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14/10/2014

Le déclin allemand devient visible

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La gauche italienne un peu plus futée et patriote que la française a parfaitement identifié la nouvelle forme d'un totalitarisme technocratique européen dont l'OTAN est la face militaire et l'Union Européenne la face civile. Elle a aussi compris que les politiciens responsables et donnés en exemple ne sont que les gardes-chiourmes au service de cette exploitation des peuples qui n'a rien de démocratique.

Si l'Allemagne, principal relai des États-Unis en Europe est encore considérée comme un géant économique par les médias sa situation réelle s'aggrave depuis plusieurs années. Ce déclin qui n'est pas seulement démographique mais aussi économique devient chaque jour plus visible. Il est a noter que cet effondrement qui sera bientôt brutal s'accompagne d'un réveil de sa politique étrangère et militaire. Tentative échouée de récupérer son or en dépôt à New York, manifestations retentissantes dans la presse de centaines d'entrepreneurs, officiers, dirigeants politiques (dont les anciens chanceliers) contre le soutien au régime sanglant de Kiev, mouvements dissidents dans les rues non plus contre le nucléaire mais contre les banques et la mondialisation, les faits sont suffisamment nombreux pour être remarqués.

On a pu, un temps, noyer Marx dans le coca-cola mais le peuple allemand qui a été privé de mémoire qui a du subir la coûteuse réunification et depuis des années l'austérité pour contrôler l'Union Européenne trouve la note salée d'autant que ses banques sont bourrées jusqu'à la gueule de créances toxiques et n'ont aucun avenir autre que celui proposé au niveau mondial par le système financier aux abois à savoir la magouille et surtout la garantie sur les biens et comptes des particuliers. Même le dernier rapport du FMI doit admettre le danger de la situation actuelle et le poids croissant du shadow banking. L'image de l'économie est en effet totalement déformée par les injections massives de capitaux mensuelles des banques centrales, fonds ne reposant sur aucune garantie. Cette politique n'a pas relancé l'économie, elle a accrue les inégalités et encouragé la spéculation contre l'investissement dans l'économie réelle et créé du chômage.  

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En 2014 les PME manquent d’accès au crédit contrairement aux grandes entreprises qui ont la possibilité de se refinancer sur le marché obligataire, et elles ont profité de la distribution quasi illimité de liquidités avec lequel les banques centrales occidentales ont inondé le marchés. Pas de chance, les petites entreprises représentent 99% de l’économie européenne, et elles ont désespérément besoin de fonds pour investir et recruter des employés, et relancer l’économie. Les grandes entreprises préfèrent licencier pour améliorer les bilans et attirer toujours plus de capitaux pour spéculer même si leurs ventes sont en chute libre car un chômeur ne consomme pas.

Alors que les manifestations de chômeurs se multiplient en Italie et que l'Allemagne impose une politique d'austérité à l'Europe du Sud la plus touchée par la récession, il devient de plus en plus difficile de justifier une raison à une politique dont le principal promoteur ne profite même pas. En effet la majorité des pays européens sont aujourd'hui ruiné par l'euro et ils étaient les principaux clients des allemands. Ne parlons même pas du coup d'état en Ukraine qui vient de couter 5 milliards aux agriculteurs et de faire perdre des marchés russes à une douzaine de milliers d'entreprises. Marchés qui ne sont pas perdus pour la Chine ou l'Amérique du Sud. Si la France et les pays victimes de l'Euro ne récupèrent pas dans les plus brefs délais la souveraineté sur leur monnaie, il faut d'attendre à des troubles sociaux d'une extrême violence d'autant que le grand marché transatlantique est en cours de finalisation à travers deux traités qui mettront par exemple la France et la Floride avec sa TVA 6 fois inférieure en concurrence, un bel engrais pour le chômage qui devrait progresser de 20-25% (le taux officiel chez les moins de 30 ans en Italie est de 44%. il est très supérieur en Espagne et en Grèce).


 A Milan la dégradation de la législation du travail accentue la colère d'une population ruinée par la politique européenne.

 La France n'est jamais sortie de la récession et il n'y a en aucun cas une reprise américaine. L'effet systématique des QE a été d'accroître de manière gigantesque les endettements tout en favorisant le détournement des fonds au profit d'une minorité de la population. En vidéo analyse de tendance sur BFM Business.

 

13:21 Publié dans Actualité | Tags : économie, allemagne, europe, récession | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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