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11/04/2015

Les abonnés absents

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Si les grand médias font de la surenchère en matière de russophobie en oubliant le fait que ce pays s'est débarrassé du totalitarisme soviétique et que la liberté de conscience est depuis longtemps rétablie, on constate une impasse totale sur l'horreur existant en Ukraine depuis le coup d'état mené par les occidentaux en liaison avec la mafia local et des organisations néo-nazies. Le site Nachgerichtet.is  réalise une nécessaire mise au point en évoquant la question des quelques 2000 personnes incarcérées pour déviance idéologique avérée ou supposée par le nouveau régime encensé par l'Union Européenne. 

Les arrestation arbitraires sont hélas monnaie courante et la torture comme hier au Guatemala fait son apparition mais, dans toute dictature militaire, on pouvait s'y attendre. Le plus inquiétant dans ce phénomène est que comme la France qui connaît une grave dérive et réduction des libertés, l'Ukraine utilise les réseaux sociaux pour chasser ses opposants. Et de nombreuses personnes de pointer une éventuelle collaboration entre le gouvernement Ukrainien et le géant Facebook.

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Brennan pressenti dès 2008 pour être directeur de la CIA, sa nomination fut avortée en raison de ses propos validant l'usage de la torture sous l'administration Bush.

Les milliers de disparus semblent bien victimes du SBU (Служба безпеки України), le service renseignement local ces années, le service en coopération étroite avec l'Occident, notamment la CIA sous la supervision de John Brennan. Suite à un poste de management dans le bureau des analyses du Proche Orient et de l'Asie du Sud, Brennan (qui parle arabe) a été  assistant exécutif du directeur adjoint de la CIA George Tenet de 1995 à 1996, puis de 1996 à 1999l est chef de station à Riyad (Arabie saoudite) lors de l'attentat des tours de Khobar de 1996. C'est LE spécialiste des assassinats ciblés ce qui n'est pas un détail en raison d'un évènement récent en Russie pour tenter de déstabiliser Poutine.

Actuellement tout puissant grâce à ce renfort, le SBU peut interpeller qui il veut pour un simple like mais aussi les bloggers ou possession d'un journal. Une personne qui critique le gouvernement est un terroriste. Un voleur armé et meurtrier n’est qu’un pécheur. Les bataillons qui massacrent et violent sont des héros de la patrie précise un Vladimir Rogo au quotidien russe Rossijskaya Gazeta

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Valentyn Nalyvaichenko, le chef de la police politique de la junte, le SBU, est un bon citoyen des États-Unis…

Ainsi la terrible histoire du tribunal de Charkiw qui condamne un retraité à 3 ans de prison pour possession d'un tract intitulé la Russie de l’Est. Ce retraité a été tout simplement dénoncé en ligne sur le site du SBU par un voisin. On se croirait en France avec ce genre de délation encouragée. Comme hier pendant l'occupation nazie, les médias collaborent ouvertement avec le pouvoir avec des articles ou des émissions avec aux titres évocateurs Comment puis-je reconnaître un séparatiste ?

C'est donc la fête pour la répression et le chef de l'UDF Nalivaichenko n'a pas hésité à se plaindre de la non désactivation les réseaux sociaux russes Vkontakte et Odnoklassniki. En attendant, Facebook semble à la hauteur et je le cite coopérer volontiers avec les services secrets ukrainiens et faciliter leur travail.

16:17 Publié dans Actualité | Tags : internet, ukraine, torture, facebook | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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