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05/05/2016

Trump, vrai discours et discours vrai

 

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Trump est loin d'être parfait comme l'a démontré sa position dans l'affaire opposant le FBI et Apple mais sa politique étrangère est moins dangereuse que celle garantie par l'élection d'une Clinton ou d'un Cruz.

 Les primaires américaines sont à suivre de près. Elles auront plus d'influence sur notre vie quotidienne que les présidentielles françaises dont le résultat est connu depuis des années car malgré les récentes analyses de Jacques Sapir, la chape médiatique est telle qu'il ne faut rien espérer des urnes. Alors le maître va continuer à régner et de manière plus pressante avec le futur TIPP/TAFTA qui sera la bouffée d'oxygène de son économie mourante.

Le débat électoral, celui qui mobilise l'attention se passe ailleurs, de l'autre coté d el'Atlantique et exclusivement dans le camp républicain du moins en théorie, car l'électron libre officiellement républicain Donald Trump est désormais plus détesté par les dirigeants du parti que les démocrates. Les militants de base eux sont acquis à ce trouble fête virtuose du micro qui profite du rejet des fausses élites par une population lassée des guerres et connaissant la crise au quotidien. La victoire éclatante à New York a sur ce point été décisive et la cerise sur le gâteau confirmant une tendance désormais certaine d'aller au bout. 

Dans ce cas pourquoi une telle haine des médias ? Ce que l'on reproche essentiellement à Donald Trump, c'est son indépendance financière et sa divergence revendiquée (le discours qui suit est une vraie déclaration de guerre à la ligne Bush-Clinton) face au modèle représenté par un Ted Cruz.

Cruz est un golem fabriqué de toutes pièces pour servir le complexe militaro-industriel et sa politique d'interventionnisme permanente, programmée au nom d'un modèle "démocratique" (ne riez pas) calqué sur les institutions américaines et à imposer partout de gré ou de force (voir le résultat en Libye ou Ukraine). Bien entendu, seuls des naïfs, des ahuris ou des escrocs peuvent confondre le modèle républicain avec la Démocratie mais en Occident ils sont nombreux ceux qui gobent cette idée ou ont intérêt à la répandre.

 

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Contrairement à une idée reçue car matraquée par les médias les Israéliens ne sont que minoritairement favorables à un conflit avec l'Iran et seule une minorité extrémiste dans le pays et surtout en Europe ou aux États-Unis soutient une stratégie qui ferait inévitablement un grand nombre de victimes. Malgré des voix qui s'élèvent au sein même de l'armée ou du renseignement les va-t-en guerre font tout pour arriver à leur fin en recherchant l'intégration du pays à l'Union Européenne donc à l'OTAN et en psalmodiant sans cesse l'existence de valeurs communes (on aimerait savoir lesquelles). On imagine sans peine la catastrophe pouvant résulter d'une Europe avec des frontières repoussée au cœur du Moyen-Orient.

Les propos de Trump devant The National Interest ont permis de clarifier une politique étrangère jugée floue et en tout cas particulièrement déformée dans les médias français qui s'amusent à tronquer les propos du candidat et même à inverser ses déclarations (surement au nom de la déontologie) pour le présenter comme un extrémiste populiste voire anti-musulman donc le mal absolu des bien-pensants.

The National Interest est une revue des conservateurs fondée en 1985 dont l'heure de gloire a été l'article Francis Fukuyama sur la fin de l'histoire (c'est loupé !). Depuis 2005, la revue très proche du Nixon Center a perdu ses néo-conservateurs interventionnistes (dont Fukuyama) qui ont créé The American Interest (comme mensonge, ce n'est pas mal). Si elle considère toujours la Russie et la Chine comme des menaces, les actions militaires pour occuper les heures creuses en particulier contre l'Iran sont décrites comme insensées. Trump sur cette ligne ne cesse de marteler le coût exorbitant des opérations en Irak, en Libye. Un message qui porte chez les millions de victimes de la crise et chez les vétérans.

Là se trouve une rupture fondamentale. Car entre une Clinton financée à coups de dizaines de millions de dollars par les saoudiens et favorable au lobby israélien (très ouverte sur le plan financier elle fut même autrefois financée par Trump) ou un Cruz, le Système retrouve les siens mais pas avec Trump qui demande aux donateurs de l'AIPAC de passer leur chemin, il y a une différence inacceptable pour les médias mainstreams occidentaux.

Si Trump se montre sioniste, il n'est pas pour autant d'accord avec un expansionnisme sur le modèle actuel se traduisant par de sanglantes destructions, le morcellement de l'ensemble des pays voisins d'Israël sous couverture de printemps qui ne font que fabriquer de l'instabilité et du terrorisme en détruisant de plus, des modèles laïques et multiconfessionnels fonctionnels.

Si les faits lui donnent raison, cette attitude déplait fortement car on espère bien faire entrer Israël dans l'Union Européenne justement au nom de cette menace terroriste commune (la réalité des faits devrait plutôt justifier celle de la Syrie non ?) et de valeurs qui seraient là encore communes et on souhaite tout autant ces guerre pour faire tourner la seule industrie encore rentable, celle de la guerre.

Trump n'entre pas dans la combine. Il raisonne de manière pragmatique, en homme d'affaire et c'est ce qui plait aux réalistes de The National Interest. Il enfonce même le clou en s'engageant à déclassifier des documents (ces fameuses 28 pages) pouvant mettre en cause les saoudiens à propos du 11 septembre. On imagine la panique du secteur financier déjà sous perfusion de la FED car les saoudiens actuellement excédés par un projet de loi (Obama assure que son veto est déjà prêt) pouvant autoriser une saisie des biens de pays étrangers en liaisons avec des attentats ont clairement laissé entendre qu'il pourraient retirer 750 milliards de dollars des établissements américains à titre préventif avant de demander le paiement du pétrole en une autre devise que le dollar...

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James Mattis, l'alternative du diable ?

Avec le slogan America First Trump tente une opposition frontale avec le complexe militaro-industriel mais aussi le secteur financier. Cela n'a jamais réussi et les aventures Kennedy, Nixon ont vite été raccourcies. Reste que nous vivions actuellement un retournement politique mondial et pour ceux qui ont le pouvoir, le risque de tout perdre dans un rêve de domination mondial pour lequel l'Amérique n'a plus les épaules assez large est évident.

La vieille garde a décidé de siffler la fin de la récréation. 

Quand on entend les déclarations d'un Roland Dumas à propos de Valls ou Macron et celles de ces adeptes de la realpolitik à la Kissinger (donc pour la survie des états nation), on se dit que des deux coté de l'Atlantique certains ont compris les limite de l'aventurisme. La domination russe dans le domaine conventionnel démontrée en Syrie n'est sans doute pas étrangère à ce constat. 

La seule option pour stopper Trump a qui il manquera quelques délégués est pour le parti républicain de lancer dans l’arène et au nom de l'union un candidat de dernière minute épargné dans les débat. Le nom de James "mad dog" Mattis est évoqué même si des proches affirment main sur le cœur qu'il ne veut pas y aller. Des levées de fonds seraient pourtant organisées pour ce général retraité capable de séduire un électorat de plus en plus âgé.

Personne ne sera surpris d'apprendre que ce conférencier ne manque jamais de dénoncer la menace iranienne par exemple au CSIS (Center for Strategic and International Studies de Washington DC think-tank de réflexion et d'influence sur la politique étrangère des États-Unis fondé en 1964 par l'amiral Arleigh Burke, largement bénéficiaire de fonds... saoudiens et comptant dans son conseil d'administration Zbigniew Brzezinski)

Ces prochaines élections sont donc capitales pour notre avenir en raison de l'opposition entre partisans d'une gouvernance mondiale (les adeptes du TIPP) et ceux d'états nations faisant passer dogmes et idéologies après les intérêts des pays, entre ceux pour qui la guerre n'est qu'un moyen et ceux pour qui est elle est la dernière solution.

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Ce n'est rien moins qu'une guerre contre l'Iran qui se joue (on trouvera le prétexte plus tard) car dans une optique de gouvernance mondiale il faut un chaos profond autour du Moyen-Orient pour affaiblir l'Europe mais aussi gêner l'approvisionnement en énergie de la Chine, de l'Inde afin que les États-Unis tournent leurs forces vers l'Asie.

 

 A lire :

Trump on Foreign Policy

America First will be the major and overriding theme of my administration.”

Donald J. Trump 17/04/2016

Editor’s Note: Republican presidential candidate Donald Trump delivered the following speech on foreign policy at an event hosted by the National Interest on Wednesday, April 27.

Thank you for the opportunity to speak to you, and thank you to the Center for the National Interest for honoring me with this invitation.

I would like to talk today about how to develop a new foreign policy direction for our country – one that replaces randomness with purpose, ideology with strategy, and chaos with peace.

It is time to shake the rust off of America’s foreign policy. It's time to invite new voices and new visions into the fold.

The direction I will outline today will also return us to a timeless principle. My foreign policy will always put the interests of the American people, and American security, above all else. That will be the foundation of every decision that I will make. America First will be the major and overriding theme of my administration. But to chart our path forward, we must first briefly look back.

We have a lot to be proud of. In the 1940s we saved the world. The Greatest Generation beat back the Nazis and the Japanese Imperialists. Then we saved the world again, this time from totalitarian Communism. The Cold War lasted for decades, but we won. Democrats and Republicans working together got Mr. Gorbachev to heed the words of President Reagan when he said: “tear down this wall.” History will not forget what we did.

Unfortunately, after the Cold War, our foreign policy veered badly off course. We failed to develop a new vision for a new time. In fact, as time went on, our foreign policy began to make less and less sense. Logic was replaced with foolishness and arrogance, and this led to one foreign policy disaster after another. We went from mistakes in Iraq to Egypt to Libya, to President Obama’s line in the sand in Syria. Each of these actions have helped to throw the region into chaos, and gave ISIS the space it needs to grow and prosper.

It all began with the dangerous idea that we could make Western democracies out of countries that had no experience or interest in becoming a Western democracy. We tore up what institutions they had and then were surprised at what we unleashed. Civil war, religious fanaticism; thousands of American lives, and many trillions of dollars, were lost as a result. The vacuum was created that ISIS would fill. Iran, too, would rush in and fill the void, much to their unjust enrichment.

Our foreign policy is a complete and total disaster. No vision, no purpose, no direction, no strategy.

Today, I want to identify five main weaknesses in our foreign policy.

 

First, Our Resources Are Overextended

 

President Obama has weakened our military by weakening our economy. He’s crippled us with wasteful spending, massive debt, low growth, a huge trade deficit and open borders. Our manufacturing trade deficit with the world is now approaching $1 trillion a year. We’re rebuilding other countries while weakening our own. Ending the theft of American jobs will give us the resources we need to rebuild our military and regain our financial independence and strength. I am the only person running for the Presidency who understands this problem and knows how to fix it.

 

Secondly, our allies are not paying their fair share.

Our allies must contribute toward the financial, political and human costs of our tremendous security burden. But many of them are simply not doing so. They look at the United States as weak and forgiving and feel no obligation to honor their agreements with us. In NATO, for instance, only 4 of 28 other member countries, besides America, are spending the minimum required 2 percent of GDP on defense.

We have spent trillions of dollars over time – on planes, missiles, ships, equipment – building up our military to provide a strong defense for Europe and Asia. The countries we are defending must pay for the cost of this defense – and, if not, the U.S. must be prepared to let these countries defend themselves. The whole world will be safer if our allies do their part to support our common defense and security. A Trump administration will lead a free world that is properly armed and funded.

 

Thirdly, our friends are beginning to think they can’t depend on us.

We’ve had a president who dislikes our friends and bows to our enemies. He negotiated a disastrous deal with Iran, and then we watched them ignore its terms, even before the ink was dry. Iran cannot be allowed to have a nuclear weapon and, under a Trump administration, will never be allowed to have a nuclear weapon. All of this without even mentioning the humiliation of the United States with Iran’s treatment of our ten captured sailors.

In negotiation, you must be willing to walk. The Iran deal, like so many of our worst agreements, is the result of not being willing to leave the table. When the other side knows you’re not going to walk, it becomes absolutely impossible to win. At the same time, your friends need to know that you will stick by the agreements that you have with them.

President Obama gutted our missile defense program, then abandoned our missile defense plans with Poland and the Czech Republic. He supported the ouster of a friendly regime in Egypt that had a longstanding peace treaty with Israel – and then helped bring the Muslim Brotherhood to power in its place.

Lire la suite et l'intégralité du discours sur The National Interest

12:34 Publié dans Actualité | Tags : trump, politique, étrangère, discours, iran | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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