Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/03/2017

Journée de la Femme 2017

Rosa_Luxemburg.jpg

Les institutions formellement démocratiques ne sont, quant à leur contenu, que des instruments des intérêts de la classe dominante (Rosa Luxembourg).

Une journée des droits des femme doit avoir pour signifiant l'altérité, la complémentarité et le non-sens d'une égalité marchande négation de la féminité. La sociologue Chantal Nicole-Drancourt (directrice de recherche au CNRS et intervient au sein du Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique) précise la féminisation des emplois atypiques (emplois précaires) apparaît comme le moyen efficace du passage progressif, et surtout sans obstacle, d’une économie industrielle de croissance basée sur le plein emploi à une économie tertiaire avec emploi flexible et chômage de croissance

Françoise Battagliola enfonce le clou (Histoire du travail des femmes, Paris, La Découverte, Collection Repères, 2004), le capitalisme en transformation utilise comme au 19ème siècle la main-d’œuvre féminine comme champ d’application de nouvelles modalités d’emploi. Il utilise le chantage au licenciement pour dominer une main d’œuvre très peu syndiquée. Il en résulte une dégradation croissante des conditions des travailleurs et des travailleuses. On retrouve quoi qu’il en soit, le discours hypocrite du capitalisme. Ainsi l’aménagement du temps de travail des femmes par le développement du travail à mi-temps. Bien loin d’être un choix individuel qui pourrait bénéficier à l’épanouissement de la personne et de sa famille, il est la mesure imposée qui développe un sous-emploi féminin.

journéee,femme,capitalisme,égalité,droits

Femme "libérée" ayant la chance d'accomplir la double journée de travail, pour sa famille et pour l'entreprise. La Journée des droits des femmes est l'éloge par le Système d'une oppression vendue avec talent.

Le féminisme contemporain vendu par les médias en ce jour mais aussi à longueur d'année n'est pas une libération de la femme, il est un asservissement à des intérêts capitaliste, une division de l'humain en groupes sexuels qu'on entend placer en compétition contre toute raison.

Une Journée de la Femme doit être celle de l'unité dans le respect enrichissant de la différence incompatible avec la rentabilité marchande. Toute célébration organisée par le système de domination est une inversion de la réalité, une aliénation qui n'est ni au service des hommes ni à celui de la Femme. Un droit qui a besoin d'être codifié est le symbole d'une régression prouvant que le naturel ne va plus de soi.

11:52 Publié dans Actualité | Tags : journéee, femme, capitalisme, égalité, droits | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.