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16/04/2018

Désinformation des masses : Occident 1 - Russie 0

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 On comprend la tremblotte des Manu.

La démonstration, par l'exemple, étant la plus belle chose du monde et permettant au non spécialiste de saisir la vérité la plus complexe, il était impossible de faire l'impasse sur ce que le monde vient de vivre au sujet, de la Russie, de la Syrie, des attaques chimiques et des sanctions qui ont suivi.

Pour bien comprendre les évènements et leur fin calamiteuse pour l'Occident, il importe de faire un peu de chronologie et de bien comprendre le fil des étapes et leur sens.

Nous avons constaté et du subir ces dernières années, une hostilité croissante du pouvoir politique, des médias envers le Net, l'information indépendante de la publicité ou de mécènes liés à la banque, au complexe militaro-industriel.

Les échecs électoraux, la perte de clientèle expliquent en partie cette critique entrainant au début des mises en garde, puis la diffamation à travers des classements subjectifs et dépréciateurs des sites libres, enfin, les poursuites, les pages fermées à répétition puis sans motif et définitivement par milliers sur les réseaux sociaux, le refus de banques d'ouvrir des comptes ou leur fermeture non motivée, enfin les fermetures administratives sans justification de sites, de blogs et/ou les poursuites judiciaires.

Voilà où en est l'Occident entre censure (de plus en plus déléguée au privé) et représailles.


Le debriefing de l’état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie du 14/04 avec chef de la principale direction opérationnelle de l'état-major général russe, le général Sergei Rudskoy. Pas question ici de virtuel ou d'attaque imaginée à partir de rumeurs opportunes des réseaux sociaux anti-syriens alimentés par l'opposition microscopique vivant à Londres ou New York. Les faits sont détaillés, tout comme les performances des missiles intelligents américains face au matériel russe d'assez anciennes générations détenu par la Syrie. Le flop d'une attaque gratuite n'en éclate que plus et ajoute du piment.

Le fait est qu'un Occident capitaliste en faillite ne peut tenir longtemps sans une guerre car son espérance réside en la croyance vaine et naïve que cela suffira à relancer la machine comme avec les deux guerres précédentes et surtout que cela effacera l'ardoise des malversations bancaires.

Cette option sans doute valable autrefois n'est plus viable en raison de la globalisation, de l'extension du modèle capitaliste à la planète. Il n'empêche que ce constat n'est pas compréhensible de l'ensemble des acteurs du Système et qu'il se greffe, aussi, des motivations relevant de l'idéologie la plus archaïque à ce souhait de guerre.

Le contrôle de l'information classique (agence, presse, radio, télévision) au niveau national ou mondial n'a rien de compliqué en 2018. Il nécessite juste de l'argent et quelques personnes aux postes clés (la maitrise publicitaire révèle ici sa vraie fonction).

L'objectif facile à atteindre ne peut répondre qu'à un seul besoin et ce depuis toujours, la propagande de guerre.

On pourra objecter que cela rapporte aussi des milliards en bourse et que l'affaire Skripal initiée par Londres et pas Washington renforce cette thèse. Les faits à venir vont démontrer que si la guerre réelle n'est pas à l'ordre du jour le coup financier n'est qu'un à coté d'un objectif stratégique d'une toute autre ampleur.

Signalons toutefois en passant que le hoax de l'affaire Skripal a été démonté par un laboratoire de recherche spécialisé suisse, établissement public (donc ne pouvant être accusé de corruption par les Russes ou les Syriens). Ce laboratoire Spiez (institut spécialisé en matière de menaces atomiques, biologiques et chimiques), a fait parvenir à l'OIAC les résultats de son analyse à partir d'échantillons prélevés à Salisbury, résultat : "La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique [...], cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays de l'Otan. Elle n'a jamais été utilisée en URSS et en Russie".

Dès cette minute la fake news s'effondre mais ce n'est pas terminé car les Suisse sont aussi trouvé dans sa forme originale et en concentration importante l'agent neurotoxique A-234 un agent volatil mortel (le fameux Novichok) en forte concentration. Autre anomalie car l'agent très volatil collecté 15 jours après l'attaque n'aurait pu être retrouvé. Bref, on se moque des citoyens et on comprend le refus d'enquête ouvertes et la possibilité d'accéder aux "preuves". Toutefois, on sanctionne la Russie qui met, il est vrai, de la mauvaise volonté à endosser le crime des autres, il  est vrai qu'elle n'avait aucun mobile, circonstance aggravante !


Si Hollywood aime à faire marcher les morts, l'information autrement plus sérieuse russe aime à montrer que les morts sont parfois bien vivants. Les dirigeants occidentaux n'en continueront pas moins à mentir à leurs électeurs mais auprès des personnes informées, ils passent pour des crétins, consolation minime mais avec le cumul...

Le comble de la désinformation viendra avec la Syrie, ce pays qui achève victorieusement sa lutte contre le terrorisme de Daesh et pourrait enfin songer à la reconstruction après avoir réglé le problème autant mafieux que terroriste  de pseudo "Kurdes" au Nord.

Cette fois, l'Occident se lâche car il n'est même pas question d'enquête pour déterminer les coupables (on comprendra pourquoi ensuite), les frappes auront lieu "une ligne rouge est franchie". Peut importe si avant cette attaque de la Syrie le hoax a été dévoilé, prouvant l'inexistence d'une attaque. Les prétendues victimes, en parfaite santé, vont en témoigner devant la caméra racontant comment des individus masqués sont entrés dans l'hôpital, ont aspergé les personnes présentes et les filmant paniquées en train de se laver leur ont intimé l'ordre de se dire victimes d'une attaque chimique. Heureusement, il n'en était rien.

Alors pourquoi cette attaque bidon surmédiatisée ? Le 16 avril la réponse nous est lâché au détour d'une interview de 2h40 du Président Macron :"Par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet, les Russes des Turcs [...] les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l'opération que nous avons conduite."

Voilà donc la clé de l'énigme, voilà pourquoi il faut une vérité unique occidentale et pourquoi tout site critique et libre est en 2018 un site pouvant sans risque être qualifié de distributeur de fake news, de complotiste et traité de tous les xxxphobes possibles. Il faut empêcher si cela est encore possible, le basculement de la Turquie dont on a pas pu renverser le régime vers une alliance avec la Russie, l'Iran, la Chine, c'est à dire vers un monde qui est sa sphère économique, ethnique et culturelle naturelle.

Le monopole de l'information est le monopole de la vérité, du bien, du juste. Orwell, Marx, Debord et d'autres ont tout dit sur cette tromperie de la démocratie marchande.

Ces simples évènements cumulés démasquent la nature d'un régime, ils établissent la réalité de la déontologie des fameux grands médias et leur réelle fonction. Inverser systématiquement le vrai officiel, s'informer uniquement par ses proches et auprès de sources pluralistes en dehors de pays manipulés soumis jusqu'à la guerre imbécile doit devenir une règle de vie et le Net est à ce titre indispensable.

Défendre l'information libre, c'est défendre la paix.

 

 

15:16 Publié dans Actualité | Tags : fakenews, propagande, désinformation, manipulation, russie, france, syrie, turquie, attaque, chimique, hoax | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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