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20/07/2014

Deezer prend note de la reprise

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 Deezer appartient à la catégorie des services d'écoute de musique en streaming à la demande permettant d’écouter des artistes, ses titres favoris et des albums. Son catalogue compte des millions de titres. A l'origine, site et services étaient gratuit ce qui semble logique étant donné que cette diffusion n'est rien d'autre que de la publicité pour des musiques et des artistes dans une forme purement virtuelle. Personne n'aurait en effet l'idée de payer pour l'odeur des pains au chocolat devant une pâtisserie ou de verser une contribution à un concessionnaire automobile s'il voit passer la dernière Ferrari. On paye en effet pour une propriété par pour du vent encore que la taxe carbone a démontré que dans ce domaine toutes les audaces sont permises.

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Si on était payé comme un fonctionnaire pour faire ce qu'on fait, on continuerait à le faire quand même. Parce qu'on aime ça! (Brassens).

L'actualité de cette plate forme musicale et ce que nous découvrons c'est la fin de l'offre à 4,99 euros par mois (Premium et ex Deezer HQ) pour les nouveaux utilisateurs ou en cas d'interruption de cette formule par un abonné. Cette démarche est particulièrement révélatrice des effets en Europe comme aux États-Unis de la crise économique qui s'aggrave. Les écarts entre riche et pauvres ne cessent de s'accentuer et le segment intermédiaire tend à disparaitre, un phénomène encore trop peu perçu par les classes moyennes et les cadres qui se sont longtemps pensés plus près des classes dirigeantes que des classes dirigées. Les faits prouvent le contraire. Deezer prend donc acte de la régression du pouvoir d'achat d'une partie de sa clientè et ne propose désormais plus que deux formules, l'une gratuite nommée Discovery, l'autre payante baptisée Premium+ à 9.99€ même si le changement pour une fois pour maintenant se fait au nom, au prétexte de l'utilisation plus répandue des terminaux mobiles.

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Je ne suis pas venu à Paris. Je suis venu dans un pays où il y a une langue. Parce que je viens d'un pays où il n'y a pas de langue... Je me fous complètement de l'argent. Si un jour vous apprenez que je suis devenu pauvre, ne me plaignez pas. (RTB 1971). Entre Zazie et le monde d'Universal quel Brel serait possible?
 
On voit le sens de l'évolution et de la régression qui fait songer avec nostalgie à l'époque du lancement de Premium qui assurait un son en haute qualité et surtout l'absence de publicités pendant l'écoute. Mais il est vrai que les pressions et la propagande contre la gratuité sont énormes. Ainsi, en 2011, Pascal Nègre déclarait:  Je pense que le modèle du gratuit pose un problème. Il faut le restreindre, il faut le dégrader. Cela veut dire qu'il faut qu'il y ait beaucoup plus de pub qu'aujourd'hui. En français, nous appellerons ça le beurre, l'argent du beurre et une partie de la crémière que la décence nous interdit de préciser davantage. Sachez cependant que le dynamique Pascal n'est pas n'importe qui. Proche de Nicolas Sarkozy, il est président directeur général d'Universal Music France, président de la société civile des producteurs phonographiques (SCPP) et président de la Société civile des producteurs associés (SCPA) et doté de ces différents titres de gloire attaque, avec une belle constance, le téléchargement illégal d'œuvres protégées. Sans doute par amour de la culture française et par pur désintéressement.

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Les bourgeois c'est comm' les cochons / Plus ça devient vieux, plus ça devient bête, / Les bourgeois c'est comme les cochons / Plus ça devient vieux plus ça devient…(Brel)

Car nous avons là un vrai et beau mécène digne des Médicis qui a participe au lancement d'artistes irremplaçables et que le monde nous envie, des Khaled, des Zebda et repoussant les limites, il s'est donné aux carrières éblouissantes des Bashung, Eicher, Noir Désir, Zazie... Vous avouerez qu'on atteint les sommets avec autre chose que ces traînes-patins de Brel ou Mozart. Il est même intervenu sur les derniers albums de Barbar, les concerts de Faudel, Khaled, Rachid Taha.

La belle fraternité existant entre le néo-libéralisme économique, politique et l'extrême gauche "culturelle" et politique manifeste par tant de faits chaque jour et pourtant si ignorée, niée par le consommateur citoyen m'étonnera toujours.

12:56 Publié dans Actualité | Tags : deezer, musique, crise, brel, brassens | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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