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10/09/2026

Sony A6700 : le petit boîtier qui monte, qui monte, et qui a de l’IA dans le viseur

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Il est des appareils photo qui ne paient pas de mine. Le Sony Alpha 6700 en fait partie. Quand on le sort du sac, ses proportions compactes et sa silhouette discrète ne laissent pas immédiatement deviner la petite bombe technologique que l’on tient entre les mains. Pourtant, dès la première pression sur le déclencheur, le ton change. Ce boîtier, lancé discrètement par Sony au milieu de l’été 2023, s’est imposé en quelques mois comme une référence incontournable dans le monde des hybrides APS-C, et nous sommes maintenant en 2026, avec le recul nécessaire pour juger de sa véritable place sur un marché où la concurrence ne fait jamais de cadeau.

À l’heure où les smartphones grignotent chaque année des parts de marché avec leurs algorithmes toujours plus impressionnants, on pourrait légitimement se demander pourquoi s’encombrer d’un appareil photo dédié. La réponse tient dans ce boîtier de 493 grammes, batterie comprise, qui réussit le tour de force de concentrer ce que Sony sait faire de mieux dans ses gammes professionnelles, mais dans un format taillé pour l’aventure. Nous allons passer un moment ensemble à explorer ce petit prodige, sans plan apparent ni chapitres rébarbatifs, juste en suivant le fil d’une découverte qui mérite qu’on s’y attarde.

Un ADN polyvalent au service de tous les instants

Ce qui frappe immédiatement avec cet appareil, c’est sa personnalité caméléon. Le constructeur nippon a voulu en faire un véritable couteau suisse de l’image, capable de passer d’une séance photo portrait en extérieur à une capture d’action sportive, puis à un tournage vidéo exigeant sans jamais perdre en efficacité. Cette polyvalence n’est pas un simple argument marketing, elle se vérifie dans chacune de ses caractéristiques techniques.

Le cœur de la bête est un capteur CMOS rétro-éclairé (BackSide Illuminated, ce qui signifie que la circuiterie a été placée à l’arrière du capteur pour mieux capter la lumière) de 26 mégapixels. Ce n’est pas la course au nombre de pixels que l’on voit parfois ailleurs, mais un choix délibéré de maturité technologique. Cette définition est suffisante pour réaliser des tirages de belle taille, recadrer généreusement sans pleurer, tout en conservant des fichiers qui n’asphyxient pas immédiatement les cartes mémoire et les disques durs. L’équilibre est judicieux, d’autant que la technologie rétro-éclairée permet de mieux gérer la montée en sensibilité quand la lumière baisse.

Le traitement de l’image est confié au processeur Bionz XR, que l’on retrouve dans les boîtiers experts de la marque. Il faut imaginer ce processeur comme un moteur turbo, capable d’ingurgiter les données du capteur à une vitesse impressionnante, de les traiter avec des algorithmes toujours plus fins, et de permettre à l’appareil de réagir au quart de tour. C’est lui qui rend possible cette fluidité d’utilisation qui fait tant défaut à certains concurrents, cette impression que l’appareil devance parfois vos envies avant même que vous ayez fini de les formuler.

L’un des atouts majeurs de cet ensemble réside dans sa monture E, un système qui a maintenant largement fait ses preuves. Il permet d’utiliser aussi bien les optiques conçues spécifiquement pour les capteurs APS-C, plus compactes et abordables, que les objectifs plein format de la gamme FE. C’est une flexibilité précieuse : on peut voyager léger avec un petit 18-135 mm, ou bien visser un 70-200 mm professionnel pour une séance exigeante. Cette compatibilité ascendante est une excellente nouvelle pour ceux qui envisagent d’évoluer plus tard vers du plein format, leur parc optique restant utilisable.

Une prise en main qui fait la différence

Sony a longtemps été critiqué pour l’ergonomie parfois discutable de ses boîtiers compacts. Les premiers modèles de la série 6000 donnaient parfois l’impression de tenir un savonnette, avec une zone de préhension insuffisante pour les objectifs un peu lourds. Avec l’Alpha 6700, les ingénieurs ont visiblement écouté les retours du terrain.

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La poignée a été redessinée en profondeur. Elle est plus généreuse, plus profonde, offrant une prise vraiment sécurisante même avec des optiques de taille respectable . On sent que le boîtier a été pensé pour des utilisateurs qui passent des heures à photographier, et dont les doigts méritent un minimum de confort. Le revêtement caoutchouté est agréable au toucher, ni trop collant ni trop glissant, et semble promettre une certaine longévité.

Le dos de l’appareil accueille un écran tactile orientable sur trois axes. Ce "vari-angle" est un vrai bonheur pour les photographes qui aiment explorer des angles originaux. On peut le retourner complètement face à l’avant pour les autoportraits ou le vlogging, le basculer vers le haut pour photographier au-dessus d’une foule, ou encore le protéger en le rangeant contre le boîtier. La définition d’environ 1,03 million de points n’est pas la plus élevée du marché, mais elle reste parfaitement honnête pour la visualisation des images et la navigation dans les menus.

La présence d’un deuxième molette de commande à l’avant, en plus de la molette arrière classique, change radicalement l’expérience de prise de vue. On peut enfin piloter l’ouverture et la vitesse en même temps sans avoir à chercher des combinaisons de boutons improbables. Sony a également ajouté une molette dédiée pour basculer instantanément entre les modes photo, vidéo et ralenti/accéléré (S&Q). C’est un détail qui peut sembler anodin, mais quand on alterne fréquemment entre les disciplines, cette bascule instantanée est tout simplement précieuse.

Le viseur électronique, bien que de définition modeste (2,36 millions de points), fait correctement son travail. Il pèche un peu par sa taille et son confort d’utilisation, surtout quand on est habitué aux viseurs des boîtiers haut de gamme, mais il reste parfaitement fonctionnel et permet de cadrer avec précision même en pleine lumière, là où l’écran arrière peut montrer ses limites.

Le cerveau derrière l’objectif : cette IA qui change tout

Parlons maintenant de ce qui constitue sans doute la plus grande révolution de cet appareil : son autofocus. Le système embarqué dans l’Alpha 6700 est directement inspiré de ce que Sony a développé pour ses fleurons comme l’A7R V. Il repose sur 759 points de détection de phase qui couvrent environ 93% du capteur, mais ce n’est pas tant le nombre de points qui impressionne que le processeur dédié à l’intelligence artificielle qui les pilote .

GbIJ963aYAAbxgp.jpgCe processeur IA est une petite merveille de technologie. Contrairement aux systèmes traditionnels qui se contentent de reconnaître des formes et des contrastes, il a été entraîné sur des millions d’images pour comprendre ce qu’il voit. Il ne détecte pas simplement "un truc qui bouge", il reconnaît un humain, et pas seulement son visage ou ses yeux. Il comprend la morphologie complète du corps, suit la tête, le torse, et anticise les mouvements même quand le sujet tourne le dos à l’appareil. C’est fascinant à voir en action : un enfant qui court dans tous les sens, un danseur qui tournoie, un sportif en plein effort, l’appareil reste accroché comme une ombre.

Mais les capacités de reconnaissance né s’arrêtent pas là. Le système sait également identifier les animaux, avec une efficacité redoutable sur les chiens, chats, chevaux ou animaux sauvages. Il reconnaît les oiseaux, qu’ils soient en vol ou posés, et maintient le focus sur l’œil avec une ténacité qui laisse pantois. Pour les amateurs d’aviation ou de trains, l’appareil identifie également les avions et les trains, en priorisant différentes parties selon le contexte. Enfin, et c’est plus anecdotique mais amusant, il peut même détecter les insectes, ce qui ravira les photographes macro.

Cette intelligence artificielle ne se contente pas de faire joli sur la fiche technique. Dans la pratique, elle permet de se concentrer sur la composition et le moment décisif, en laissant à la technique le soin de gérer la mise au point. On passe en mode priorité à l’œil, et on n’y pense plus. Même dans des conditions de lumière difficiles, jusqu’à -3 EV (ce qui correspond à un clair de lune correct), le système continue d’accrocher son sujet avec une fiabilité impressionnante .

GbPSzieagAAM5bT.jpgBien sûr, tout n’est pas parfait. Dans les vidéos avec des mouvements très rapides et erratiques, on peut observer quelques hésitations, et la reconnaissance des animaux sous-marins, bien que fonctionnelle dans environ 60% des cas, n’est pas encore aussi fiable que pour les mammifères terrestres . Mais globalement, cet autofocus place l’Alpha 6700 au sommet de sa catégorie, un cran au-dessus de ce que proposent la plupart des concurrents directs.

Quand la photo rencontre la vidéo avec passion

Si l’Alpha 6700 est qualifié d’hybride, ce n’est pas pour rien. Là où certains boîtiers font de la vidéo un simple appendice, Sony en a fait un véritable pilier de l’appareil, en puisant dans les technologies développées pour ses caméras cinéma comme la FX30.

En mode vidéo, l’appareil est capable d’enregistrer en 4K jusqu’à 120 images par seconde. Le mode 4K à 60p bénéficie d’un suréchantillonnage depuis une définition 6K, ce qui signifie que l’appareil capture plus d’informations que nécessaire et les condense pour produire une image 4K d’une netteté et d’une richesse de détails exceptionnelles . C’est un traitement extrêmement gourmand en ressources, que le processeur Bionz XR gère sans sourciller.

La profondeur de couleur atteint 10 bits avec un échantillonnage 4:2:2 en interne. Derrière ces chiffres un peu barbares se cache une réalité simple : les vidéos contiennent beaucoup plus d’informations colorimétriques que sur les appareils grand public. Cela se traduit par des dégradés plus fins, moins de risques de voir apparaître ces vilaines bandes dans les ciels dégradés, et surtout une latitude folle en post-production pour corriger l’exposition ou modifier les couleurs sans dégrader l’image.

Sony propose également ses profils S-Log3 et S-Cinetone, directement issus du monde professionnel. Le S-Log3 est un profil "plat" qui préserve un maximum d’information dans les hautes et basses lumières, laissant au monteur le soin de restituer le contraste en étalonnage. Le S-Cinetone, lui, offre directement un rendu cinématographique très flatteur, avec des couleurs douces et des tons de peau magnifiques, sans nécessiter de compétences poussées en post-production .

GxyvSj8WAAAwOP4.jpgPour les amateurs de ralenti, le mode 4K à 120p est un régal, même s’il impose un recadrage (crop) d’environ 1,6x. C’est le principal reproche que l’on peut faire aux capacités vidéo : ce recadrage transforme un grand-angle en objectif standard, ce qui peut compliquer la vie dans les espaces restreints. On regrette aussi que la stabilisation sur cinq axes (IBIS) ne soit pas tout à fait à la hauteur des meilleures concurrentes pour la vidéo à main levée en marchant. Elle fait des merveilles en photo, permettant de descendre à des vitesses d’obturation incroyablement basses tout en gardant des images nettes, mais en vidéo, quelques micro-tremblements subsistent .

Un compagnon taillé pour l’aventure

L’un des grands atouts de l’Alpha 6700, c’est sa conception robuste qui ne se contente pas d’être cosmétique. Le boîtier est construit autour d’un châssis en alliage de magnésium, ce qui lui confère une rigidité exemplaire tout en contenant le poids . Mais le plus important réside dans son traitement contre les intempéries.

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Sony a procédé à une tropicalisation sérieuse, avec des joints d’étanchéité à tous les points d’entrée sensibles. Sans être complètement étanche comme un boîtier sous-marin, il résiste très honorablement à la poussière et aux embruns. On peut photographier sous une pluie fine, dans un environnement désertique chargé de sable, ou en bord de mer sans craindre une panne prématurée. Des photographes sous-marins l’ont même testé en conditions extrêmes, avec des housses adaptées bien sûr, et ont rapporté un comportement exemplaire même dans des eaux chargées de sédiments .

C’est cette robustesse qui en fait un compagnon de choix pour les randonneurs et les voyageurs. Avec un poids contenu et des dimensions raisonnables (environ 122 x 69 x 64 mm), il trouve sa place dans un sac de randonnée sans imposer un choix cornélien sur ce qu’il faut emporter. On peut l’avoir constamment à portée de main, suspendu à un harnais, sans avoir l’impression de porter un boulet.

La question de l’autonomie mérite qu’on s’y attarde. L’Alpha 6700 utilise la batterie NP-FZ100, une référence dans le monde Sony qui équipe les boîtiers les plus sérieux. Les chiffres annoncés tournent autour de 550 à 570 vues par charge avec l’écran, un peu moins avec le viseur . Dans la pratique, ces chiffres sont réalistes, même si la vidéo et l’utilisation intensive de l’autofocus continu peuvent réduire cette endurance. Sur une journée complète de randonnée avec des périodes de marche et des phases de prises de vue, une batterie tient correctement. Pour les plus gourmands, prévoir une seconde batterie reste une sage précaution, d’autant que le chargeur n’est pas fourni dans la boîte et qu’il faudra recharger via le port USB-C de l’appareil ou acheter un chargeur séparé. C’est un petit geste commercial que Sony aurait pu faire, mais c’est malheureusement une tendance de plus en plus répandue dans l’industrie.

L’écosystème et les accessoires

Investir dans un appareil photo, c’est aussi investir dans un système. Sur ce point, l’Alpha 6700 bénéficie d’un avantage considérable : la monture E de Sony est l’une des mieux dotées du marché. Avec des dizaines d’objectifs signés Sony, et des centaines d’autres proposés par des fabricants tiers comme Sigma, Tamron, Tokina ou Samyang, les possibilités sont pratiquement infinies.

GyAlnXvXcAA1YPu.jpgPour le voyageur soucieux de légèreté, des optiques comme le Sony 18-135 mm F3.5-5.6 offrent une plage focale très polyvalente dans un volume réduit. Le 10-20 mm F4 est idéal pour les paysages et l’architecture. Et pour ceux qui veulent exploiter pleinement les capacités vidéo, les objectifs avec moteurs linéaires silencieux permettent d’enregistrer sans entendre le bruit de la mise au point dans la piste audio.

Côté connectique, l’appareil est bien doté : un port USB-C pour le transfert rapide et la charge, une prise micro HDMI pour la sortie vidéo (attention, c’est du micro-HDMI, un peu fragile, il faudra manipuler avec précaution), une entrée microphone et une sortie casque. Le nouveau sabot multifonction remplace l’ancien sabot standard et permet d’alimenter directement certains accessoires sans câble supplémentaire, comme le micro-canon ECM-M1 spécialement conçu pour cet appareil .

La connectivité sans fil est assurée par le Wi-Fi et le Bluetooth, permettant de transférer rapidement ses images vers un smartphone pour les partager sur les réseaux sociaux, ou de piloter l’appareil à distance. L’application Sony fonctionne correctement, même si elle n’est pas la plus intuitive du monde.

Côté stockage, il faut évoquer le seul vrai point faible de l’équipement : l’unique slot pour carte mémoire . Dans un appareil de ce niveau, qui se veut professionnalisant, disposer d’un seul emplacement est frustrant. Pas de sauvegarde en direct, pas de séparation entre photos et vidéos, pas de bascule automatique sur la seconde carte quand la première est pleine. C’est d’autant plus dommage que le slot accepte les cartes UHS-II rapides, parfaitement capables de suivre le flux vidéo exigeant. On peut comprendre que Sony veuille préserver une différence avec ses boîtiers plein format experts, mais sur un modèle destiné aux amateurs éclairés et aux créateurs de contenu, cette limitation est vraiment regrettable.

Évolution du prix et positionnement sur le marché en 2026

Lors de son lancement en juillet 2023, l’Alpha 6700 affichait un tarif de 1699 euros pour le boîtier nu . C’était un positionnement ambitieux, comparable à ce que Sony demandait pour l’A6600 à sa sortie quelques années plus tôt. À l’époque, certains trouvaient ce prix un peu élevé pour un APS-C, mais les améliorations apportées justifiaient en partie l’investissement.

Nous sommes maintenant en 2026, et le marché a évolué. La concurrence s’est intensifiée, avec des boîtiers comme le Fujifilm X-S20 ou le Canon EOS R7 qui proposent des prestations séduisantes à des tarifs souvent plus agressifs. Le positionnement tarifaire de l’Alpha 6700 a logiquement suivi la courbe classique des produits technologiques.

On trouve aujourd’hui le boîtier nu aux alentours de 1300 à 1400 euros dans la plupart des enseignes spécialisées, avec des variations selon les périodes promotionnelles. Les kits avec objectifs, souvent proposés avec le 16-50 mm ou le 18-135 mm, se négocient entre 1500 et 1800 euros selon l’optique choisie. Cette baisse de prix, d’environ 20 à 25% par rapport au tarif de lancement, le rend nettement plus attractif et le replace dans une position très compétitive.

G-ZD73vaUAAezEZ.jpgEn 2026, que vaut cet appareil face à la concurrence ? Il reste l’une des références en matière d’autofocus, personne ne l’a vraiment rattrapé sur ce terrain. Ses capacités vidéo tiennent toujours la route, même si certains concurrents proposent désormais des résolutions plus élevées ou des taux de rafraîchissement plus importants. La qualité de fabrication et la tropicalisation restent exemplaires pour la catégorie.

Le public cible, lui, n’a pas fondamentalement changé. L’Alpha 6700 s’adresse toujours à ces passionnés qui veulent un appareil capable de tout faire sans les contraindre à transporter du matériel de reportage. Le vidéaste qui a besoin d’un boîtier compact pour ses déplacements, le photographe de voyage qui veut de la qualité sans le poids, le parent qui souhaite immortaliser ses enfants avec une fiabilité de mise au point à toute épreuve, le créateur de contenu qui alterne entre portraits posés et séquences dynamiques. C’est pour eux que cet appareil a été conçu.

Les petits défauts qu’on aimerait voir disparaître

Si l’on devait jouer les mauvais coucheurs, ou simplement les réalistes honnêtes, il faut bien admettre que quelques défauts viennent ternir le tableau. Certains sont rédhibitoires pour les professionnels, d’autres sont des irritants pour les amateurs exigeants.

Le premier, déjà évoqué, est cet unique slot de carte mémoire. En 2026, avec la baisse des coûts de stockage et la généralisation de cartes rapides abordables, cette limitation est de plus en plus difficile à justifier. Une panne de carte en plein mariage, en plein reportage, et c’est la catastrophe. Même pour l’amateur éclairé qui ne dépend pas de ses images pour gagner sa vie, perdre des souvenirs de vacances à cause d’une carte défaillante est un risque qu’on préférerait ne pas courir.

Le deuxième point noir concerne la surchauffe. L’Alpha 6700 est un petit boîtier très dense, avec des composants puissants qui chauffent nécessairement. En vidéo 4K longue durée, surtout à 60p, l’appareil peut déclencher une alerte thermique et s’arrêter. Sony a prévu un réglage "Température auto élevée" qui repousse les limites, mais cela ne résout pas totalement le problème . Pour les utilisateurs qui tournent des interviews ou des captations longues, il faudra prévoir des pauses ou accepter de descendre en qualité.

Le système de menus, malgré les améliorations apportées par rapport aux générations précédentes, reste une forêt dense où il est facile de se perdre . Sony a ajouté un menu "Mes menus" qui permet de personnaliser ses raccourcis, et Dieu merci, cette fonction existe, car sans elle, retrouver certains paramètres relève de l’exploration spéléologique. Les nouveaux venus dans la marque devront prévoir un temps d’adaptation conséquent avant de se sentir à l’aise dans les arcanes du système.

L’absence de joystick pour le déplacement du point AF est également regrettable . L’écran tactile compense en partie, mais quand on a l’œil collé au viseur, un petit joystick sous le pouce est infiniment plus rapide pour déplacer finement son point de mise au point. Sur un boîtier à 1700 euros à sa sortie, cette économie est mesquine.

Enfin, le bruit numérique commence à devenir visible dès 3200 ISO, et franchement présent à 6400 ISO . Ce n’est pas un drame, le capteur de 26 MP ne peut pas défier les lois de la physique, et les concurrents APS-C ne font pas franchement mieux. Mais on est loin des performances des capteurs plein format récents, et il faut l’accepter. Pour une utilisation web et réseaux sociaux, cela reste parfaitement acceptable. Pour des tirages grand format, mieux vaudra soigner l’exposition.

Verdict : une valeur sûre qui a fait ses preuves

Alors, après ce long tour d’horizon, que retenir du Sony Alpha 6700 en cette année 2026 ? L’impression globale est celle d’un appareil extrêmement compétent, qui a bien vieilli et qui conserve une longueur d’avance sur plusieurs points essentiels.

Son autofocus intelligent reste sa marque de fabrique, une véritable baguette magique qui transforme l’expérience photographique. Ses capacités vidéo, bien que perfectibles sur la gestion thermique et la stabilisation, offrent une palette créative impressionnante pour un boîtier de cette taille. Sa construction robuste et sa compacité en font un compagnon de route idéal pour ceux qui refusent de choisir entre qualité d’image et mobilité.

Il n’est pas parfait, loin de là. Le slot unique, l’absence de joystick, la complexité des menus et la sensibilité à la chaleur sont des défauts réels qui peuvent peser dans la balance. Mais aucun appareil n’est parfait, et les qualités de l’Alpha 6700 sont si éclatantes dans leurs domaines de prédilection qu’elles éclipsent largement ses faiblesses pour la majorité des utilisateurs.

Le public idéal de cet appareil, c’est celui qui veut un outil polyvalent, capable de suivre ses enfants dans leurs jeux les plus erratiques, de capturer la beauté d’un coucher de soleil en montagne avec des couleurs fidèles, et de réaliser des vidéos de qualité semi-professionnelle pour une chaîne YouTube ou des souvenirs de famille. C’est celui qui part en voyage et veut rentabiliser chaque gramme emporté dans son sac, sans sacrifier la qualité d’image.

En 2026, avec un prix stabilisé autour de 1300-1400 euros (1349€ sur Amazon), l’Alpha 6700 représente un investissement raisonnable pour qui veut s’équiper sérieusement sans plonger dans les abysses financiers du plein format professionnel. Il bénéficie d’un écosystème d’objectifs mature, de retours d’expérience nombreux et d’une fiabilité éprouvée par des milliers d’utilisateurs à travers le monde.

Si Sony devait sortir une version améliorée demain, on lui demanderait évidemment ce second slot, un joystick, une meilleure ventilation et un menu repensé. Mais en attendant, l’Alpha 6700 reste ce qu’il a toujours été depuis ses débuts : un petit boîtier exceptionnel, une porte d’entrée vers la photographie exigeante pour les uns, un compagnon fidèle pour les autres, et dans tous les cas, un outil qui procure ce plaisir simple et essentiel de faire de belles images sans se prendre la tête. Ce n’est pas rien.

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08/07/2025

Panasonic Lumix FZ82D

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Le Panasonic Lumix FZ82D, lancé en 2024, est un appareil photo bridge qui succède au populaire Lumix FZ82, ciblant les amateurs de photographie polyvalente et les voyageurs à la recherche d’un appareil tout-en-un avec un zoom puissant. Produit par Panasonic, un pionnier japonais dans les appareils photo compacts et hybrides depuis les années 2000, le FZ82D combine un capteur MOS de 18,1 Mpx (1/2,3 pouce) avec un objectif Leica DC Vario-Elmarit offrant un zoom optique 60x (20-1200 mm équivalent 35 mm, f/2.8-5.9). Compact pour un bridge (130,2 x 94,3 x 119,2 mm, 616 g avec batterie), il intègre des fonctionnalités modernes comme l’enregistrement 4K et un écran tactile, tout en restant accessible (environ 400-450 €). Avec son design robuste et son zoom extrême, le FZ82D suit la tendance des bridges polyvalents, prisés pour leur capacité à remplacer plusieurs objectifs sans sacrifier la portabilité.

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Le capteur MOS de 18,1 Mpx, associé au processeur Venus Engine, produit des images détaillées pour un capteur de petite taille, adaptées aux impressions A4 ou aux publications numériques. La plage ISO de 80 à 3200 (extensible à 6400) gère bien la lumière du jour, mais le bruit devient significatif en basse lumière, une limitation courante des capteurs 1/2,3 pouce. Le zoom 60x, équivalent à 20-1200 mm, couvre une gamme impressionnante, du grand-angle pour les paysages au super-téléobjectif pour la faune ou les événements sportifs, avec une ouverture variable (f/2.8 en grand-angle, f/5.9 en téléobjectif). La stabilisation optique POWER O.I.S. compense efficacement les tremblements, essentielle à 1200 mm. La rafale atteint 10 images/seconde (AFC) ou 6 images/seconde (AFS), avec un buffer modeste adapté aux sujets mobiles occasionnels. L’autofocus DFD (Depth from Defocus) de Panasonic offre une mise au point rapide, bien que moins performante que les systèmes hybrides comme le Dual Pixel AF du Canon R50, avec une détection de visages et d’yeux efficace.
 
En vidéo, le FZ82D enregistre en 4K 30p (100 Mbps) et Full HD 60p, avec des modes comme le 4K Photo (extraction de photos 8 Mpx à partir de vidéos) et des fonctions créatives (time-lapse, stop-motion). L’écran tactile de 3 pouces (1,84 million de points) est inclinable, idéal pour les angles complexes, mais non articulé pour le vlogging. Le viseur électronique (0,2 pouce, 1,17 million de points, grossissement 0,46x) est petit mais fonctionnel. Les connectivités Wi-Fi et Bluetooth permettent un contrôle à distance et un transfert via l’application Lumix Sync, tandis que le port USB-C sert à la charge et aux données. La batterie (895 mAh) offre environ 330 prises (écran) ou 240 (viseur), et le slot SD supporte les cartes UHS-I. Un micro stéréo intégré et un port micro 2,5 mm complètent les options audio, mais l’absence de port casque limite le monitoring vidéo.
 

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Le FZ82D s’inscrit dans la tendance des bridges à zoom puissant, plébiscités par les voyageurs et les photographes occasionnels qui privilégient la polyvalence sans le coût ni l’encombrement d’objectifs interchangeables. Son objectif Leica, reconnu pour sa clarté et sa précision, est un argument de vente majeur, offrant une plage focale inégalée dans cette gamme de prix.
 
 
La vidéo 4K et les modes créatifs (4K Photo, filtres artistiques) répondent à la demande croissante pour des contenus prêts à partager sur les réseaux sociaux. Sur Amazon.fr, les avis clients (4,3/5 sur 500+ évaluations pour la série FZ80/FZ82) louent le zoom et la facilité d’utilisation, avec des commentaires comme « idéal pour la photo animalière en voyage » ou « qualité d’image surprenante pour un bridge ». Cependant, certains critiquent la qualité en faible lumière et un viseur jugé étroit.
 

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L’ergonomie du FZ82D est pensée pour les amateurs, avec une poignée profonde et des boutons bien placés, bien que l’écran inclinable (non articulé) limite son usage pour le vlogging. Le viseur, bien que petit, est utile pour les prises en extérieur. Les accessoires incluent un chargeur USB, un pare-soleil, et une bandoulière, mais des options comme un micro externe (ex. Panasonic VW-VMS10, 80 €) ou un trépied (ex. Manfrotto Compact, 60 €) sont recommandées pour la vidéo et la photo à longue focale. Le logiciel Lumix Sync simplifie le contrôle à distance, et SilkyPix Developer Studio (inclus) permet un traitement des fichiers RAW, bien que limité par rapport à Adobe Lightroom.
 
À 400-450 €, le FZ82D offre un rapport qualité-prix excellent face à des bridges concurrents comme le Nikon Coolpix P950 (600 €) ou le Sony RX10 IV (1500 €, plus haut de gamme). Sa polyvalence et son zoom 60x surpassent les compacts et les smartphones, mais la qualité d’image en basse lumière et l’autofocus moins avancé le placent en retrait des hybrides comme l’EOS R50. Panasonic capitalise sur la popularité des bridges pour les amateurs ne souhaitant pas investir dans des systèmes à objectifs interchangeables. Pour un particulier passionné de photographie de voyage ou animalière, le FZ82D est un choix économique et polyvalent, idéal pour capturer des sujets éloignés sans sacrifier la portabilité.



 Revue des Panasonic Lumix FZ82D et TZ99. Des appareils compacts avec de gros zoom pour pouvoir capturer des détails de très loin. Ces deux appareils ont aussi un grand angle, ils sont donc super polyvalents.

09:07 Publié dans Actualité, Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!

06/12/2023

Canon EOS R50 pour une photo grand public

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Le Canon EOS R50, lancé en février 2023, est un appareil photo hybride APS-C d’entrée de gamme conçu pour les débutants, les vlogueurs et les créateurs de contenu souhaitant passer d’un smartphone ou d’un compact à un appareil plus performant. Produit par Canon, un leader mondial de l’imagerie depuis 1937, cet appareil s’inscrit dans la gamme EOS R, adoptant le système de monture RF qui succède à l’ancienne monture EF-M. Avec un capteur CMOS APS-C de 24,2 Mpx (22,3 x 14,9 mm) et le processeur DIGIC X, le R50 offre une qualité d’image professionnelle dans un boîtier compact (116 x 86 x 69 mm, 375 g avec batterie). Disponible en noir ou blanc, son design élégant et minimaliste suit la tendance des appareils hybrides compacts, séduisant les utilisateurs à la recherche d’un appareil léger mais puissant pour la photographie, la vidéo et le vlogging. Le prix abordable (environ 650 boîtier seul, 750 avec l’objectif RF-S 18-45mm f/4.5-6.3 IS STM, 950 avec le kit double objectif incluant le RF-S 55-210mm f/5-7.1 IS STM) en fait une option attrayante pour les amateurs.
 
Le Canon EOS R50 excelle par sa polyvalence et ses performances avancées pour son segment. Le capteur APS-C de 24,2 Mpx, identique à celui de l’EOS R10, produit des images riches en détails, idéales pour des impressions jusqu’au format A3 ou des publications en ligne. La plage ISO de 100 à 32 000 (extensible à 51 200) offre une bonne gestion des basses lumières, bien que le bruit devienne noticeable au-delà de 12 800 ISO. La rafale atteint 12 images/seconde (obturateur électronique premier rideau) ou 15 images/seconde (obturateur électronique complet), sans obturateur mécanique, ce qui est suffisant pour capturer des sujets en mouvement comme des animaux ou des événements familiaux, bien que le buffer limité (7 images RAW) freine les longues séquences. L’autofocus Dual Pixel CMOS AF II, hérité des modèles haut de gamme comme l’EOS R3, utilise l’intelligence artificielle pour détecter et suivre les visages, yeux, animaux (chiens, chats, oiseaux, chevaux) et véhicules (voitures de course, motos, trains, avions), avec une précision remarquable, même en conditions de faible luminosité (-4 EV). Le mode A+ automatique, avec des options comme Creative Assist et bracketing créatif, simplifie la prise de vue pour les novices.
 
Pour la vidéo, le R50 enregistre en 4K 30p (suréchantillonnée à partir de 6K, sans crop), offrant une qualité nette pour le vlogging ou les réseaux sociaux, et en Full HD jusqu’à 120p pour des ralentis fluides. Cependant, la 4K 60p n’est disponible que sur la variante R50 V, avec un crop de 1,56x. La correction de la respiration de la mise au point (pour les objectifs compatibles) réduit les variations indésirables de l’angle de vue, un atout pour les vidéastes. Le boîtier intègre un écran LCD tactile articulé de 3 pouces (1,62 million de points), un viseur électronique OLED de 0,39 pouce (2,36 millions de points, 0,95x), un flash intégré (NG 6), un port micro-HDMI, un port USB-C (charge et données), un port micro 3,5 mm et un slot SD UHS-I. La batterie LP-E17 offre environ 440 prises avec l’écran ou 310 avec le viseur, une autonomie correcte mais perfectible pour un usage intensif. La connectivité Wi-Fi et Bluetooth facilite le transfert via l’application Canon Camera Connect ou le service image.canon, tandis que le logiciel Digital Photo Professional permet un traitement RAW avancé.
 
Le R50 suit la tendance des appareils hybrides compacts et accessibles, conçus pour rivaliser avec la qualité des smartphones modernes tout en offrant la flexibilité des objectifs interchangeables. Son design léger et son interface intuitive, largement basée sur l’écran tactile, s’inspirent de l’expérience smartphone, séduisant les jeunes créateurs et les influenceurs. La monture RF, compatible avec les objectifs RF-S (quatre disponibles : 18-45mm, 18-150mm, 55-210mm, 10-18mm) et les objectifs RF plein format (avec un facteur de crop de 1,6x), offre une évolutivité, bien que le catalogue RF-S reste limité, un point soulevé par des critiques sur Digital Photography Review (DPR). L’adaptateur EF-EOS R permet d’utiliser les objectifs EF/EF-S, un atout pour les possesseurs d’anciennes optiques Canon, mais l’absence de support autofocus pour les objectifs tiers (Sigma, Tamron) restreint les options budgétaires
 
L’autofocus avancé, avec détection de sujets par IA, répond à la demande croissante pour des systèmes AF performants, même dans les appareils d’entrée de gamme. Le flash intégré est un avantage rare dans cette catégorie, utile pour les portraits en faible lumière. Les avis clients sur Amazon.fr (4,5/5 sur 400+ évaluations) saluent la simplicité d’utilisation et la qualité d’image, avec des commentaires comme « parfait pour débuter en photo » ou « autofocus incroyable pour le vlogging ». Cependant, certains utilisateurs reprochent une prise en main étroite pour les grandes mains et un manque de boutons physiques (pas de joystick AF), obligeant à utiliser l’écran tactile. Sur Photography Blog, le R50 est décrit comme « incroyablement compact et capable », mais critiqué pour son buffer limité et l’absence de stabilisation d’image dans le boîtier (IBIS), bien que les objectifs RF-S incluent une stabilisation optique.
 

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L’ergonomie du R50 est optimisée pour les petites mains, avec une texture mate antidérapante et un grip minimaliste, mais il peut être inconfortable pour les utilisateurs aux mains plus grandes, comme noté par PCMag. L’écran articulé est idéal pour le vlogging et les selfies, et le viseur compact convient aux prises de vue traditionnelles. Les accessoires incluent le kit Content Creator (avec micro stéréo DM-E1D et grip trépied HG-100TBR, environ 1000 €), l’adaptateur EF-EOS R (100 €), et des objectifs comme le RF 50mm f/1.8 STM (200 €) pour des portraits à faible profondeur de champ. Le multi-function shoe permet de connecter des micros avancés (ex. Canon DM-E1D) ou des flashes Speedlite, mais nécessite un adaptateur AD-E1 pour les anciens accessoires.
 
À environ 650-950 €, le R50 offre un rapport qualité-prix compétitif face à des concurrents comme la Fujifilm X-T30 II (900 €) ou la Sony ZV-E10 (750 €). Son autofocus, sa qualité d’image et ses modes automatiques surpassent les smartphones haut de gamme (ex. iPhone 14), mais le manque d’IBIS et de ports casque (sauf sur la variante R50 V) limite son attrait pour les vidéastes avancés. Canon mise sur la simplicité et l’évolutivité de la monture RF, mais le catalogue RF-S restreint peut frustrer les utilisateurs à long terme, contrairement à Fujifilm, qui investit davantage dans l’APS-C. Pour un débutant ou un créateur de contenu, le R50 est un choix ingénieux, compact et abordable, idéal pour la photographie de voyage, les portraits et le vlogging occasionnel.

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26/11/2015

Nikon Coolpix P900 il chasse aussi bien les canaris que les poulets

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L'image est au coeur des prévisions d'achats pour ce Noël 2015 et si vous ne craquez pas pour un écran 4k, un moniteur WQXGA, il y a de fortes chances pour que vos emplettes vous entrainent non pas vers les rayons tablettes ou smartphones mais bien vers le bon vieux rayon photo car au moins de ce coté là, il y a du nouveau et ce nouveau impressionne.

Si le monde des super-zooms a longtemps été réservé aux professionnels la révolution du numérique a changé la donne et les appareils avec un zoom puissant, optique et surtout stabilisé d'abord critiqués par les pros ont su séduire le grand public. Pour bien des utilisateurs le plaisir passe avant la recherche de performances techniques souvent camouflage de préoccupations artistiques ou utilitaire placées au second plan.


Printemps australien

Le Coolpix P900 disponible depuis plusieurs mois a déjà sa clientèle et les retours sont élogieux. Certes, l'appareil est un peu lourd (environ 900g avec carte et batterie) mais il propose un zoom 83x équivalent 24-2000 mm (f/2,8-f/6,5) qui assure des résultats tout à fait spectaculaires (extensible jusqu‘à 166x grâce à la fonction Dynamic Fine Zoom3).

Au menu, on retrouve un capteur bien connu car il s'agit du Cmos BSI de 1/2,3" avec 16 Mpxl, nous ne sommes donc pas dans l'exceptionnel ou dans l'appareil pour spécialiste mais bien dans l'objectif loisir grand public. La finesse de l'image ne sera donc pas équivalente à celle d'appareils pros comme le Nikon D750 (réduction de bruit un peu trop efficace sur le P900) et on constate vite du bruit si on augmente la sensibilité (au delà de 400 iso c'est un peu la loterie et 1600 iso est le maximum qui semble utilisable) mais les défauts des numériques de type bridge des années 90-2000 sont loin.

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En dehors des fonctions traditionnelles, le voyageur sera heureux d'enregistrer des données de position détaillées dans le lieux de prises de vue avec les systèmes GPS, GLONASS et QZSS de navigation globale par satellite, qui suivent votre promenade.
En vidéo, l’appareil autorise l’enregistrement de séquences en Full HD 60p. Son micro possède une fonction zoom, couplée à celle de l’objectif et assiste en partie la limitation des bruits parasites lors de captures en longues focales. Mais on ne peut pas exiger les résultats d'une vraie caméra avec son micro externe.
  La fonction Timelapse est présente, ainsi que des Picture Control, un mode de mise au point manuelle avec focus peaking (aide à la mise au point qui lors de la mise au point manuelle permet de cerner la zone qui sera nette) et des modes scènes dont les mode Lune et Observation oiseaux. Il faut bien quelques plus par rapport à la génération Coolpix précédente (à l'exception de la nouvelle puissance du zoom, on reste un peu sur sa faim).
L’appareil possède également sa connexion WiFi NFC qui permettra de piloter et de récupérer les images de la carte de stockage au moyen l’application Wireless Mobile Utility Nikon.


Nikon Coolpix P900 - 83x  test zoom

Si l'appareil malgré les éloges du constructeurs n'est pas une foudre de guerre coté AF ses performances sont néanmoins très  correctes avec un temps de réponse au déclenchement réduit (environ 0,12 s en grand-angle). Le coté négatif pour le photographe animalier réside plutôt dans le caractère un peu trop bruyant du zoom qui sera cependant plus pénalisant dans les forêts européennes que dans une jungle.

Au niveau des critiques encore si l'écran orientable de 7,5 cm (3 pouces), d‘environ 921 000 pixels (RGBW) profite de la technologie d‘affichage Clear Color et d'un traitement anti-reflet, sa lecture devrait encore être améliorée sous forte luminosité.

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Le Nikon Coolpix P900 est pour environ 550€ un appareil réellement polyvalent, au caractère ludique évident mais de bonne conception. L'évolution du mode rafale est très importante (6 fois plus rapide!) et franchement ce n'est pas un luxe. En mode photo ou vidéo, il ne déçoit pas et seuls quelques passionnés au petit budget pourront regretter l'absence du format raw. On aimerait cependant dans une prochaine version des réglages vitesse/profondeur sur l'écran afin de ne pas décontenancer les débutants et surtout, surtout un allumage plus rapide (il est toutefois réglable d'être en zoom 28mm, 35mm, 50mm, 85mm, 105mm, ou 135mm dès le lancement) . Contrairement à quelques reproches courants considérant un fort zoom comme un outil marketing, nous ne partageons plus cette opinion quand la stabilisation est satisfaisante ce qui est ici le cas lorsque le zoom est bien entendu optique. C'est le modèle que nous recommandons malgré de petites imperfections soulignées.

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 Ce type d'appareil hors l'usage courant d'un touriste, d'un passionné d'architecture, de clichés animaliers, de mode macro ou fan de super lune peut aussi révéler un usage plus citoyen surtout si l'homme n'est plus traité comme tel. En effet, des observateurs se sont inquiétés d'un usage espion de l'appareil. Il est vrai qu'en période de troubles ou de violences, un zoom puissant peut par exemple permettre de surveiller une manifestation, de filmer les perturbateurs, les agressions de journalistes ou les provocations de services de sécurité et à l'occasion dans des pays non démocratiques, des dérapages de forces de l'ordre.

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Parce que chaque contribution compte et que les petites rivières font de grands fleuves, parce que ce n'est pas de notre passé qu'il faut avoir honte mais bien de notre présent, l'information et sa diffusion doivent devenir les réflexes du citoyen alors qu'on le transforme en esclave privé de droits sous prétexte de protection. On nous a enseigné impitoyablement l'importance du devoir de mémoire alors filmons et montrons ces heures les plus sombres de notre histoire. A revoir Z film franco-algérien de 1969 coécrit et réalisé par Costa-Gavras et adaptation cinématographique du roman de Vassilis Vassilikos.

Un smartphone n'est pas toujours suffisant pour montrer ce qui se passe ou filmer en sécurité

L'évolution regrettable de ces derniers mois fait que nous n'avons pas besoin de chercher loin une telle situation. Le totalitarisme, l'état policier sont malheureusement la solution trop facile à la terreur, à la crise politique, économique, sociale pour des régimes dissimulant grossièrement sous l'étiquette Démocratie des systèmes bien différents et prêts à toutes les dérives pour conserver le pouvoir.  

L'image est un témoignage donc une arme en 2015 mais un bon usage de la technique peut aussi en faire un outil contre la propagande et les manipulations.


Caractéristiques :

Général 16.76 Mégapixels. 899g.
Zoom optique 83 X
Ecran 3 pouces LCD
Stabilisation d'image Oui
Fonctions

Priorité à la vitesse d'obturation, Priorité à l'ouverture.

  • GPS
    Receiving frequency: 1575.42 MHz
    Geodetic system: WGS 84
  • GLONASS
    Receiving frequency: 1598.0625 MHz to 1605.3750 MHz
    Geodetic system: WGS 84
Notice 48 pages. Téléchargez la version longue!
Distance focale 4.3-357 mm (angle de vue equivalent à 24-2000 mm en 35mm
Ouverture du diaphragme 2.8
Type de viseur électronique
Connexions HDMI (type D)
Mémoire 1 entrée cartes SD , SDHC , SDXC
Formats supportés JPEG
Vidéo: MOV (Video: H.264/MPEG-4 AVC, Audio: LPCM stereo)
Zoom numérique 166 X
Modèle VNA750E1
Type de batterie Lithium Ion (EN-EL23 environ 360 clichés ou 1h20 vidéo). Adaptateur secteur disponible séparément
Résolution photo/vidéo
  • 16M 4608 x 3456
  • 8M 3264 x 2448
  • 4M 2272 x 1704
  • 2M 1600 x 1200
  • VGA 640 x 480
  • 16:9 12M 4608 x 2592
  • 16:9 2M 1920 x 1080
  • 3:2 14M 4608 x 3072
  • 1:1 12M 3456 x 3456

 

Le déballage

08:10 Publié dans Actualité, Multimédia, Photo | Tags : nikon, coolpix, p900, zoom, test, bridge | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it!