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01/06/2014

Vive l’Écosse libre

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 Le château d'Eilean Donan finira t-il comme cette centaine de plages et d'îles grecques, vendu à un qatari ou un texan pour satisfaire un pur racket bancaire?


D'une superficie de 78 783 km² dont quelques 800 iles, peu peuplée, avec des produits qui s'exportent avec succès sur toute la planète (le whisky, la laine, le saumon, épicerie), des ressources énergétiques (pétrole, charbon), un important tourisme favorisé par des espaces naturels somptueux dont l'image est régulièrement popularisée par le cinéma (La guerre du feu, L'odyssée de l'espace, Braveheart, Harry Potter...), l’Écosse a tout pour être un pays aussi prospère que la Suisse.


 La prospérité à porté de la main

Pourtant, la crise et la dette sont là et la soif d'indépendance aussi. Car si l’Écosse laisse piller depuis des années ses ressources en pétrole, si ses soldats se font tuer sans raison en Irak, en Afghanistan, si elle héberge des centaines de têtes nucléaires (sans doute en raison de la menace des îles Féroé danoises), elle reçoit fort peu en échange.

Depuis la fameuse crise financière, la situation s'est largement détériorée avec des licenciements massifs des banques puis du système public et si des chiffres trompeurs cachent la réalité (ainsi 40% des personnes sous le seuil de pauvreté ont un emploi mais sont en fonction selon les besoins journaliers des entreprises et payés si elles le veulent au montant de leur choix), une visite du pays, les témoignages qui se multiplient sur le Net montrent une nette dégradation pour la population qui retrouve la précarité d'un autre siècle. Les ravages de la drogue dans la jeunesse expriment bien cette dérive et ces drogues ne sont pas les produits des bobos parisiens mais des médicaments, des solvants aux effets plus rapides et dévastateurs.

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La méthadone, le valium font fureur dans les rues d'Edinburgh

 Il faut dire que l'occupant anglais et les quelques familles qui ont collaboré avec lui ont imposé un système capitalisme dur avec une intervention, une régulation de l’État quasi nulle qui fait la part belle aux intérêts financiers concernés en rien par les besoins du peuple. Ce n'est pas un hasard si la Royal Bank of Scotland (RBS) est devenue seconde plus grande banque d’Europe.

Alors que la campagne pour le referendum du 18 septembre vient de se lancer, il faudra suivre le décalage déjà visible entre les déclarations des partisans du non et la réalité du pays. Et il faudra aussi se poser la question de la sincérité, de la marge de manœuvre des leaders indépendantistes. Certains originaux comme Alex Salmond jurant déjà que l’Écosse indépendante rejoindrait l'UE et l'Otan, tout en conservant la reine d'Angleterre pour monarque et la livre pour monnaie. Comme disait mon grand-père avec des patriotes comme ça on a pas besoin de collabos.

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L’Écosse n'est ni un département ni une province avec un coté folklorique. Mais la continuité d'une culture, d'un peuple avec sa langue, son droit à la liberté et à la dignité.

 

10:07 Publié dans Actualité | Tags : referendum, écosse, indépendance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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