se sont vraiment trompés. Et puis il y a seulement quatre jours, une décision malheureuse de la Cour suprême des États-Unis – elle vient de tomber. Elle est tombée. Décision très malheureuse.
Mais la bonne nouvelle est que presque tous les pays et entreprises veulent maintenir l'accord qu'ils ont déjà conclu – n'est-ce pas, Scott [Bessent] ? – sachant que le pouvoir légal que j'ai en tant que président de conclure un nouvel accord pourrait être bien pire pour eux et donc ils continueront à travailler dans la même voie de succès que celle que nous avions négociée avant l'implication malheureuse de la Cour suprême. Donc, malgré la décision décevante, ces mesures puissantes qui sauvent le pays – ça sauve notre pays, le genre d'argent que nous encaissons ; qui protègent la paix – beaucoup des guerres que j'ai réglées étaient dues à la menace des tarifs ; je n'aurais pas pu les régler sans – resteront en place en vertu de lois alternatives entièrement approuvées et éprouvées. Et elles ont été testées pendant longtemps. Elles sont un peu plus complexes, mais elles sont en fait probablement meilleures, menant à une solution qui sera encore plus solide qu'avant. Une action du Congrès ne sera pas nécessaire. C'est déjà éprouvé et approuvé. Et avec le temps, je crois que les tarifs douaniers payés par les pays étrangers remplaceront, comme dans le passé, substantiellement le système moderne d'impôt sur le revenu, enlevant un grand fardeau financier aux personnes que j'aime.

Allant de l'avant, les usines, les emplois, les investissements, et des billions et des billions de dollars continueront d'affluer aux États-Unis d'Amérique parce que nous avons enfin un président qui place l'Amérique en premier. Je place l'Amérique en premier. J'aime l'Amérique.

Pendant des décennies avant mon arrivée, nous avions exactement l'inverse : du commerce à la santé, de l'énergie à l'immigration, tout était volé et truqué afin de drainer la richesse des gens productifs et travailleurs qui rendent notre pays grand, qui font tourner notre pays. Sous Biden et ses partenaires corrompus au Congrès et ailleurs, cela a atteint un point de rupture avec la "Arnaque Verte Nouveau Monde". Frontières ouvertes pour tout le monde. Ils ont afflué par millions et millions venant de prisons, d'institutions psychiatriques. C'étaient des meurtriers – 11 888 meurtriers, ils sont entrés dans notre pays. Vous avez permis que cela arrive. Et une inflation record qui a coûté à la famille typique 34 000 dollars en très peu de temps. Maintenant, les mêmes personnes dans cette chambre qui ont voté pour ces désastres, ont soudainement utilisé le mot "abordabilité", un mot. Ils viennent de l'utiliser. Quelqu'un le leur a donné, sachant parfaitement qu'ils ont causé et créé les hausses de prix que tous nos citoyens ont dû endurer. Vous avez causé ce problème. Vous avez causé ce problème.

Ils savaient que leurs déclarations étaient un mensonge. Ils le savaient. Ils savaient que leurs déclarations étaient un sale et méprisable mensonge. Leurs politiques ont créé les prix élevés. Nos politiques y mettent rapidement fin. Nous nous en sortons vraiment bien. Ces prix chutent. Le prix des œufs a baissé de 60 %. Madame la Secrétaire, merci. Le coût du poulet, du beurre, des fruits, des hôtels, des automobiles, des loyers est aujourd'hui bien inférieur à ce qu'il était quand j'ai pris mes fonctions. Et même le bœuf, qui était très élevé, commence à baisser significativement. Tenez bon un petit moment ; nous le faisons baisser. Et bientôt vous verrez des chiffres que peu de gens auraient cru possibles à atteindre il y a peu de temps. Personne ne peut croire quand il voit le genre de chiffres, et surtout l'énergie, quand ils voient l'énergie descendre à des chiffres comme ça, ils n'en reviennent pas. C'est comme une autre grosse réduction d'impôts.

Je confronte aussi l'une des plus grandes arnaques de notre époque, le coût écrasant des soins de santé causé par vous. Depuis l'adoption de la "Loi sur les soins inabordables" parfois appelée Obamacare, les grandes compagnies d'assurance se sont enrichies. C'était destiné aux compagnies d'assurance, pas aux gens. Avec notre gouvernement leur donnant des centaines et des centaines de milliards de dollars par an, alors que le cours de leurs actions grimpait de 1 000, 1 200, 1 400 et même 1 700 % comme jamais. C'est pourquoi j'ai introduit le Grand Plan de Santé. Je veux arrêter tous les paiements aux grandes compagnies d'assurance et donner cet argent directement aux gens afin qu'ils puissent acheter leur propre santé, ce qui sera de meilleurs soins à un coût bien inférieur.

De plus, mon plan exige une transparence maximale des prix. C'est important. Ça semble si simple, si grand. Et je l'ai fait lors de mon premier mandat, et les Démocrates l'ont immédiatement résilié en sachant parfaitement qu'ils faisaient une très mauvaise chose pour le peuple. Les coûts allaient augmenter considérablement, et c'est ce qui s'est passé, et maintenant je les fais baisser considérablement pour la santé et tout le reste. Je mets aussi fin au coût farouchement gonflé des médicaments sur ordonnance comme cela ne s'est jamais produit auparavant. D'autres présidents ont essayé de le faire, mais ils n'ont jamais pu. Ils ont essayé. La plupart n'ont pas essayé, en fait. Mais ils ont essayé. Ils ont dit qu'ils avaient essayé. Ils n'ont pas pu. Ils n'étaient même pas près. C'était que des paroles et pas d'action. Mais je l'ai fait. En vertu de mes accords de nation la plus favorisée tout juste promulgués, les Américains qui, pendant des décennies, ont payé, de loin, les prix les plus élevés de toutes les nations du monde pour les médicaments sur ordonnance, paieront désormais le prix le plus bas du monde pour les médicaments, partout. Le prix le plus bas. Donc, dans ma première année de second mandat – ça devrait être mon troisième mandat, mais des choses étranges arrivent – j'ai fait passer les médicaments sur ordonnance, une très grande partie des soins de santé, du prix le plus élevé du monde entier au plus bas. C'est une grande réussite. Le résultat, ce sont des différences de prix de 300, 400, 500, 600 % et plus, toutes disponibles dès maintenant sur un nouveau site web appelé trumprx.gov. Et je n'ai pas nommé celui-là non plus, d'ailleurs.

Et voici ce soir la toute première cliente à bénéficier de cette grosse réduction. Et elle est grosse. Catherine Rayner. Pendant cinq ans, elle et son mari ont lutté contre l'infertilité, et ils ont eu recours à la FIV. Un médicament coûtait à Catherine 4 000 dollars à l'achat. Mais il y a quelques semaines, elle s'est connectée au site TrumpRX et a obtenu ce même médicament qui coûtait 4 000 dollars, elle l'a obtenu pour moins de 500 dollars, une réduction bien supérieure à 3 500 dollars en fait. Catherine, nous prions tous pour toi et tu seras une excellente maman.

Alors maintenant, j'appelle le Congrès à codifier mon programme de nation la plus favorisée dans la loi. Maintenant, une chose, je ne suis pas sûr que ça importe parce qu'il sera très difficile pour quelqu'un qui vient après moi de dire : "Augmentons les prix des médicaments de 700 ou 800 %." Mais John [Thune] et Mike [Johnson], si ça ne vous dérange pas, codifiez-le quand même. Ils le feront peut-être. Codifiez-le quand même, merci.

De nombreux Américains craignent également que la demande énergétique des centres de données d'IA ne fasse augmenter injustement leurs factures d'électricité. Ce soir, je suis heureux d'annoncer que j'ai négocié le nouvel "engagement de protection des payeurs de taux". Vous savez ce que c'est ? Nous disons aux grandes entreprises technologiques qu'elles ont l'obligation de pourvoir à leurs propres besoins énergétiques. Elles peuvent construire leurs propres centrales électriques dans le cadre de leur usine, afin que les prix de personne n'augmentent. Et dans de nombreux cas, les prix de l'électricité baisseront pour la communauté, et de manière très substantielle. C'est une stratégie unique jamais utilisée dans ce pays auparavant. Nous avons un vieux réseau. Il ne pourrait jamais gérer le genre de chiffres, la quantité d'électricité nécessaire. Alors je leur dis qu'ils peuvent construire leur propre centrale. Ils vont produire leur propre électricité. Cela garantira la capacité de l'entreprise à obtenir de l'électricité, tout en abaissant les prix de l'électricité pour vous, et cela pourrait être très substantiel. Pour toutes vos villes et villages, vous allez voir de bonnes choses se produire au cours des prochaines années.

Un autre pilier du rêve américain qui a été attaqué est l'accession à la propriété. Est avec nous ce soir Raysall Wiggins, une mère de deux enfants de Houston. Elle a fait des offres sur 20 maisons et a perdu toutes ces offres face à d'immenses firmes d'investissement qui ont contourné l'inspection, payé comptant et transformé ces maisons en locations, volant ainsi son rêve américain. Elle était dévastée. Des histoires comme celle-ci expliquent pourquoi le mois dernier, j'ai signé un décret pour interdire aux grandes firmes d'investissement de Wall Street d'acheter, par milliers, des maisons unifamiliales. Et maintenant, je demande au Congrès de rendre cette interdiction permanente parce que des maisons pour les gens, vraiment, c'est ce que nous voulons. Nous voulons des maisons pour les gens, pas pour les entreprises. Les entreprises se portent très bien. Raysall, merci beaucoup. Bonne chance pour ta maison. Tu en auras une bientôt.

Nous travaillons également pour permettre aux Américains d'épargner plus facilement pour la retraite. Et sous cette administration, nous protégerons toujours la Sécurité sociale et Medicare. Ils ne la protègent pas pour nos seniors. Nous protégerons toujours la Sécurité sociale. Medicare, Medicaid. Depuis mon entrée en fonction, le solde typique d'un 401(k) a augmenté d'au moins 30 000 dollars. C'est beaucoup d'argent. Nous avons des millions et des millions de personnes parce que le marché boursier a si bien performé, établissant tous ces records. Vos 401(k) sont bien plus élevés. Pourtant, la moitié de tous les travailleurs américains n'ont toujours pas accès à un plan de retraite avec des contributions de contrepartie d'un employeur pour remédier à cette énorme disparité. J'annonce que, l'année prochaine, mon administration donnera à ces travailleurs américains souvent oubliés, des gens formidables, les gens qui ont construit notre pays, accès au même type de plan de retraite offert à tous les employés fédéraux. Nous égalerons votre contribution jusqu'à 1 000 dollars chaque année pour garantir que tous les Américains puissent profiter d'un marché boursier en hausse. Assurons-nous également que les membres du Congrès ne puissent pas profiter indûment en utilisant des informations privilégiées.

[aux Démocrates] Ils se sont levés pour ça. Je n'arrive pas à y croire. Je n'arrive pas à y croire. Est-ce que Nancy Pelosi s'est levée, si elle est là ? J'en doute. Adoptez la loi sur l'interdiction des délits d'initiés sans délai. Je n'étais pas sûr que quelqu'un, même de ce côté-ci, allait applaudir pour ça. Je l'étais. Je suis très impressionné. Merci. Je suis très impressionné.

Mais en ce qui concerne la corruption qui pille – vraiment, elle pille l'Amérique, il n'y a pas d'exemple plus frappant que le Minnesota où des membres de la communauté somalienne ont pillé environ 19 milliards de dollars au contribuable américain. Oh, nous avons toutes les informations. Et en réalité, le nombre est bien plus élevé que ça. Et la Californie, le Massachusetts, le Maine, et beaucoup d'autres États sont encore pires. C'est le genre de corruption qui déchire le tissu d'une nation. Et nous travaillons là-dessus comme vous ne pouvez pas l'imaginer. Alors ce soir, bien que commencée il y a quatre mois, j'annonce officiellement la guerre à la fraude menée par notre grand vice-président, J.D. Vance. Il va le faire. Et si nous parvenons à trouver suffisamment de cette fraude, nous aurons en fait un budget équilibré du jour au lendemain. Ça ira très vite. C'est le genre d'argent dont on parle. Nous équilibrerons notre budget. Les pirates somaliens qui ont pillé le Minnesota nous rappellent qu'il y a de grandes parties du monde où la corruption et l'illégalité sont la norme, pas l'exception. Importer ces cultures par une immigration sans restriction et des frontières ouvertes amène ces problèmes ici même aux États-Unis. Et ce sont les Américains qui paient le prix en factures médicales plus élevées, en taux d'assurance automobile, en loyers, en impôts, et peut-être plus important encore, en criminalité. Nous allons nous occuper de ce problème. Nous allons nous occuper de ce problème. Nous ne jouons pas.

Dalilah Coleman n'avait que cinq ans en juin 2024 quand un camion semi-remorque de 18 roues a percuté sa voiture arrêtée à 60 miles à l'heure ou plus. Le conducteur était un étranger illégal, introduit par Joe Biden et titulaire d'un permis de conduire commercial délivré par des politiciens pro-immigration ouverte en Californie. Les médecins ont dit que Dalilah ne pourrait jamais marcher ou parler, avoir une bonne vie. Elle ne pourrait même plus manger. Mais contre toute attente, elle est maintenant en première année, apprenant à marcher. Et elle est ici ce soir avec son père, Marcus, un homme fantastique. Dalilah, s'il te plaît, tu es une grande inspiration. Lève-toi s'il te plaît. Merci, Dalilah. Beaucoup, sinon la plupart des étrangers illégaux, ne parlent pas anglais et ne peuvent pas lire les panneaux de signalisation les plus élémentaires concernant la direction, la vitesse, le danger ou l'emplacement. C'est pourquoi ce soir j'appelle le Congrès à adopter ce que nous appellerons la Loi Dalilah, interdisant à tout État d'accorder des permis de conduire commerciaux aux étrangers illégaux.

Et hier, comme vous l'avez probablement vu à la Maison-Blanche, j'ai organisé une cérémonie avec des Américains qui ont perdu leurs êtres chers à cause du fléau de l'immigration illégale. Des gens sont entrés dans notre pays – comment avons-nous permis que cela arrive avec nos frontières ouvertes ? Ce sont les mamans anges et les familles que notre gouvernement a trahies pendant des décennies et que nos médias ont totalement ignorées. Totalement. C'était terrible. Difficile à croire, en fait. En 2023, une pom-pom girl de 16 ans nommée Lizbeth Medina devait se produire au défilé de Noël de sa ville, mais elle n'est jamais arrivée. Sa mère, Jacqueline, est rentrée chez elle pour la chercher et l'a trouvée morte dans une baignoire, saignant abondamment après avoir été poignardée 25 fois. Le meurtrier de Lizbeth était un étranger illégal déjà arrêté qui était entré par effraction et avait brutalement, juste brutalement éteint la lumière la plus brillante de la vie de sa famille, violemment et vicieusement. Sa mère au cœur brisé est dans la tribune pour rappeler à tout le monde dans cette chambre exactement pourquoi nous expulsons les criminels étrangers illégaux de notre pays en nombre record. Et nous les faisons foutre d'ici vite. Nous ne les voulons pas. Merci beaucoup, Jacqueline. Merci.

Nous ne pouvons jamais oublier que beaucoup dans cette salle ont non seulement permis l'invasion des frontières avant mon implication, mais en effet, ils recommenceraient. S'ils en avaient l'occasion. S'ils étaient élus, ils ouvriraient ces frontières à certains des pires criminels du monde. La seule chose qui se dresse entre les Américains et une frontière grande ouverte en ce moment, c'est le président Donald J. Trump et nos grands patriotes républicains au Congrès. Merci.

Au moment où nous parlons, les Démocrates dans cette chambre ont coupé tout financement pour le département de la Sécurité intérieure. Tout est coupé. Tout est coupé. Ils ont institué une autre fermeture démocrate. La première nous a coûté deux points de PIB. Deux points de PIB que nous avons perdus, ce qui les a probablement rendus assez heureux, en fait. Maintenant, ils ont fermé l'agence responsable de la protection des Américains contre les terroristes et les meurtriers. Ce soir, j'exige le rétablissement complet et immédiat de tous les financements pour la sécurité des frontières, la sécurité intérieure des États-Unis, et aussi pour aider les gens à nettoyer leur neige. Nous n'avons pas d'argent à cause des Démocrates. Et ce serait bien. Nous aimerions vous donner un coup de main pour le nettoyage, mais vous n'avez pas donné d'argent. Personne n'est payé. C'est une honte. Alors vous devez y penser. Nous avons, au cas où vous ne le sauriez pas, une assez grosse tempête de neige dehors.

L'une des grandes choses à propos de l'état de l'Union est la façon dont il donne aux Américains la chance de voir clairement ce que leurs représentants croient vraiment. Alors ce soir, j'invite chaque législateur à se joindre à mon administration pour réaffirmer un principe fondamental. Si vous êtes d'accord avec cette déclaration, alors levez-vous et montrez votre soutien. Le premier devoir du gouvernement américain est de protéger les citoyens américains, pas les étrangers illégaux.

[s'adressant aux démocrates assis] N'est-ce pas une honte. Vous devriez avoir honte de vous, de ne pas vous lever. Vous devriez avoir honte de vous. C'est pourquoi je vous demande aussi de mettre fin aux villes sanctuaires mortelles qui protègent les criminels et d'adopter des sanctions sévères pour les fonctionnaires qui ont bloqué l'expulsion des criminels étrangers. Dans de nombreux cas, des barons de la drogue, des meurtriers partout dans notre pays, ils bloquent l'expulsion de ces personnes hors de notre pays. Et vous devriez avoir honte.

[Public : USA! USA! USA!]

Et peut-être plus important encore, je vous demande d'approuver la loi SAVE America pour empêcher les étrangers illégaux et autres personnes non autorisées de voter dans nos sacrées élections américaines. Cette tricherie est endémique dans nos élections. Elle est endémique. C'est très simple. Tous les électeurs doivent montrer une pièce d'identité avec photo. Tous les électeurs doivent prouver leur citoyenneté pour voter. Et plus de bulletins de vote par correspondance frauduleux, sauf en cas de maladie, d'invalidité, pour les militaires ou les voyages. Aucun. Ça devrait être facile. Et d'ailleurs, les sondages sont à 89 % d'approbation, y compris chez les Démocrates, 89 %. Et même le nouveau maire communiste de New York – je pense que c'est un type sympa, en fait. Je lui parle souvent. Mauvaise politique, mais type sympa – vient de dire qu'ils veulent que les gens déblayent la neige. Ils ont été durement touchés. Il veut qu'ils déblayent la neige. Mais si vous postulez pour ce travail, vous devez présenter deux pièces d'identité originales et une carte de sécurité sociale.

Pourtant, ils ne veulent pas d'identification pour le plus grand privilège de tous : voter en Amérique. Non, ce n'est pas bien, pas bien. Les Républicains et les Démocrates sont massivement d'accord sur la politique que nous venons d'énoncer. Et le Congrès devrait s'unir et adopter cette législation de bon sens qui sauve le pays dès maintenant. Et cela devrait être avant que quoi que ce soit d'autre n'arrive.

Et la raison pour laquelle ils ne veulent pas le faire – pourquoi quelqu'un ne voudrait-il pas de l'identification des électeurs ? Une seule raison : parce qu'ils veulent tricher. Il n'y a qu'une seule raison. Ils inventent toutes les excuses. Ils disent que c'est raciste. Ils inventent des choses. On se dit presque quelle imagination ils ont. Ils veulent tricher, ils ont triché. Et leur politique est si mauvaise que la seule façon pour eux de se faire élire est de tricher. Et nous allons l'arrêter. Nous devons l'arrêter John [Thune].

Et voici une occasion supplémentaire de faire preuve de bon sens au gouvernement. Dans la tribune ce soir, Sage Blair et sa mère, Michelle. En 2021, Sage avait 14 ans lorsque des responsables scolaires en Virginie ont cherché à lui faire faire une transition sociale vers un nouveau genre, la traitant comme un garçon et le cachant à ses parents. Difficile à croire, n'est-ce pas ? Peu de temps après, une Sage confuse s'est enfuie de chez elle. Après avoir été retrouvée dans une situation horrible dans le Maryland, un juge de gauche a refusé de rendre Sage à ses parents parce qu'ils n'ont pas immédiatement déclaré que leur fille était leur fils. Sage a été jetée dans un foyer d'État pour garçons et a terriblement souffert pendant longtemps. Mais aujourd'hui, tout cela est derrière eux parce que Sage est une jeune femme fière et merveilleuse avec une bourse complète pour l'Université Liberty. Sage et Michelle, levez-vous s'il vous plaît. Et merci pour votre grand courage.

Et qui peut croire que nous parlons même de choses comme ça ? Il y a quinze ans, si quelqu'un était là-haut et disait ça, ils diraient : "Qu'est-ce qui ne va pas chez eux ?" Mais maintenant, nous devons le dire parce que ça se passe dans de nombreux États, sans même le dire aux parents. Mais sûrement nous pouvons tous être d'accord : aucun État ne peut être autorisé à arracher des enfants des bras de leurs parents et à leur faire faire une transition vers un nouveau genre contre la volonté des parents. Qui croirait que nous en parlons ? Nous devons l'interdire et nous devons l'interdire immédiatement.

[pointant les démocrates] Regardez, personne ne se lève. Ces gens sont fous. Je vous le dis : ils sont fous. Incroyable. Terrible, mon Dieu. Nous avons de la chance d'avoir un pays avec des gens comme ça. Les Démocrates détruisent notre pays, mais nous l'avons arrêté juste à temps, n'est-ce pas ?

Personne ne se soucie plus de protéger la jeunesse américaine que notre merveilleuse Première Dame – maintenant une star de cinéma. Elle est une star de cinéma. Pouvez-vous le croire ? Qui l'aurait cru ? Au cours de l'année écoulée, elle a eu un impact incroyable en défendant la législation sur l'IA, en faisant progresser un décret historique sur le placement familial et en aidant à obtenir 30 millions de dollars pour lancer l'initiative Melania Trump Foster Youth to Independence. C'est une chose formidable – vraiment, une chose formidable qui s'est produite et qui a bénéficié d'un large soutien bipartisan. Elle obtient un bien meilleur soutien bipartisan que moi. Je n'en reçois aucun. Elle en reçoit beaucoup. Un jour, vous devrez me dire comment vous avez fait ça. Et des étudiants et des éducateurs de chaque État ont rejoint les efforts de la Première Dame dans le défi présidentiel sur l'IA, positionnant la prochaine génération américaine pour réussir, et réussir fortement à l'avenir. Ce soir, nous accueillons deux jeunes gens dont la vie reflète l'impact de la Première Dame : Sierra Burns et Everest Nevraumont. Merci à tous les deux. Et Melania, merci. Je sais à quel point tu as travaillé dur là-dessus. Merci beaucoup.

Je suis très fier de dire que pendant mon mandat, les quatre premières années, et en particulier cette dernière année, il y a eu un renouveau considérable de la religion, de la foi, du christianisme et de la croyance en Dieu. Un renouveau considérable. C'est particulièrement vrai chez les jeunes. Et une grande partie de cela était due à mon grand ami Charlie Kirk. Grand type. Grand homme. Alors l'année dernière, Charlie a été violemment assassiné par un tueur et martyrisé, vraiment martyrisé pour ses croyances. C'est vrai. Sa merveilleuse épouse Erika est avec nous ce soir. Erika, lève-toi s'il te plaît. Merci, Erika. Tu as traversé beaucoup d'épreuves. À la mémoire de Charlie, nous devons tous nous rassembler pour réaffirmer que l'Amérique est une nation sous Dieu, et nous devons totalement rejeter la violence politique de toute sorte.

Nous aimons la religion, et nous aimons la ramener. Et elle revient à des niveaux que personne ne croyait possibles. C'est vraiment une belle chose à voir.

Avant tout, libérer la promesse de l'Amérique exige de maintenir la sécurité de notre communauté. Nous avons fait des progrès incroyables, pourtant des criminels dangereux récidivistes continuent d'être libérés par des politiciens démocrates pro-criminalité encore et encore. Nous sommes honorés d'avoir ce soir une femme qui a traversé l'enfer, Anya Zarutska. En 2022, elle et sa belle fille – si belle, quelle belle jeune femme – Iryna ont fui l'Ukraine déchirée par la guerre pour vivre chez des parents près de Charlotte, en Caroline du Nord. Et d'ailleurs, que se passe-t-il avec Charlotte ? L'été dernier, Iryna, 23 ans, rentrait chez elle en train quand un monstre dérangé qui avait été arrêté plus d'une douzaine de fois et avait été libéré sans caution en espèces, s'est levé et a violemment tranché son cou et son corps avec un couteau. Personne n'oubliera jamais – il y avait des gens dans ce train – personne n'oubliera jamais l'expression de terreur sur le visage d'Iryna. Alors qu'elle levait les yeux vers son agresseur dans les dernières secondes de sa vie, elle est morte instantanément. Elle avait échappé à une guerre brutale, pour être tuée par un criminel endurci, libéré pour tuer en Amérique, entré par les frontières ouvertes. Mme Zarutska, ce soir je vous promets que nous veillerons à ce que justice soit rendue pour votre magnifique fille Iryna.

[pointant les démocrates] Comment pouvez-vous ne pas vous lever ? Comment pouvez-vous ne pas vous lever ?

Je demande à ce Congrès d'adopter une législation stricte pour garantir que les criminels violents et dangereux récidivistes soient mis derrière les barreaux, et surtout, qu'ils y restent.

Depuis l'été dernier, j'ai déployé notre Garde nationale et les forces de l'ordre fédérales pour rétablir l'ordre public dans nos villes les plus dangereuses, y compris Memphis, Tennessee – grand succès – La Nouvelle-Orléans, Louisiane – grand succès, et notre capitale nationale elle-même – Washington D.C., où nous n'avons presque plus de criminalité maintenant à Washington D.C. Comment est-ce arrivé ? En fait, la criminalité à Washington est maintenant à son plus bas niveau jamais enregistré, et les meurtres à D.C. ce janvier ont baissé de près de 100 % par rapport à l'année dernière.

Ils n'aiment pas entendre ça. Un des – Malades.

L'un des courageux militaires qui ont contribué à cette étonnante transformation était la spécialiste de la Garde nationale de l'armée de Virginie-Occidentale, Sarah Beckstrom, 20 ans. Après un déploiement de quatre mois, elle a volontairement prolongé son service. Et son grade allait être élevé. Elle réussissait si bien. Ils étaient si fiers d'elle. Mais le lendemain, elle était en patrouille près de la Maison-Blanche quand elle a été prise en embuscade et touchée à la tête par un monstre terroriste d'Afghanistan. Il n'aurait pas dû être dans notre pays. Et seulement parce qu'elle portait l'uniforme de notre nation, elle a été abattue. Il a voyagé ici parce qu'il n'aimait pas les gens portant notre uniforme. Il était malade et dérangé – il n'aurait pas dû être dans notre pays. Sarah Beckstrom est morte pour défendre notre capitale. Et nous sommes honorés de la présence de ses merveilleux parents. Gary et Evalea, votre fille était une véritable patriote américaine, et elle nous manquera énormément. C'était une grande personne. J'ai vu des rapports sur elle. Ils n'avaient jamais rien vu de tel. Tellement désolé. Merci beaucoup. Une grande jeune femme. J'ai vu des rapports qui étaient comme – parfaite, elle est parfaite.

Servant aux côtés de Sarah ce jour-là, le sergent-chef Andrew Wolfe. Les terroristes ont tiré sur Andrew à la tête, et personne ne pensait qu'il pourrait s'en sortir. Tous les deux, Sarah et Andrew, tous deux violemment touchés à la tête. Personne ne s'attendait à ce qu'ils s'en sortent. On ne leur a même pas donné une chance.

Sauf sa merveilleuse mère, nommée Melody, à qui j'ai parlé le soir même, et elle était tellement positive. Les médecins pensaient qu'Andrew était perdu, mais sa mère a dit : "Non, non, Monsieur le Président, Andrew ira bien. Il va s'en sortir." Je n'ai jamais rien vu de tel. Je veux dire, on lui avait donné presque aucune chance. Elle a dit : "Je n'ai aucun doute, Monsieur. Il ira bien." C'est une conversation que j'ai eue avec elle cette nuit-là alors que son fils gisait impuissant dans son lit, couvert de sang. Tout le monde priait. Elle a dit : "Monsieur, il ira bien." Les médecins ne comprenaient pas ce qu'elle disait et après avoir vu les résultats des dégâts, moi non plus. Elle était si forte et catégorique que même l'excellent père d'Andrew pensait qu'elle ne réalisait pas vraiment la gravité de la situation. Mais elle s'est avérée avoir raison. N'est-ce pas Melody ? Elle s'est avérée avoir raison. Incroyable, en fait. J'ai dit : "D'où vient cette femme ?" C'est la personne la plus positive que j'aie jamais rencontrée. Avec l'aide de Dieu, Andrew a lutté pour revenir du bord de la mort – et nous parlons du bord de la mort – sur la voie d'un rétablissement miraculeux. Il a encore un peu de travail, mais il va très bien. Content de te voir. C'est un beau garçon. Content de te voir. Merci, Andrew. Merci beaucoup. Alors, Andrew, pendant que tu es debout maintenant, je vais demander à un général très respecté, James Seward, de remettre au sergent-chef Andrew Wolfe et à la grande famille de Sarah Beckstrom la distinction créée par notre regretté grand président George Washington lui-même – ça s'appelle le Purple Heart. Nous vous aimons tous. Je vous aime.

Nous restaurons fièrement la sécurité pour les Américains chez eux, et nous restaurons également la sécurité pour les Américains à l'étranger. Notre pays n'a jamais été aussi fort. Mes 10 premiers mois, j'ai mis fin à huit guerres, y compris le Cambodge – [aux Démocrates] N'est-ce pas drôle, des gens malades – le Cambodge et la Thaïlande, le Pakistan et l'Inde – ç'aurait été une guerre nucléaire, 35 millions de personnes auraient dit le Premier ministre du Pakistan seraient mortes sans mon implication – le Kosovo et la Serbie, Israël et l'Iran, l'Égypte et l'Éthiopie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, le Congo et le Rwanda. Et bien sûr, la guerre à Gaza, qui se poursuit à un niveau très bas. C'est presque fini. Et je veux remercier Steve Witkoff et Jared Kushner pour votre aide. Merci, Steve. Merci, Jared. Et je veux aussi remercier l'homme à qui ils rendent compte : le secrétaire d'État Marco Rubio. Merci, Marco. Les gens t'apprécient. Tu sais, Marco a obtenu 100 % des voix lors de sa confirmation – je pense que le suivant était d'environ 54 %. Et certains des Démocrates disent maintenant : "Je n'arrive pas à croire que nous ayons approuvé ce type." Et il a dit, c'est un honneur qu'ils ressentent ça. N'est-ce pas ? Marco, tu as fait un excellent travail. Grand secrétaire d'État. Je pense qu'il sera considéré comme le meilleur de tous les temps.

En vertu du cessez-le-feu que j'ai négocié, chaque otage, vivant et mort, a été rendu chez lui. Pouvez-vous le croire ? Personne ne pensait que c'était possible. Personne ne pensait que c'était possible. Vivants et morts. Et ces parents qui avaient un fils mort, leur garçon, ils m'avaient toujours dit que leur garçon, ils le voulaient autant que s'il était vivant. C'était une période incroyable. Et ils sont revenus et quand nous avons récupéré tous les otages vivants et beaucoup, beaucoup d'autres avant eux. Mais j'ai toujours dit, ces 20 derniers vont être très durs. Mais nous en avons eu beaucoup, beaucoup plus, des centaines. Mais j'ai dit, ces 20 derniers vont être durs. Nous les avons récupérés. Mais nous n'avons récupéré que 14 ou 15 des morts sur les 28. Et croyez-le ou non, le Hamas a travaillé avec Israël. Et ils ont creusé, et ils ont creusé, et ils ont creusé. C'est une chose difficile – une chose difficile à faire. Passer au crible des corps partout, laissant parfois passer 100 corps pour chacun de ceux qu'ils trouvaient. Travail difficile. Et ils ont finalement réussi à en retrouver 27. Et puis Steve et Jared, ils ont réussi à en retrouver 28. Ils ont trouvé les 28. Personne ne pensait que c'était possible, mais nous l'avons fait. Et je me souviens de la famille du 28e, ils étaient si affligés, mais ils étaient si heureux – aussi heureux qu'il est possible de l'être. Ils avaient retrouvé leur garçon. La mère a dit : "Monsieur, nous avons retrouvé notre garçon." Quelle période c'était. Mais nous les avons tous récupérés. Alors merci beaucoup à vous deux.

Et nous travaillons très dur pour mettre fin à la neuvième guerre : les tueries et le massacre entre la Russie et l'Ukraine, où 25 000 soldats meurent chaque mois. Pensez-y : 25 000 soldats meurent par mois – une guerre qui n'aurait jamais eu lieu si j'avais été président. N'aurait jamais eu lieu.

En tant que président, je ferai la paix partout où je le pourrai, mais je n'hésiterai jamais à confronter les menaces contre l'Amérique, où que nous devions le faire. C'est pourquoi, lors d'une opération décisive en juin dernier, l'armée américaine a anéanti le programme d'armes nucléaires iranien avec une attaque sur le sol iranien connue sous le nom d'opération Midnight Hammer. Pendant des décennies, la politique des États-Unis avait été de ne jamais permettre à l'Iran d'obtenir une arme nucléaire. De nombreuses décennies. Depuis qu'ils ont pris le contrôle de cette nation fière il y a 47 ans, le régime et ses proxies meurtriers n'ont répandu que terrorisme, mort et haine. Ils ont tué et mutilé des milliers de militaires américains et des centaines de milliers, voire des millions de personnes avec ce qu'on appelle des bombes artisanales. Ils étaient les rois de la bombe artisanale. Et nous avons éliminé [Qassem] Soleimani. Je l'ai fait pendant mon premier mandat, cela a eu un énorme impact. Il était le père de la bombe artisanale. Et juste au cours des deux derniers mois, avec les manifestations, ils ont tué, semble-t-il, au moins 32 000 manifestants, 32 000 manifestants, dans leur propre pays. Ils les ont abattus et pendus. Nous les avons empêchés d'en pendre beaucoup grâce à la menace de violence sérieuse.

Mais ce sont… des gens terribles. Ils ont déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases à l'étranger. Et ils travaillent à construire des missiles qui atteindront bientôt les États-Unis d'Amérique. Après Midnight Hammer, ils ont été avertis de ne pas faire de futures tentatives pour reconstruire leur programme d'armes, en particulier les armes nucléaires. Pourtant, ils continuent, recommençant tout. Nous avons tout effacé et ils veulent tout recommencer et poursuivent en ce moment même leurs sinistres ambitions. Nous sommes en négociations avec eux. Ils veulent faire un accord. Mais nous n'avons pas entendu ces paroles secrètes : "Nous n'aurons jamais d'arme nucléaire." Ma préférence, ma préférence est de résoudre ce problème par la diplomatie. Mais une chose est certaine, je ne permettrai jamais au premier sponsor mondial du terrorisme, ce qu'ils sont, de loin, d'avoir une arme nucléaire. Je ne peux pas laisser cela arriver.

Et aucune nation ne devrait jamais douter de la détermination américaine : nous avons l'armée la plus puissante sur terre. J'ai reconstruit l'armée lors de mon premier mandat. Nous allons continuer à le faire. Aussi, nous venons d'approuver un budget de mille milliards de dollars. Nous n'avons pas le choix. Nous devons être forts, car nous espérons que nous aurons rarement à utiliser cette grande puissance que nous avons construite ensemble. Cela s'appelle vraiment la "paix par la force" qui a été très, très efficace. Alors grâce aux Républicains au Congrès, nous investissons ce montant record de dollars – pas le choix – dans les forces armées des États-Unis. Créant aussi beaucoup d'emplois, mais nous ne le faisons même pas pour cette raison. Parce que, comme je l'ai dit, nous avons plus d'emplois, plus de gens qui travaillent aujourd'hui que jamais dans l'histoire de notre pays.

Et les pays de l'OTAN, nos amis et alliés – ils sont, ce sont nos amis et ils sont nos alliés – viennent d'accepter, à ma très forte demande, de payer 5 % du PIB pour la défense militaire plutôt que les 2 %, qu'ils ne payaient pas. Nous payions pour presque tous. Maintenant ils paient 5 % au lieu de ne pas payer. Et obtenir ces 5 % était quelque chose que tout le monde disait ne jamais pouvoir être fait, ne pourrait pas arriver. Nous l'avons obtenu très facilement avec une réunion et, une grande différence entre 2 % qui n'étaient pas payés. Nous payions le fret pour beaucoup d'entre eux. Très peu étaient à jour. Maintenant 5 %, ils sont à jour. Et tout ce que nous envoyons en Ukraine est envoyé via l'OTAN et ils nous paient intégralement. Ils nous paient totalement en totalité.

Chaque branche de nos forces armées établit des records de recrutement. C'est tellement excitant. Et chaque militaire récemment… et chaque militaire a récemment reçu un dividende du combattant de 1 776 dollars. Vous savez, ils l'ont mis sur mon bureau. Nous avons obtenu l'argent des tarifs et d'autres choses. Beaucoup d'argent que nous avons – nous avons beaucoup plus d'argent que les gens ne le comprennent. Il faut reconstruire un peu ce programme, mais ça ne prendra pas longtemps. Mais nous avons eu l'argent et c'était 1 775 dollars. Et ils voulaient mon approbation et j'ai dit : "Quel est le nombre ?" 1 775 dollars. J'ai dit : "Attendez une minute. Pour un dollar de plus, nous pouvons avoir 1776. Ça va –" J'ai dit, "On va voir ça –" Je n'ai jamais demandé à personne si nous pouvions nous le permettre. Un dollar de plus. J'ai dit 1776. Et j'ai dit, c'est bien. Et je vous le dis, notre armée, c'était il y a quatre mois, notre armée, je n'ai jamais vu un militaire qui ne me remercie pas pour ça. Nous sommes donc honorés de le faire. Ils le méritent. Et, nous l'appelons 1776. C'était génial. Et nous aimons notre armée, nous aimons nos forces de l'ordre, nous aimons nos pompiers. Vous savez, les pompiers ne sont pas assez mentionnés. Nous aimons nos pompiers.

Nous restaurons également la sécurité et la domination américaines dans l'hémisphère occidental, agissant pour sécuriser nos intérêts nationaux et défendre notre pays contre la violence, la drogue, le terrorisme et les ingérences étrangères. Pendant des années, de vastes étendues de territoire dans notre région, y compris de grandes parties du Mexique, vraiment de grandes parties du Mexique, ont été contrôlées par des cartels de la drogue meurtriers. C'est pourquoi j'ai désigné ces cartels comme organisations terroristes étrangères. Et j'ai déclaré le fentanyl illicite comme une arme de destruction massive. Et avec notre nouvelle campagne militaire, nous avons stoppé des quantités record de drogues entrant dans notre pays et pratiquement complètement arrêté l'entrée par voie d'eau ou mer. Vous avez probablement remarqué ça. Nous avons très sérieusement endommagé leur industrie de la pêche. Aussi, plus personne ne veut aller pêcher. Nous avons également abattu l'un des barons de la drogue les plus sinistres de tous. Vous avez vu ça hier.

En janvier, des guerriers d'élite américains ont mené l'un des exploits les plus complexes et spectaculaires de compétence et de puissance militaires de l'histoire mondiale. Personne n'a rien vu de tel. Des dirigeants étrangers – je ne vous dirai pas qui m'a appelé – et ils ont dit "Très impressionnant, très bien." Ils n'en revenaient pas de ce qu'ils avaient vu. Ils ont vu ce qui s'est passé. C'est une force de combat différente de celle que nous avions il y a des années quand nous nous battions pour faire match nul. Vous savez, c'est une grande force de combat. J'en suis si fier. Regardez la Force spatiale. La Force spatiale est mon bébé. Parce que nous l'avons faite, mon bébé. Elle devient tellement importante.

Et les forces armées américaines ont submergé toutes les défenses et non seulement vaincu un ennemi – de bons combattants – pour mettre fin au règne du dictateur hors-la-loi Nicolás Maduro et le traduire en justice américaine. Et ce fut une victoire absolument colossale pour la sécurité des États-Unis. Et cela ouvre aussi un nouveau départ radieux pour le peuple vénézuélien. Nous travaillons en étroite collaboration avec la nouvelle présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, pour débloquer des gains économiques extraordinaires pour nos deux pays et apporter un nouvel espoir à ceux qui ont tant souffert. Ils ont vraiment souffert. Avec nous, ce soir, Alejandra Gonzalez : elle a grandi dans une famille vénézuélienne très unie et était particulièrement proche de son oncle bien-aimé Enrique. Mais après qu'Enrique se soit présenté aux élections et ait opposé Maduro, il a été kidnappé par les forces de sécurité de Maduro et jeté dans la prison vraiment infâme du régime à Caracas. Alejandra craignait de ne jamais revoir son oncle. Elle craignait aussi pour sa propre vie. Mais depuis le raid, nous avons travaillé avec la nouvelle direction, et ils ont ordonné la fermeture de cette prison infâme et ont déjà libéré des centaines de prisonniers politiques, avec d'autres à venir. Alejandra, je suis heureux de vous informer que non seulement votre oncle a été libéré, mais qu'il est ici ce soir. Nous l'avons fait venir pour célébrer sa liberté avec vous en personne. Enrique, s'il te plaît, descends. Merci, Enrique. Passez un bon moment. Content de te revoir, Enrique.

Il y a eu de nombreux héros lors de ce raid de janvier pour capturer Maduro, de très grands héros. C'était très dangereux. Ils savaient que nous venions. Ils étaient prêts.

Mais les actes d'un guerrier cette nuit-là vivront à jamais dans les chroniques éternelles de la valeur militaire. L'adjudant-chef 5 Eric Slover a planifié la mission et était le chef de vol dans le cockpit du premier hélicoptère – un gros, beau et puissant hélicoptère, c'était un Chinook massif transportant, comme vous pouvez l'imaginer, de très, très nombreux combattants américains, portant les plaques d'identité que sa femme Amy avait bénies avec de l'eau bénite avant son départ. Elle savait que ça allait être difficile. Eric a dirigé le Chinook sous le couvert de la nuit et a descendu rapidement la forteresse militaire lourdement protégée de Maduro. C'était une installation militaire majeure protégée par des milliers de soldats et gardée par la technologie militaire russe et chinoise. Comment ça a marché ? Pas très bien.

Alors qu'il se préparait à atterrir, des mitrailleuses ennemies ont tiré de tous les angles et Eric a été touché – très gravement à la jambe et à la hanche. Une balle après l'autre. Il a absorbé quatre tirs atroces, déchiquetant sa jambe en de nombreux morceaux. Et pourtant, malgré le fait que l'usage de ses jambes était vital pour un vol d'hélicoptère réussi – les jambes sont la partie la plus importante pour piloter un hélicoptère – livrer les nombreux commandos qui allaient capturer et détenir Maduro était la seule chose à laquelle Eric pensait. Puis, même alors qu'il perdait du sang, qui refluait dans l'allée centrale – l'hélicoptère atterrit à un angle prononcé – la mitrailleuse se tenait juste devant lui. Ils étaient juste devant lui, deux mitrailleurs qui avaient échappé à la colère des avions précédents. Eric a manœuvré son hélicoptère avec toutes ces vies et ces âmes pour faire face à l'ennemi et laisser ses tireurs éliminer la menace. Il a fait pivoter l'hélicoptère pour que les tireurs puissent s'occuper de l'affaire. Sauvant la vie de ses compagnons d'armes de ce qui aurait pu être un crash catastrophique en plein territoire ennemi.

Ce n'est qu'après avoir atterri en toute sécurité avec tous les guerriers à bord au bon endroit, ce qui était vital pour la mission – nous aurions probablement dû annuler la mission si cela n'était pas arrivé – qu'Eric a dit à son copilote, également blessé, mais pas aussi grièvement, de "prendre le relais, je suis sur le point de m'évanouir". Le succès de toute la mission et la vie de ses compagnons d'armes dépendaient de la capacité d'Eric à supporter une douleur cuisante. C'était incroyable, ce qui est arrivé à ses jambes, des balles – et continuer à voler et atterrir et les gens savaient ce qui se passait. Tout le monde à l'arrière de l'hélicoptère le savait, parce qu'ils voyaient le sang couler dans l'allée. L'adjudant-chef Slover se remet encore de ses graves blessures, mais je suis ravi de dire qu'il est ici ce soir avec sa femme Amy. Eric et Amy, entrez.

Alors nous avons une surprise, Eric et Amy. En reconnaissance des actions d'Eric au-delà de l'appel du devoir, j'aimerais maintenant demander au général Jonathan Braga de remettre à l'adjudant-chef Slover la plus haute distinction militaire de notre nation, la médaille d'honneur du Congrès.

Eh bien, merci beaucoup Eric et Amy. Ravi de vous rencontrer. Je les ai rencontrés, ainsi que beaucoup de leurs compagnons d'armes, récemment à Fort Bragg. Vous avez remarqué le nom, Fort Bragg. Nous l'avons récupéré. Nous l'avons ramené. Nous avons gagné la Première Guerre mondiale avec, la Seconde Guerre mondiale. Et puis ils ont décidé de changer le nom. Mais nous l'avons changé. Tout le monde voulait aussi le changer. Et 10 des compagnons d'armes d'Eric de cette nuit incroyable de victoire recevront également des médailles lors d'une cérémonie privée qui aura bientôt lieu à la Maison-Blanche. Et Eric y sera.
Merci, Eric. C'est une grosse affaire.

Ce soir, nous avons célébré de nombreux patriotes américains vraiment extraordinaires, mais il reste une dernière légende vivante à honorer avant de partir. C'est un autre aviateur américain héroïque : le pilote de chasse de la marine Royce Williams a servi pendant la Seconde Guerre mondiale, la Corée, le Vietnam, effectuant plus de 220 missions. Dans le ciel de Corée en 1952, Royce a participé au combat aérien de sa vie – un combat aérien légendaire – volant dans des conditions de blizzard. Son escadron a été pris en embuscade par sept avions de chasse soviétiques. C'était son premier combat aérien de la guerre. Et malgré le fait d'être massivement en infériorité numérique et en puissance de feu, Royce a mené l'élimination de quatre avions ennemis et a presque détruit les autres, vainquant ses adversaires tout en recevant 263 balles dans son propre avion et en étant grièvement blessé. Son histoire est restée secrète pendant plus de 50 ans. Il ne voulait même pas le dire à sa femme, mais la légende a grandi et grandi. Mais ce soir, à 100 ans, ce brave capitaine de marine reçoit enfin la reconnaissance qu'il mérite. C'était une légende bien avant ce soir. Royce, levez-vous s'il vous plaît et je demanderai à la Première Dame des États-Unis de remettre au capitaine Royce Williams sa médaille d'honneur du Congrès. Merci Royce, et merci Eric.

J'ai toujours voulu la médaille d'honneur du Congrès, mais on m'a informé que je n'ai pas le droit de me la donner à moi-même et je ne saurais pas pourquoi je la prendrais, mais s'ils changent un jour cette loi, je serai là avec vous un jour. Mais vous savez, c'est notre plus grand honneur : la médaille d'honneur du Congrès. Et c'est une grande chose. Et c'est un honneur d'être dans la même pièce que vous. Merci à vous deux, Eric. Merci. Merci.

Deux cent cinquante ans, c'est long dans la vie d'une nation. Mais dans un autre sens, ce n'est vraiment qu'un simple moment à l'échelle de l'histoire. Deux des messieurs que nous avons rencontrés dans la tribune ce soir ont pris leur première respiration il y a un siècle. Cent ans avant cela, le 4 juillet 1826, l'auteur de la Déclaration d'indépendance, le brillant Thomas Jefferson, rendait son dernier souffle. Une seule longue vie humaine sépare les géants qui ont déclaré et gagné notre indépendance des héros qui se tiennent parmi nous ce soir. Tout ce que notre nation a fait, tout ce que nous avons accompli, a été l'œuvre de ces quelques grandes vies. Dans ces brefs chapitres, les Américains ont bâti cette nation à partir de 13 humbles colonies pour en faire le pinacle de la civilisation humaine et de la liberté humaine, la nation la plus forte, la plus riche, la plus puissante et la plus prospère de toute l'histoire. Les Américains se sont aventurés à travers le continent intimidant et dangereux. Nous avons tracé un chemin à travers une nature sauvage impitoyable, colonisé une frontière sans limites, et apprivoisé le magnifique mais très, très dangereux Far West.

À partir de marécages vides et de vastes plaines, nous avons élevé les plus grandes villes du monde. Ensemble, nous avons maîtrisé les industries les plus puissantes du monde et brisé les tyrannies monstrueuses de l'histoire. Et nous avons libéré des millions de personnes des chaînes du fascisme, du communisme, de l'oppression et de la terreur. Les Américains ont élevé l'humanité dans les cieux sur les ailes de l'aluminium et de l'acier. Et puis nous avons lancé l'humanité vers les étoiles sur des fusées propulsées par la pure volonté américaine et l'inflexible fierté américaine. Nous avons câblé le globe avec notre ingéniosité. Nous avons captivé la planète avec la culture américaine. Et maintenant, nous sommes les pionniers des prochaines grandes avancées américaines qui changeront le monde entier.

Tout cela et bien plus encore est l'héritage durable, la gloire inégalée des patriotes travailleurs qui ont construit et défendu ce pays et qui portent encore les espoirs et les libertés sur le dos de toute l'humanité. Pendant des années, ils ont été oubliés, trahis et mis de côté. Mais cette grande trahison est terminée, et ils ne seront plus jamais oubliés.

Parce que quand le monde a besoin de courage, d'audace, de vision et d'inspiration, il se tourne encore vers l'Amérique. Et quand Dieu a besoin d'une nation pour faire ses miracles, il sait exactement à qui demander. Il n'y a pas de défi que les Américains ne puissent surmonter. Pas de frontière trop difficile à conquérir pour nous. Pas de rêve trop audacieux pour que nous le poursuivions. Pas d'horizon trop lointain pour que nous le revendiquions. Car notre destinée est écrite par la main de la providence, et ces 250 premières années n'étaient que le début. Des villes frontalières rugueuses du Texas aux villages du cœur du Michigan, des côtes ensoleillées de la Floride aux champs sans fin du Dakota, et des rues historiques de Philadelphie jusqu'ici, dans notre capitale nationale, Washington D.C. : l'âge d'or de l'Amérique est sur nous. La révolution qui a commencé en 1776 n'est pas terminée. Elle continue toujours, parce que la flamme de la liberté et de l'indépendance brûle encore dans le cœur de chaque patriote américain. Et notre avenir sera plus grand, meilleur, plus brillant, plus audacieux et plus glorieux que jamais.

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse l'Amérique.

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