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29/11/2018

Portland-Paris même combat

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Les choses inorganiques qui hantent cet affreux cloaque ne sauraient, même en se torturant l’imagination, être qualifiées d’humaines. C’étaient de monstrueuses et nébuleuses esquisses du pithécanthrope et de l’amibe, vaguement modelées dans quelque limon puant et visqueux résultant de la corruption de la terre, rampant et suintant dans et sur les rues crasseuses, entrant et sortant des fenêtres et des portes d’une façon qui ne faisait penser à rien d’autre qu’à des vers envahissants, ou à des choses peu agréables issues des profondeurs de la mer. Ces choses – ou la substance dégénérée en fermentation gélatineuse dont elles étaient composées – avaient l’air de suinter, de s’infiltrer et de couler à travers les crevasses béantes de ces horribles maisons, et j’ai pensé à un alignement de cuves cyclopéennes et malsaines, pleines jusqu’à déborder d’ignominies gangrénées, sur le point de se déverser pour inonder le monde entier dans un cataclysme lépreux de pourriture à demi liquide.  De ce cauchemar d’infection malsaine, je n’ai pu emporter le souvenir d’aucun visage vivant. Le grotesque individuel se perdait dans cette dévastation collective ; ce qui ne laissait sur la rétine que les larges et fantomatiques linéaments de l’âme morbide de la désintégration et de la décadence… un masque jaune ricanant avec des ichors acides, collants, suintant des yeux, des oreilles, du nez, de la bouche, sortant en tous ces points avec un bouillonnement anormal de monstrueux et incroyables ulcères (H. P. Lovecraft).

 Alors que l'état profond de France s'acharne sur les Gilets Jaunes avec ses qualificatifs les plus injurieux, il importe grâce à la seule source d'information crédible en 2018, Internet, de voir quel est le modèle urbain et sociétal défendu par la minorité dirigeante.

Cette minorité peuplant les fameuses métropoles globalisées et détenant la seule vérité par la force de l'argent donc de la loi est en effet bien loin sur la lumineuse route du progrès démocratique et marchand des 80% de gueux populistes, sans-dents, manifestant contre les taxes, pour le droit de manger, un emploi et surtout le droit de s'exprimer, souhait inapproprié car clairement haineux.

Si vous ne connaissez pas San Francisco, Paris... voici Portland et son enrichissante société ouverte, tolérante et bien entendu antifa.


Portland: Capital of Antifa, degeneracy and depression vue par P. J. Watson. Brandon Farley pour la vidéo. Soutenez sa chaîne: https://www.youtube.com/user/bfarley88 Twitter: https://twitter.com/PrisonPlanet Facebook: https://www.facebook.com/PaulJosephWa... Minds: https://www.minds.com/PaulJosephWatson Gab: https://gab.ai/PrisonPlanet

06:56 Publié dans Actualité | Tags : portland, paris, ville, occidentale, capitale, giletsjaunes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

23/11/2018

Une lettre de Jean-Claude Michéa à propos du mouvement des Gilets jaunes 

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Jean-Claude Michéa

Une lettre à propos du mouvement
des Gilets jaunes

 

Le 21 novembre 2018

Chers Amis,

Juste ces quelques mots très brefs et donc très lapidaires – car ici, on est un peu débordés par la préparation de l’hiver (bois à couper, plantes et arbres à pailler  etc.). Je suis évidemment d’accord avec l’ensemble de vos remarques, ainsi qu’avec la plupart des thèses de Lieux communs (seule la dernière phrase me paraît un peu faible en raison de son « occidentalisme » : il existe aussi, bien entendu, une véritable culture de l’émancipation populaire en Asie, en Afrique ou en Amérique latine !).

Le mouvement des « gilets jaunes » (bel exemple, au passage, de cette inventivité populaire que j’annonçais dans Les Mystères de la gauche) est, d’une certaine manière, l’exact contraire de « Nuit Debout ». Ce dernier mouvement, en simplifiant, était en effet d’abord une tentative – d’ailleurs encouragée par une grande partie de la presse bourgeoise – des « 10 % » (autrement dit, ceux qui sont préposés – ou se préparent à l’être – à l’encadrement technique, politique et « culturel » du capitalisme moderne), pour désamorcer la critique radicale du Système, en dirigeant toute l’attention politique sur le seul pouvoir (certes décisif) de Wall Street et des fameux « 1 % ». Une révolte, par conséquent, de ces urbains hypermobiles et surdiplômés (même si une fraction minoritaire de ces nouvelles classes moyennes commence à connaître, ici ou là, une certaine « précarisation ») et qui constituent, depuis l’ère Mitterrand, le principal vivier dans lequel se recrutent les cadres de la gauche et de l’extrême gauche libérales (et, notamment, de ses secteurs les plus ouvertement contre-révolutionnaires et antipopulaires : Regards, Politis, NP“A”, Université Paris VIII etc.). Ici, au contraire, ce sont bien ceux d’en bas (tels que les analysait Christophe Guilluy – d’ailleurs curieusement absent, jusqu’ici, de tous les talk-shows télévisés, au profit, entre autres comiques, du réformiste sous-keynésien Besancenot), qui se révoltent, avec déjà suffisamment de conscience révolutionnaire pour refuser d’avoir encore à choisir entre exploiteurs de gauche et exploiteurs de droite (c’est d’ailleurs ainsi que Podemos avait commencé en 2011, avant que les Clémentine Autain et les Benoît Hamon du cru ne réussissent à enterrer ce mouvement prometteur en le coupant progressivement de ses bases populaires).

Quant à l’argument des « écologistes » de cour – ceux qui préparent cette « transition énergétique » qui consiste avant tout, comme Guillaume Pitron l’a bien montré dans La Guerre des métaux rares, à délocaliser la pollution des pays occidentaux dans les pays du Sud, selon lequel ce mouvement spontané ne serait porté que par « une idéologie de la bagnole » et par « des gars qui fument des clopes et roulent en diesel », il est aussi absurde qu’immonde : il est clair, en effet, que la plupart des Gilets jaunes n’éprouvent aucun plaisir à devoir prendre leur voiture pour aller travailler chaque jour à 50 km de chez eux, à aller faire leurs courses au seul centre commercial existant dans leur région et généralement situé en pleine nature à 20 km, ou encore à se rendre chez le seul médecin qui n’a pas encore pris sa retraite et dont le cabinet se trouve à 10 km de leur lieu d’habitation. (J’emprunte tous ces exemples à mon expérience landaise ! J’ai même un voisin, qui vit avec 600 € par mois et qui doit calculer le jour du mois où il peut encore aller faire ses courses à Mont-de-Marsan, sans tomber en panne, en fonction de la quantité de diesel – cette essence des pauvres – qu’il a encore les moyens de s’acheter !) Gageons qu’ils sont au contraire les premiers à avoir compris que le vrai problème, c’était justement que la mise en œuvre systématique, depuis maintenant 40 ans, du programme libéral par les successifs gouvernements de gauche et de droite, a progressivement transformé leur village ou leur quartier en désert médical, dépourvu du moindre commerce de première nécessité, et où la première entreprise encore capable de leur offrir un vague emploi mal rémunéré se trouve désormais à des dizaines de kilomètres (s’il existe des « plans banlieues » – et c’est tant mieux – il n’y a évidemment jamais eu rien de tel pour ces villages et ces communes – où vit pourtant la majorité de la population française – officiellement promis à l’extinction par le « sens de l’histoire » et la « construction européenne » !).

Ce n’est donc évidemment pas la voiture en tant que telle – comme « signe » de leur prétendue intégration dans le monde de la consommation (ce ne sont pas des Lyonnais ou des Parisiens !) – que les Gilets jaunes défendent aujourd’hui. C’est simplement que leur voiture diesel achetée d’occasion (et que la Commission européenne essaye déjà de leur enlever en inventant sans cesse de nouvelles normes de « contrôle technique ») représente leur ultime possibilité de survivre, c’est-à-dire d’avoir encore un toit, un emploi et de quoi se nourrir, eux et leur famille, dans le système capitaliste tel qu’il est devenu, et tel qu’il profite de plus en plus aux gagnants de la mondialisation. Et dire que c’est d’abord cette gauche kérosène – celle qui navigue d’aéroport en aéroport pour porter dans les universités du monde entier (et dans tous les « Festival de Cannes ») la bonne parole « écologique » et « associative » qui ose leur faire la leçon sur ce point ! Décidément, ceux qui ne connaissent rien d’autre que leurs pauvres palais métropolitains n’auront jamais le centième de la décence qu’on peut encore rencontrer dans les chaumières (et là encore, c’est mon expérience landaise qui parle !).

La seule question que je me pose est donc de savoir jusqu’où un tel mouvement révolutionnaire (mouvement qui n’est pas sans rapport, dans sa naissance, son programme rassembleur et son mode de développement, avec la grande révolte du Midi de 1907) peut aller dans les tristes conditions politiques qui sont les nôtres. Car n’oublions pas qu’il a devant lui un gouvernement thatchérien de gauche (le principal conseiller de Macron est d’ailleurs Mathieu Laine – un homme d’affaires de la City de Londres et qui est, en France, le préfacier des œuvres de la sorcière Maggie), c’est-à-dire un gouvernement cynique et impavide, qui est clairement prêt – c’est sa grande différence avec tous ses prédécesseurs – à aller jusqu’aux pires extrémités pinochetistes (comme Maggie avec les mineurs gallois ou les grévistes de la faim irlandais) pour imposer sa « société de croissance » et ce pouvoir antidémocratique des juges, aujourd’hui triomphant, qui en est le corollaire obligé. Et, bien sûr, sans avoir quoi que ce soit à craindre, sur ce plan, du servile personnel médiatique français. Faut-il rappeler, en effet, qu’on compte déjà 3 morts, des centaines de blessés, dont certains dans un état très critique. Or, si ma mémoire est bonne, c’est bien à Mai 68 qu’il faut remonter pour retrouver un bilan humain comparable lors de manifestations populaires, du moins sur le sol métropolitain. Et pour autant, l’écho médiatique donné à ce fait effarant est-il, du moins pour l’instant, à la hauteur d’un tel drame ? Et qu’auraient d’ailleurs dit les chiens de garde de France Info si ce bilan (provisoire) avait été l’œuvre, par exemple, d’un Vladimir Poutine ou d’un Donald Trump ?

Enfin, last but not the least, on ne doit surtout pas oublier que si le mouvement des Gilets jaunes gagnait encore de l’ampleur (ou s’il conservait, comme c’est toujours le cas, le soutien de la grande majorité de la population), l’État benallo-macronien n’hésitera pas un seul instant à envoyer partout son Black Bloc et ses « antifas » (telle la fameuse « brigade rouge » de la grande époque) pour le discréditer par tous les moyens, où l’orienter vers des impasses politiques suicidaires (on a déjà vu, par exemple, comment l’État macronien avait procédé pour couper en très peu de temps l’expérience zadiste de Notre-Dame-des-Landes de ses soutiens populaires originels). Mais même si ce courageux mouvement se voyait provisoirement brisé par le PMA – le Parti des médias et de l’argent (PMA pour tous, telle est, en somme, la devise de nos M. Thiers d’aujourd’hui !) ; cela voudra dire, au pire, qu’il n’est qu’une répétition générale et le début d’un long combat à venir. Car la colère de ceux d’en bas (soutenus, je dois à nouveau le marteler, par 75 % de la population – et donc logiquement stigmatisé, à ce titre, par 95 % des chiens de garde médiatiques) ne retombera plus, tout simplement parce que ceux d’en bas n’en peuvent plus et ne veulent plus. Le peuple est donc définitivement en marche ! Et à moins d’en élire un autre (selon le vœu d’Éric Fassin, cet agent d’influence particulièrement actif de la trop célèbre French American Fondation), il n’est pas près de rentrer dans le rang. Que les Versaillais de gauche et de droite (pour reprendre la formule des proscrits de la Commune réfugiés à Londres) se le tiennent pour dit !

Très amicalement,
JC

Retrouvez cette lettre et les communiqués de Jean-Claude Michéa sur le blog Les Amis de Bartleby

09:23 Publié dans Actualité | Tags : giletsjaunes, michéa, révolte lettre, manifestation, solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

15/11/2018

Le Black Friday adopte le changement d'heure

 

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En raison du succès des années précédentes et de ventes pas si bonne que ça faute de reprise, le de Black Friday devient vital (par rapport à 2016 il y a eu +30% d'achats retenu jusqu'à cette journée) pour de nombreuses enseignes et même des géants élargissent la journée à une semaine qui débutera donc le 19 novembre.

Pour l'occasion, Amazon ouvrira même une boutique physique à Paris baptisée Amazon Loft for Xmas. On ne connait pas encore l'adresse et on ne sait pas si elle va rester jusqu'à Noël, les résultats en décideront car pour l'instant il serait question d'une fermeture le 2 décembre, mais le nom porte à confusion. Il s'agit pour Amazon de proposer sa vision de la maison idéale, une maison très connectée et on devrait trouver sur place les produits en accord téléphones (sans doute les Iphone), enceintes connectées Echo, liseuses Kindle, etc.

Bien entendu, de très nombreux magasins vont se joindre à l'opération : Galeries Lafayette, Ikea, Feelunique.com, Boohoo.com, ToysRus, Kiabi, LDLC, Lenovo, Sephora, Zara, Cachecache, Dim, M and M direct, Intel, Brice, Jules, HotelopiaNike, Smartbox, The Body Shop, Spartoo, Pimkie, Blancheporte, Adidas, AliExpress, Micromania, Yves Rocher, Marionnaud, New Balance, Levi's, Kaspersky, Parrot, Missguided, New Look, HP, Sixt, Hema, Disney Store, TopShop, Ralph Lauren, Eram, Lookfantastic, Gaastra, San Marina, Apple, Asos, Auchan, SFR, Conforama, Vista Print, Europcar, BrandAlley, La Halle, Microsoft, Price Minister, Zalando, Pull&Bear, Delamaison, Mister Good Deal, Vans, Puma, Reebok, JBL, WebDealAuto.com.

 

Les nouvelles dates pour 2018

Lundi 19 novembre 2018, minuit : Semaine Black Friday chez Amazon, Leclerc, Fnac, Carrefour, Géant-Casino, La Redoute. Darty (livraison gratuite dès 20 euros d’achat), Boulanger, Leclerc, Rue du Commerce (promo sur tablettes et produits Apple) sans doute le matin.

Vendredi 23 novembre 2018, minuit - Lancement du Black Friday chez tous les cybermarchands dont Cdiscount (à suivre consoles et le rayon jeux vidéo). Ne pas oublier Auchan qui l'an dernier a explosé les prix de hits console Sony, Microsoft et Nintendo. A voir aussi le discounter Ubaldi (TV et électroménager).

Samedi 24 et dimanche 25 novembre 2018 - Nouvelle vague de promotions du Black Friday

Lundi 26 novembre 2018, minuit : Cyber monday, promotions dans les rayons hightech/numérique/loisir.

12:49 Publié dans Actualité | Tags : blackfriday, discount, cyberday, noel, achats | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

14/11/2018

Actualité économique et sociale avant le 17 novembre dans la rue

 

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Il ne faut pas se faire d'illusions. Un mouvement économique et social de révolte ne donne jamais lieu à une libération en étant décidé et fixé à l'avance. En 1944, les Alliés n'ont pas déposé une demande en trois exemplaires auprès des Allemands.

Il ne faut donc pas compter sur la reprise en main des commandes du pays par cette seule action d'autant que la situation est différente et les solidarités naturelles en grande partie détruites. L'éducation anti-nationale, la télévision, les politiciens servent à ça.

Le 17 novembre sera donc un indicateur, dans la vérité du réel, des tensions légitimes entre la grande majorité de la population qui souffre et une oligarchie hors sol la méprisant, l'insultant et la persécutant tout en vivant grassement de son exploitation. Il ne s'agit donc pas d'un simple problème de carburant comme on tente de nous le faire croire.

Il s'agit de prouver maintenant et à chaque occasion notre solidarité avec les autres qui sont aussi les semblables.

Cette journée sera un de ces petits signes qui demain sera considéré comme avant-coureur de l'effondrement d'un Système.

En attendant ce jour heureux, le samedi 17 ne doit pas être perdu car il s'agit d'une occasion de rencontrer ses compatriotes, de discuter, d'échanger des informations (donc des adresses de sites, forum, etc), sans le prisme menteur des grands médias, des partis et surtout des syndicats qui comme à l'époque des courageux Bonnets Rouges se sont couchés au niveau national, la trahison après tout, c'est une tradition.

Aussi, pour exprimer sa réalité sans fard à son voisin et en savoir plus sur sa situation, voici l'excellente revue de presse de Pierre Jovanovic qui montre à quelle vitesse la France est en marche vers le gouffre.

Le 17 sera une opportunité d'évoquer, ensemble, d'autres directions.

A samedi !



P. Jovanovic - L. Fendt : La revue de presse (novembre 2018). Pierre Jovanovic reçoit Laurent Fendt pour commenter les principales actualités politiques, économiques et financières : préparation de nouvelles taxes en France, montée des populismes en Europe, hausse des frais bancaires, procès politiques, etc. Pour retrouver l'ensemble des actualités de la Revue de Presse, rendez-vous sur : http://www.quotidien.com et n'hésitez pas à soutenir Pierre Jovanovic en achetant ses livres.

15:55 Publié dans Actualité | Tags : 17 novemvre, actualité, économie, social, france, giletjaune | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |