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28/05/2014

Europe, Ukraine, russophobie, les raisons

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Démocrates ukrainiens exprimant leur créativité dans un élan humaniste enfin selon nos grands médias

Fin avril 2014, l'historien et journaliste Webster Tarpley donnait des indications prémonitoires sur l'évolution d'évènements qui ont de quoi troubler le téléspectateur, le citoyen qui ne regarde que la télévision. En effet comment l'Europe si prompte à dénoncer les menaces fascistes, à s'inquiéter de succès "populistes" aux élections ces derniers jours peut elle soutenir en Ukraine des mouvements défilant devant les caméras sous des drapeaux nazis, fermer les yeux sur les bombardements de civils dans la zone désormais indépendante du Donetsk (hier le mitraillage d'un car scolaire) qui ont déja fait une centaine de morts? Tarpley est né à Pittsfield, Massachusetts, en 1946. Diplomé de Princeton, il fait aussi des étude en Italie, à Turin. Il possède un doctorat en histoire. Tout d'abord journaliste d'investigation (enquête sur l'assassinat d'Aldo Moro), il se spécialiste  dans l'histoire des crises et des stratégies de tension. Il anime, depuis le début 2006 une émission de géopolitique, le World Crisis Show comprenant une chronique de l'actualité internationale et des interviews de personnalités.


Le Net offre un son différent des grands médias concernant l'Ukraine. Ainsi, sur le site renommé  Mediapart, cette interrogation de Marc Evelyne Dumont :

"Comment l’extrême-droite ukrainienne cherche à annexer le mouvement populaire anti-corruption de ces derniers mois et ce depuis le début. Des néo-nazis, se référant explicitement au 3è Reich, sont dans le gouvernement ukrainien, soutenu par l’U.E. et mis en place sous l’influence américaine. Où va-t-on ?

Le nom original du parti Svoboda (« Liberté ») était « Parti National Socialiste d’Ukraine » (PNSU, qui avait un logo proche de la croix gammée)

 Svoboda rend hommage à la division SS « Galicie » et se réfère à Stéphane Bandera, qui collabora avec les nazis par antisémitisme autant que par anti-communisme et sentiment anti-russe (déclaré « héros national ukrainien » en 2010, ce qui valut alors à Kiev la réprobation du Parlement européen)

Le 3 mars, le diplomate Youri Sergeïev, nouvel ambassadeur d’Ukraine à l’ONU déclarait « Les preuves présentées par l’Union soviétique lors du jugement des criminels de guerre Nazis ont été falsifiées »

 Aujourd’hui, un des mots d’ordre préféré de Svoboda est « tabassons les youpins et les ruskoffs »."

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Le look curieux des "gentils" ukrainiens amis de l'Union Européenne. Mais nous avions déjà remarqué qu'un terroriste islamiste en France devenait soudain un combattant des droits de l'homme  lorsqu'il tue et viole en Syrie.

Les trois anciens chanceliers allemands Helmut Schmidt, Helmut Kohl et Gerhard Schröder ont exprimé  leur opposition à la politique de soutien aux extrémistes ukrainiens. La chancelière Angela Merkel a également été sifflée lors d’un meeting par des électeurs scandant « Non au soutien des nazis en Ukraine ! ». Ce sort a été partagé par un ancien chef du renseignement désormais ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui s'est irrité et excité lors d’un meeting électoral du SPD sur l’Alexanderplatz de Berlin où la population laissait entendre une certaine désapprobation.


Qui aurait pu croire à une Allemagne renouant avec ses vieux démons?

10:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

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