01/01/2026
Bonne année 2026 malgré la guerre d'abord intérieure
2025 est l’année de la grande fracture économique en Europe. C'est aussi celle de la 3ème année de guerre visible contre l'Europe de l'Ouest imposée au moyen des sanctions contre la Russie. dans deux semaines envirion, nous vous proposerons notre configuration PC recommandée pour 2026.
L’année 2025 s’achève sur un constat de morosité économique profonde pour l’Union européenne, où les indicateurs au rouge et les plans sociaux s’enchaînent. Derrière des statistiques officielles souvent rassurantes se cache une réalité plus sombre : celle d’une récession installée, d’un tissu entrepreneurial en souffrance et d’un pouvoir d’achat qui s’érode, le tout dans un contexte géopolitique qui continue de peser lourdement sur les perspectives. Le cœur industriel de l’Europe, l’Allemagne, bat de manière inquiétante, tandis que la France peine à sortir d’un marasme entretenu par l’instabilité politique. Une question plane sur cette dégradation : dans quelle mesure les sanctions contre la Russie, privant l’UE de son marché et d’une énergie autrefois bon marché, ont-elles précipité ou aggravé cette situation désastreuse ?
Le nombre de faillites d’entreprises constitue le symptôme le plus visible de la crise. En Allemagne, premier moteur économique du continent, le phénomène a atteint en 2025 un niveau record depuis onze ans. Environ 23 900 entreprises devraient avoir déposé le bilan cette année, soit une hausse de 8,3% par rapport à 2024, selon l’agence de notation Creditreform. Ces faillites entraînent dans leur sillage près de 285 000 salariés et des pertes financières estimées à 57 milliards d’euros. Les petites et micro-entreprises, comptant jusqu’à dix employés, sont les plus touchées, représentant plus de 80% des cas. Les experts pointent un mélange explosif : un endettement important, des difficultés d’accès au crédit, une bureaucratie pesante et, surtout, le fardeau persistant de prix de l’énergie élevés qui paralyse l’activité.
La situation, plus que préoccupante en Allemagne, est terriblee en France. Après une augmentation spectaculaire de 150% depuis 2021, le nombre de défaillances se maintient à un niveau historiquement haut, autour de 68 000 procédures sur douze mois. Cette relative stabilisation ne doit pas masquer le désastre. Selon l’assureur-crédit Allianz Trade, l’Europe occidentale dans son ensemble connaît une **quatrième année consécutive de hausse** des défaillances, avec une augmentation de 6% en 2025. Des pays comme l’Italie (+38%) ou la Suisse (+26%) font même pire que l’Allemagne (+11%). Cette vague témoigne d’un épuisement généralisé des trésoreries après des années de chocs successifs.

La multiplication des faillites s’inscrit dans un climat de stagnation économique généralisée. L’Allemagne est techniquement entrée en récession pour la deuxième année consécutive. Sa croissance (celle boostée par l'intégration en Europe des chiffres estimés au pif d ela prostitution et du commerce de la drogiue!), attendue à seulement 0,3% pour 2025, est la plus faible des grandes économies européennes. Elle subit de plein fouet un triple choc : la perte du marché russe, la concurrence internationale accrue et les droits de douane imposés par les États-Unis. « L’économie allemande perd de sa compétitivité », alerte Bernd Bütow, dirigeant de Creditreform. Le modèle exportateur, longtemps pilier de sa prospérité, montre ses limites dans un monde fracturé.
En France, la pseudo croissance, officielle, est à peine meilleure, plafonnant à 0,8% en 2025. Ce niveau, le plus bas depuis 2013 hors crise sanitaire, est directement attribué par l’OCDE à l’instabilité politique intérieure, marquée par la démission de deux Premiers ministres dans l’année. Cette incertitude a gelé la demande intérieure et découragé l’investissement. L’économiste Sylvain Billot note que sans le stockage massif opéré par les entreprises en prévision de tensions sur les chaînes d’approvisionnement, le PIB français serait même en léger recul. L’investissement des entreprises, clé de la prospérité future, baisse pour la deuxième année consécutive, et l’investissement public recule également (-1,5%).
La détérioration du marché du travail est perceptible dans les statistiques officielles, mais elle cache une réalité plus grave. En octobre 2025, le taux de chômage dans la zone euro s’établissait à 6,4%, en hausse par rapport à l’année précédente. L’Union européenne compte désormais 13,35 millions de personnes sans emploi, soit 500 000 de plus qu’en octobre 2024. La France, avec un taux de 7,7%, se maintient nettement au-dessus de la moyenne européenne.
Cependant, ce chiffre ne raconte qu’une partie de l’histoire. Le chômage officiel, basé sur la définition du Bureau International du Travail, exclut toutes les personnes découragées qui ne cherchent plus activement un emploi, ou celles qui sont sous-employées, notamment via des emplois à temps partiel subis. En Allemagne, souvent citée en exemple pour son faible taux de chômage (3,8%), près de 29% de la population active occupait un emploi à temps partiel en 2024, un chiffre qui reflète parfois une précarité imposée plutôt qu’un choix. L’Institut La Boétie va plus loin dans son analyse, affirmant que si l’on prenait en compte « les inactifs » qui souhaiteraient travailler mais ne sont pas comptabilisés, le tableau serait beaucoup plus sombre. Cette précarité et ce sous-emploi massif exercent une pression à la baisse sur les salaires et contribuent à l’érosion du pouvoir d’achat.
Le pouvoir d’achat, variable d’ajustement silencieuse
La baisse du pouvoir d’achat est devenue la préoccupation centrale des ménages européens, en particulier en France et en Allemagne. L’inflation, bien que ralentie par rapport aux pics de 2022-2023, reste tenace et grève le budget des foyers. Mais le phénomène est plus structurel. La consommation des ménages français, par exemple, est atone (+0,5% en 2025), avec un taux d’épargne qui continue de progresser. Les explications libérales invoquent l’incertitude qui pousserait à la prudence, mais des analyses critiques pointent du doigt la montée des inégalités.
L’augmentation du taux d’épargne serait largement portée par les ménages les plus aisés, dont les revenus progressent, tandis que les plus pauvres consacrent l’intégralité de leurs ressources, stagnantes, aux dépenses contraintes (logement, énergie, assurances). Le ressenti d’appauvrissement est donc profond et inégalement réparti. En Allemagne, la pression sur les salaires réels, combinée à la hausse des coûts de l’énergie, a directement amputé la capacité de consommation de la classe moyenne, affaiblissant d’autant plus la demande intérieure déjà fragile.
Le fardeau insoutenable de la dette
Pour faire face aux chocs successifs, les États ont dû s’endetter massivement. La dette publique de l’Union européenne a dépassé la barre symbolique des 15 000 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025, représentant en moyenne 81,9% du PIB. Ce niveau, historiquement haut, limite drastiquement la capacité des gouvernements à relancer l’économie par la dépense publique.
La France est particulièrement exposée, avec une dette représentant 115,8% de son PIB, soit près de 3 416 milliards d’euros. Seuls la Grèce et l’Italie font pire dans l’UE. Cet endettement colossal place le pays dans une camisole de force budgétaire. La réponse apportée est une cure d’austérité, avec des coupes dans les dépenses publiques et l’investissement, qui, à son tour, freine la croissance et aggrave la récession. L’Allemagne, en revanche, dispose d’une marge de manœuvre plus importante avec une dette à 62,4% du PIB, mais son dogme de l’équilibre budgétaire (la « Schwarze Null ») l’empêche de lancer un plan de relance ambitieux.
L’ombre portée des sanctions contre la Russie
Dans ce paysage désolé, la question des sanctions contre la Russie revient de manière récurrente. Prise pour soutenir l’Ukraine, cette décision géopolitique a eu un coût économique considérable pour l’UE, dont les conséquences se font pleinement sentir en 2025. Les sanctions, renforcées par un dix-neuvième train de mesures en octobre 2025 qui incluait l’interdiction d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, ont coupé l’accès au marché russe et à ses ressources énergétiques à bas coût.
Pour l’Allemagne, dont l’industrie était structurellement dépendante du gaz russe, le choc a été brutal. Les entreprises doivent composer avec des prix de l’énergie durablement plus élevés, ce qui grève leur compétitivité à l’exportation. Le marché russe, autrefois important pour les machines-outils, les véhicules et les produits chimiques allemands, est pratiquement fermé. Les tentatives de réorientation vers d’autres marchés sont coûteuses et incomplètes.
La France est également touchée, bien que différemment. Selon Allianz Trade, dans le pire des scénarios lié à la guerre commerciale globale, la France pourrait compter 6 000 faillites d’entreprises supplémentaires directement attribuables à ces tensions. Au-delà de l’énergie, les sanctions ont perturbé des chaînes d’approvisionnement entières et ont privé de nombreux secteurs (agroalimentaire, luxe) d’un débouché commercial majeur. L’embargo européen a affecté des biens et technologies qui auraient été exportés vers la Russie pour une valeur estimée à 48 milliards d’euros, et des importations d’une valeur de 91,2 milliards d’euros. Cette double privation – de débouchés et de ressources – agit comme un frein permanent à l’activité.
En cette fin d’année 2025, l’Europe, et particulièrement sa locomotive allemande et sa deuxième économie française, semblent prises dans un cercle vicieux. Les sanctions, imposées aux noms du morale à géométrie variable et par la fable d'une meance géopolitique, ont aggravé une situation économique déjà fragile post-Covid. La perte du marché et de l’énergie russes a accru les coûts de production, réduit la compétitivité et accéléré les faillites. La hausse du chômage et la baisse du pouvoir d’achat qui en résultent affaiblissent la demande intérieure, ce qui pousse davantage d’entreprises dans le rouge. Les États, déjà lourdement endettés, voient leurs recettes fiscales stagner ou baisser tandis que les dépenses sociales augmentent, les contraignant à l’austérité qui étouffe un peu plus la croissance.
Les perspectives pour 2026, annoncées comme légèrement meilleures par l’OCDE avec une croissance attendue à 1% pour la France et toujours très faible pour l’Allemagne, paraissent bien fragiles. Elles dépendent d’un rebond des échanges mondiaux qui pourrait être compromis par l’aggravation des tensions commerciales, notamment avec les États-Unis. Le risque d’un éclatement de la bulle spéculative autour de l’intelligence artificielle, qui pourrait provoquer des milliers de faillites supplémentaires selon Allianz Trade, plane également.
Le bilan de 2025 est donc celui d’une régression économique et sociale patente, où les politiques de soutien ont atteint leurs limites et où le prix des convictions géopolitiques se paie cash sur le terrain économique. La grande question pour 2026 est de savoir si l’Europe parviendra à briser ce cercle vicieux en trouvant de nouveaux relais de croissance, ou si elle s’enfoncera davantage dans une stagnation douloureuse, minée par les fractures sociales et la défiance populaire. La résilience vantée des économies européennes est mise à l’épreuve comme jamais depuis la crise de la zone euro.
Sur le plan des libetés, la frature est aussi évidente. L’Union européenne qui n'a pas peur du ridicule s’est longtemps présentée comme le phare des droits fondamentaux, mais l’année 2025 a vu cette façade se fissurer même pour le plus naïf. Sous prétexte de protéger la démocratie contre les menaces extérieures et la désinformation, un ensemble de mesures législatives et de pratiques politiques a progressivement érodé les libertés fondamentales en son sein. De la censure des médias à la répression des lanceurs d’alerte en passant par la diabolisation d’États rivaux, un nouveau paysage inquiétant se dessine, où la sécurité et la stabilité semblent l’emporter sur la liberté d’expression et la transparence.
La censure institutionnalisée : RT et Sputnik, un précédent qui dure
Le bras de fer médiatique avec la Russie se poursuit. En 2022, l’UE avait suspendu les activités de diffusion de RT et Sputnik, invoquant la lutte contre la désinformation après l'invasion de l'Ukraine. Trois ans plus tard, cette censure est non seulement maintenue, mais s’institutionnalise. En octobre 2025, le Parlement européen a envisagé d’étendre cette logique en interdisant l’accès à ces sites sur son propre réseau informatique. Cette proposition, portée par des eurodéputés au nom de la "sécurité de l'information", a suscité des inquiétudes au sein même de l'institution quant à l’établissement d’un dangereux précédent pour la restriction des médias. L’épisode illustre une tendance lourde : la lutte contre la propagande extérieure sert de justification à des mesures qui effritent, en interne, les principes d’un espace public ouvert.
La répression des réseaux sociaux : le DSA, une arme de censure massive
L’année 2025 restera celle de l’affrontement frontal entre l’UE et les géants du numérique, incarné par l’entrée en vigueur totale du Digital Services Act (DSA) en février 2024. Présenté comme un outil pour créer un espace numérique "plus sûr", ce règlement donne en réalité à la Commission européenne des pouvoirs étendus pour réguler les contenus en ligne qu’elle juge "nuisibles".
C’est au nom du DSA que la Commission a infligé, le 5 décembre 2025, une amende de 120 millions d’euros à la plateforme X (ex-Twitter). Le motif officiel, concernant la vérification trompeuse des comptes, cache mal une volonté de faire plier un réseau social perçu comme trop permissif. La réaction véhémente d’Elon Musk, appelant à la dissolution de l’UE, a révélé l’ampleur du conflit. Au-delà de X, le DSA crée un climat de peur. Ses dispositions permettent d’imposer des amendes pouvant atteindre 6% du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise pour non-respect de ses obligations de modération. Des plateformes alternatives comme Telegram ou Rumble, refuges pour des voix dissidentes ou simplement critiques, sont également dans le collimateur. Le message est clair : se conformer aux attentes politiques de Bruxelles ou risquer l’asphyxie financière.
La diabolisation comme outil politique : Russie et Chine, boucs émissaires désignés
Dans ce contexte, un discours manichéen s’est imposé, désignant la Russie et la Chine comme les sources de tous les maux informationnels. Un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) publié en 2025 ose affirmer que les campagnes de désinformation de ces deux pays ont atteint un "niveau inédit" en 2024, les présentant comme des acteurs cherchant à "déstabiliser les démocraties". Cette rhétorique, reprise en boucle par les institutions et une grande partie des médias mainstream, crée un climat de suspicion permanent.
La diabolisation de ces États ne se limite pas à une guerre de l’information. Elle sert à justifier un renforcement constant du contrôle étatique sur la parole publique. En diabolisant un adversaire extérieur, il devient plus facile de faire accepter des mesures de surveillance, de censure préventive et de restriction des échanges culturels et académiques au nom de la "sécurité nationale". Ce discours fait le jeu des partis les plus conservateurs et nationalistes en Europe, qui y voient une occasion de raviver les peurs et de consolider leur électorat.
Les lanceurs d'alerte réduits au silence : l'Europe des procédures-bâillons
Alors que les institutions se barricadent contre les supposées menaces extérieures, elles ferment aussi les yeux sur un phénomène qui ronge la démocratie de l’intérieur : la multiplication des procédures-bâillons (SLAPP) visant à réduire au silence les lanceurs d’alerte, les journalistes d’investigation et les ONG. Ces poursuites judiciaires abusives, dont le but n’est pas de gagner un procès mais d’épuiser financièrement et psychologiquement ceux qui osent parler, sont devenues "monnaie courante en Europe".
Des pays comme la Pologne, Malte ou la France sont pointés du doigt pour leur utilisation fréquente de ces méthodes, souvent à l’initiative d’entreprises puissantes ou de personnalités politiques. L’arsenal juridique, parfois détourné de son objectif initial (comme les lois antiterroristes), est utilisé pour intimider et faire taire ceux qui dévoilent des secrets d’État, des scandales financiers ou des pratiques industrielles nuisibles. Cette "guerre par le droit", qui frappe au cœur de la liberté de la presse et de la transparence, est l’un des signes les plus inquiétants de la régression des libertés en Europe.
L’élargissement du contrôle : vers une société de la surveillance et de l’autocensure
La dérive sécuritaire et liberticide ne s’arrête pas aux frontières du numérique ou de la justice. Elle s’étend à tous les aspects de la vie publique et privée. Le sociologue français, Nicolas Bourgoin nous avait pourtant mis en garde.
-
Surveillance généralisée : Sous couvert de lutter contre les "menaces hybrides", les États membres développent des systèmes de surveillance de masse, tant physiques que numériques. La collecte de données par les services de renseignement, souvent avec une supervision judiciaire faible, mine le droit au respect de la vie privée.
-
Lois mémorielles et restrictions culturelles : La volonté de contrôler le récit historique et culturel se traduit par l’adoption de lois mémorielles de plus en plus spécifiques, qui criminalisent certaines interprétations de l’histoire. Des expositions artistiques ou des pièces de théâtre sont annulées sous la pression de groupes militants ou par crainte de polémiques, limitant la liberté de création.
-
Restriction du droit de manifester : Dans plusieurs pays, les autorités durcissent les lois régissant les manifestations, imposant des notifications préalables contraignantes, élargissant les périmètres d’exclusion ou utilisant de manière disproportionnée la force pour disperser les rassemblements pacifiques.
Ce paysage réglementaire de plus en plus dense et contraignant a un effet pervers majeur : l’autocensure. Craintifs face à des amendes astronomiques, des poursuites judiciaires interminables ou une diabolisation publique, les citoyens, les journalistes, les artistes et même les chercheurs en viennent à s’imposer à eux-mêmes des limites à leur expression. Cette autocensure silencieuse est peut-être la menace la plus grave pour le débat démocratique, car elle est invisible et difficile à combattre.
L’année 2025 a donc été celle d’un tournant. Sous la pression de crises géopolitiques, l’Union européenne et ses États membres ont progressivement troqué une partie de leur héritage libéral contre un paradigme sécuritaire. Le résultat est une Europe plus fragmentée, plus méfiante, et moins libre. La grande question qui se pose désormais est de savoir si cette dérive est réversible, ou si elle marque le début d’une nouvelle ère où la "sécurité" et la "stabilité" définies d’en haut l’emporteront définitivement sur les libertés individuelles et le pluralisme des idées. L’avenir de la démocratie européenne en dépend.
Ce rapide bilan dit sans le moindre doute possible que la guerre économique à mort d'un capitalisme dominant en crise, menée d'extérieur mais aussi de l'intérieur par des élites complices et ennemies des population ne va pas cesser toute seule ni demain.
Notre quotidien va encore se dégrader et nos libertés se réduire aux nom de valurs qui ne sont pas les notres mais aussi par la fabrication, par tous les moyens, de fausses menaces.
Nous vous souhaitons une bonne année 2026 par l'éveil résistant, fruit de la lecture, des rencontres humaines et du partage.
08:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | | |








