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23/07/2019

Un commentaire négatif sur le Web conduira bientôt au tribunal

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La censure n'est pas une nouveauté mais elle prend avec la démocratie marchande et en raison de la crise terminale du capitalisme en ligne d'horizon, une tournure plus violente à chaque instant.

La rentabilité étant désormais le seul étalon des valeurs, il devient impossible d'analyser, de commenter ou pire de critiquer toute forme de la marchandise. On sait comment l'intolérante Union Européenne s'est attaqué au droit de citation plaçant tout médias indépendant sous une épée de Damoclès s'il veut commenter l'actualité, tester un produit et donc illustrer son propos.

Le bilan de l'opération s'est traduit par des chaînes fermées, des internautes privés de revenus du jour au lendemain et des centaines de milliers d'heures de créations supprimées, parfois pour 3 ou 4 secondes, sur une vidéo de plusieurs heures. 

Il s'agit dans un objectif politique, donc commercial, d'attribuer un monopole de l'information et on entend bien par là imposer une vérité officielle, aux grands médias sous la coupe de la banque, du complexe militaro-industriel et de l'état, cette autre filiale de la finance désignée par ses médias marchands.

Le résultat imprévu des dernières Présidentielles américaines, la montée des Gilets Jaunes ne sont pas étrangers à ce phénomène de cadenassage intégral.

Ainsi, après la chasse à l'esprit critique, aux blogueurs et autre youtubeurs, une nouvelle tendance fait son apparition. Il s'agit de pourfendre jusqu'au simple consommateur invité voire encouragé, jusque là, à donner son avis sur un produit ou un service.

Tout avis se doit d'être exclusivement positif donc inciter à la consommation, l'alternative étant bien entendu la fameuse cyberhaine.

 Car à l'heure de l'hyper-juridisme démocratique boutiquier, votre avis sur un restaurant, un circuit touristique, un dentiste, un smartphone, une lessive, un programme télévisé pourra bientôt comme aux États-Unis vous conduire devant un juge pour des dommages et qui sait peut-être de la prison car quel particulier aura les moyens de lutter contre une grande entreprise et les moyens d'aller en appel devant différentes cours voir devant une instance européenne ?

Le triste sort des citoyens, plus que modestes lanceurs d'alerte, venant, bénévolement (circonstance aggravante) au service de leur prochain est écrit et inévitable.

Quand la crise et le si facile profit boursier permettent le licenciement donc tuent le consommateur, il faut bien imposer l'existence du bonheur et extorquer l'argent autrement d'autant que la martingale climatique a ses limites.

 


Malgré le célèbre premier amendement de la Constitution américaine Kendra McConnell a du retirer son commentaire pour faire cesser une procédure.

A lire :

Posting a negative review online can get you sued

Lire la suite sur CBS News


La multiplication des procédures et leur extrême rentabilité pour le monde juridique ne laisse aucun doute sur leur arrivée en France dans les valises du catastrophique CETA.

 

10:48 Publié dans Actualité | Tags : liberté, expression, censure, web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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