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01/11/2016

L'avant-guerre dans les médias

 

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 Les Canadiens découvrent depuis quelques années avec une grande surprise cette censure, cette haine, ce pouvoir de lobbies non représentatifs mais tout puissants et l'impossibilité pour les journalistes d'exercer leur profession. Car dans certains pays, il existe encore quelques assez grands médias libres, c'est à dire non contrôlés par les subventions étatiques, la Banque ou le complexe militaro-industriel. Oui, on peut aussi vivre de ses lecteurs.

Alors sans Patriot Act ou État d'urgence fumeux, on imagine encore pouvoir faire de l'investigation ou protéger ses sources. Ce temps là est hélas révolu. En période de guerre, de négation des votes (le CETA vient à nouveau de le démontrer), d'espionnage des populations, l'information pluraliste ou libre n'existe pas, n'existe plus.

On sera d'ailleurs bientôt fixé sur le déclenchement du prochain conflit mondial par la disparition des chaînes et sites russes dont la popularité sur le Net ou les réseaux câblés ne cesse de grandir. Il faut dire que pour un Français, un Allemand, un Belge ou même un Américain quelle bouffée d'oxygène que ces espaces même si on trouve parfois la patte dans des articles de pigistes des titres corrompus traditionnels.

Faut-il s'en étonner alors, sursauter à cette régression des droits fondamentaux au moment où un décret est passé en douce, ce weekend du 30 octobre, grâce à un  gouvernement bien légal (surtout si on ne connaît rien au droit constitutionnel) à défaut d'être légitime qui permettra le fichage des données personnelles de 60 millions de français (nom, adresses, mail, téléphone, empreintes digitales et numérisée du visage, couleur des yeux,  filiation des parents...) au sein d'un unique fichier à la portée non seulement du pouvoir mais en raison de la situation, si pratique, de bien des organismes privés sous aucun contrôle?

Faut-il s'en inquiéter ? Non après tout ce n'est pas comme si nous étions encore dans un état de droit.

guerre, espionnage, presse, libertés

Voilà que ça recommence...

 

 

A lire :

Un journaliste canadien mis sur écoute et suivi par la police

La police de Montréal, avec l'accord d'un juge, a mis un journaliste canadien sur écoute et a suivi tous ses déplacements grâce à la carte SIM de son téléphone portable afin d'identifier des sources qui pouvaient le renseigner au sein de la police.

Grâce à 24 mandats de surveillance émis depuis le début de l'année, la police a obtenu tous les numéros entrants et sortants du téléphone de Patrick Lagacé, journaliste au quotidien La Presse. La police a aussi eu accès aux messages SMS reçus ou émis, et a pu localiser le journaliste grâce à la puce du téléphone, a indiqué le journal montréalais.

Cela «constitue une attaque sans équivoque contre l'institution qu'est La Presse et contre toute la profession journalistique», s'est emporté le directeur du journal, Eric Trottier.

«Au Canada, les corps de police semblent tout simplement faire fi des règles fondamentales de la protection du travail des journalistes», a-t-il ajouté en réclamant de mettre un terme à ce qui ressemblerait à une véritable chasse aux sources journalistiques.

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14:20 Publié dans Actualité | Tags : guerre, espionnage, presse, libertés | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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